Donne-moi des âmes et prends tout le reste !

31 janvier 2017 : Saint Jean Bosco (Fr. Jean)

 

C’est avec joie que nous fêtons aujourd’hui Saint Jean Melchior Bosco ! Nous connaissons tous à peu près ce qu’a été sa vie ; Né près de Turin dans une famille bien chrétienne, il perd son papa lorsqu’il a deux ans. A 9 ans il fit un songe où la Sainte Vierge lui fit comprendre que c’est par la douceur qu’il amènera les jeunes égarés vers son Fils. Dans sa jeunesse il fut un véritable entraineur auprès des jeunes de son âge et c’est avec une énergie peu ordinaire qu’il réussit à travailler en parallèle de ses études afin de payer ces dernières. A 26 ans il est ordonné prêtre et la même année, pour la fête de l’Immaculée conception, il rencontra le premier jeune, Barthélémy, ce qui fut à l’origine de la grande œuvre d’éducation que le Seigneur lui confia. Après bien des péripéties il s’installe au Valdocco, quartier populaire de Turin. Il mourut le 31 janvier 1888 en laissant 780 salésiens et 320 Filles de Marie Auxiliatrice. Au cours de sa vie il fut à la fois un véritable apôtre des jeunes, particulièrement en les conduisant à l’eucharistie et la confession, il fut aussi le père de 2 communautés religieuses, le conseiller des papes, un défenseur de la foi par ses écrits.

 

Aujourd’hui nous ne rentrerons pas dans les détails de sa vie, mais arrêtons-nous davantage sur les rapprochements que l’on peut faire entre la vie de Don Bosco et celle de notre Père fondateur (le Père Lucien-Marie Dorne) à un siècle d’intervalle.

Tout d’abord donc Bosco est né en 1815, le père en 1914. Ils sont ordonnés exactement à 100 ans d’écart (1841/1941). Il en est de même pour l’installation dans les lieux définitifs qui deviendront pour les deux communautés la maison mère. Pour les Salésiens, elle fut autorisée au Valdocco en 1846 et les premier jeunes vinrent s’installer définitivement à Pâques de la même année ; pour nous elle fut autorisée à Saint-Pierre-de-Colombier, grâce la bénédiction de la statue de Notre Dame des Neiges, le 15 décembre 1946. Les premières sœurs arrivèrent le 30 mai 1947. Le Père écrivit la règle exactement 100 ans après don Bosco en 1955.

Au-delà d’une simple question de date, nous pouvons voir également une similitude d’esprit. Don Bosco s’est donné pour ses jeunes en vue de leur éducation spirituelle. Notre charisme d’Apôtre de l’amour est aussi en vue de l’éducation spirituelle. Don Bosco avait un grand souci des âmes. Sa devise était bien « Da mihi animas et cetera tolle » ; « Donne-moi des âmes et prend tout le reste. » Devise qui impressionna Saint Dominique Savio. Nous savons combien ce souci était celui du Père et de Mère Marie-Augusta. Le Père aimait bien le chant « des milliers d’âmes sont à sauver ». En ces temps où l’on ne veut plus parler du Salut des âmes, il serait bon de relire les lettres que Don Bosco écrivait à ses jeunes ! Il ne craignait pas de leur parler du danger de l’enfer et du sérieux de la vie de l’âme. Comme le Père il encourageait au sacrement de la pénitence. Saint Jean Bosco fut un apôtre infatigable de la confession. Le Seigneur lui envoya de nombreux songes et inspirations particulières sur ce sacrement et son importance. Il disait également « donnez moi un enfant qui communie et se confesse régulièrement et j’en ferai un saint. »

La Sainte Vierge fit comprendre à Don Bosco qu’il devait construire une basilique en son honneur sous le vocable de Notre-Dame Auxiliatrice. Basilique qui devait se trouver sur le lieu même du Valdocco. Ainsi, sans que se soit un lieu ‘d’apparition’, le quartier où se trouve la maison-mère des Salésiens est devenue un lieu de pèlerinage en l’honneur de la Vierge Marie. Comment ne pas être frappé par la similitude avec ce que nous vivons. Le Père, bien avant sa mort avait déjà eu la forte conviction que Dieu voulait un sanctuaire en l’honneur de la Vierge Marie à Saint Pierre de Colombier. Sanctuaire du Cœur Immaculé de Marie, ce Cœur qui est bien celui de l’Auxiliatrice.

Enfin, peu de temps avant sa mort, le Pape Léon XIII lui demanda de gérer la construction, à Rome, d’une basilique en l’honneur du Sacré-Cœur. Ce fut sa dernière mission que Dieu lui demandait. Il le comprit en disant la messe dans cette nouvelle basilique en 1886. Mère Marie-Augusta et la Père étaient très attaché à la dévotion du Sacré-Cœur et cela à une très grande importance dans notre spiritualité, dans notre charisme des Apôtres de l’amour.

Que Don Bosco nous aide en ce jour à être vraiment fidèles à notre charisme. Qu’il veille sur notre mission et notre développement. Une des grandes différences qui sépare le Père de Don Bosco c’est le nombre de religieux à l’heure de leur mort… Prions-les tous les deux afin que de nombreux jeunes n’aient pas peur de se lancer dans la belle aventure des apôtres des derniers temps.

 

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