Me Voici, je viens pour accomplir ta Volonté

Homélie du 2ème dimanche du Temps ordinaire. (Père Bernard)

Bien chers amis, Dimanche dernier, nous fêtions l’Epiphanie. Lundi, nous avons célébré le Baptême du Seigneur. En ce dimanche, nous faisons encore mémoire de ce baptême par Saint Jean-Baptiste.

La première lecture d’Isaïe révèle que Jésus est le Serviteur de Yahvé, qui est la Lumière des Nations et le Sauveur de tous. La solennité de l’Epiphanie révélait que le Salut s’adressait à tous les hommes et pas seulement aux membres du Peuple d’Israël. Réjouissons-nous de faire partie, par le baptême, du Peuple des élus et remercions Jésus d’avoir accompli la Rédemption. Il a vraiment été, dans Sa Passion, ce qui était prophétisé par Isaïe : Il a du prix aux yeux du Seigneur, c’est Dieu le Père qui est Sa force !

Le psaume 39 est une prophétie sur les sentiments du Verbe entrant dans le monde : « Me voici, je viens pour accomplir Ta volonté. Ta Loi me tient aux entrailles. » Ne lisons pas ces paroles d’une manière routinière. Ce n’est pas pour rire que Jésus nous a aimés, disait Sainte Angèle de Foligno. Il n’a rien refusé à Son Père pour nous arracher à l’esclavage de Satan et nous purifier de nos péchés ! Remercions-Le infiniment pour son courage et son grand amour !

Saint Paul, dans la 2e lecture, s’adresse aux Corinthiens, nouveaux convertis. Parmi eux, se trouvent des petites gens, des personnes peu recommandables. Le monde les méprise, mais ils ont cru que Jésus est venu pour tous, donc pour eux. Ils sont invités, malgré leurs misères, à devenir disciples et missionnaires. Jésus les appelle tous à la sainteté, y compris ceux qui sont tombés très bas. Ils ont du prix aux yeux de Dieu ! L’année jubilaire nous a permis de mieux comprendre le grand mystère de l’Amour miséricordieux de Dieu. Ne nous habituons jamais à ce Mystère. Ne soyons pas des baptisés blasés, plats, sans enthousiasme. Soyons ardents et reconnaissants. Dieu n’était pas obligé d’accomplir l’œuvre de notre Salut. Il l’a voulue parce qu’Il nous aime d’un amour passionné ! C’est cet Amour passionné que Saint Paul veut nous révéler. Aimons-Le à notre tour d’un tel amour !

L’Évangile de ce dimanche nous montre Jésus qui vient à Jean Baptiste. Le Précurseur dit à ceux qui l’entourent : « voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Jean veut préparer ses disciples à suivre à présent Jésus. C’est Lui, le Sauveur. Il est plus grand que moi, dit Jean, car avant moi, Il était ! Le Précurseur fait cette confidence: «Je ne le connaissais pas », c’est-à-dire : « je ne l’avais jamais vu ». Mais j’ai vu l’Esprit descendre sur Lui au moment de son baptême. Jean donne cet autre témoignage : le baptême qu’il donnait dans le Jourdain était en vue de la manifestation du Christ au Peuple d’Israël ! Le témoignage de Jean est très fort : j’ai vu et je rends ce témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. Nous savons que l’un des plus fervents disciples de Jean-Baptiste était Jean, le fils de Zébédée, le frère de Jacques le Majeur. Ces paroles, c’est évident, ont été inscrites à jamais en son cœur. Lui aussi, dans son évangile, dira, plusieurs fois, qu’il rend témoignage de ce qu’il a vu : Jésus est le Fils de Dieu ! Notre Foi, comme le Concile Vatican II l’a affirmé dans Dei Verbum a son fondement dans le témoignage des témoins oculaires et des serviteurs de la Parole. Croyons ces témoins, croyons l’évangile et ne nous laissons pas influencer par la crise exégétique et théologique qui n’est pas encore surmontée ! Jésus n’a pas pris conscience de sa divinité au moment de son baptême. Dès le premier moment de l’Incarnation, le psaume 39 et la lettre aux Hébreux le confirment, Il sait qu’Il est le Fils du Père et Il dit à Son Père : « me voici je viens pour faire Ta Volonté ». A la suite des deux Saint Jean, soyons nous aussi des témoins de la Foi de l’Eglise afin de conduire à Jésus de nouveaux disciples.

Saint Rémi, que nous fêtons en ce jour, est un modèle de patience, de persévérance et de confiance. Il a exercé le ministère épiscopal pendant de très nombreuses années. Il est devenu très vieux et il a eu la joie de baptiser Clovis et ses soldats francs ! Saint Rémi a évangélisé celui qui allait, par son baptême, fédérer de nombreux habitants de la Gaule romaine. Les évêques vont lui faire confiance. Sainte Geneviève va lui ouvrir les portes de Paris non pas parce qu’il est un chef militaire d’exception mais parce qu’il est chrétien ! En ce dimanche, pensons à l’identité de la France et prions pour sa conversion. Notre pays s’appelle la France depuis le baptême de Clovis. Désirons ardemment le renouveau de la France et qu’elle soit à nouveau fidèle aux promesses de son baptême ! Prions la Vierge Marie, Reine de France. Puisse le triomphe de Son Cœur Immaculé hâter la conversion de la Fille aînée de l’Eglise.

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