Sans la foi, nos enfants ne seront jamais riches et avec la foi ils ne seront jamais pauvres

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Lundi 16 Janvier : St Marcel et Bx Joseph-Antoine Tovini (Fr. Xavier)

St Marcel    ( 310)

Saint Marcel, romain d’origine, succéda en 308 au pape saint Marcellin.

A la faveur d’une trêve dans la persécution, saint Marcel réorganisa l’Eglise. Il recueillit les corps des martyrs et organisa la ville de Rome en 25 paroisses pour que les chrétiens puissent bénéficier des secours divins.  Il fut confronté à la question des lapsi c’est-à-dire des chrétiens qui avaient renié Jésus lors des persécutions. Il accepta de les réintégrer dans l’Eglise après leur avoir demandé une sévère pénitence.

La trêve dans la persécution fut de courte durée. Saint Marcel qui refuse de sacrifier aux idoles fut arrêté, flagellé durement. L’empereur Maxence ne le condamna point pourtant à la mort ; pour humilier davantage l’Église et les fidèles, il l’astreignit à servir comme esclave dans les écuries impériales.  Après plusieurs mois de détention, les clercs de Rome qui avaient négocié secrètement son rachat avec les officiers subalternes, vinrent le délivrer. Une pieuse chrétienne nommée Lucine, donna asile au Pontife. Sa maison devint une paroisse où les fidèles se réunissaient en secret.

Maxence informé, fit de nouveau arrêter Marcel, et le condamna une seconde fois à servir comme palefrenier dans un haras établi sur l’emplacement même de l’église. Comme il continuait son ministère la nuit, il fut surpris, fouetté cruellement avec les fouets des chevaux et mourut de misère dans un coin. Il fut le dernier des Papes persécutés par le paganisme.

Bienheureux Joseph-Antoine Tovini ( 1897)

Joseph (Guiseppe) Tovini naît en 1841. Dès son enfance il apprend à vénérer la Vierge Marie. Il a recours à elle lors des âpres luttes qu’il affronte pour rester fidèle à l’Évangile dans les événements. Il brille par sa forte personnalité, par sa profonde spiritualité familiale et laïque, et par son engagement pour améliorer la société. Fervent, loyal et actif, il proclame par sa vie le message chrétien, toujours fidèle aux indications de l’Église. Sa préoccupation constante est la défense de la foi, convaincu que « sans la foi, nos enfants ne seront jamais riches, et avec la foi ils ne seront jamais pauvres ». Père de dix enfants, il vit dans un moment délicat de l’histoire italienne et de l’Église elle-même, et il comprend qu’il doit se consacrer aux problèmes sociaux. Il exerce une activité multiforme : avocat, journaliste, politicien. Avec un regard prophétique, il répond avec audace apostolique aux exigences de son temps. Aidé par sa compétence juridique et sa rigueur professionnelle, il promeut et guide de multiples organismes sociaux. Pour aider les gens en difficulté, en cette période d’industrialisation et de crise agraire, il crée une banque, la « Banco Ambrosiano », comme d’autres catholiques en créent à ce moment-là en Italie dans la mouvance de ‘Rerum Novarum’ (1891). L’action en faveur de l’éducation est pour lui prioritaire et parmi ses si nombreuses initiatives, celles pour la défense de l’école et la liberté de l’enseignement occupent une place de choix. En 1893 il fonde la Revue « Scuola italiana moderna ». Il est Président du groupe « Éducation et instruction » de l’œuvre des Congrès pour la formation des instituteurs. (« L’œuvre des Congrès » est alors une sorte d’Action catholique qui intervient dans tous les domaines avec une étonnante efficacité.) Avec les moyens du bord et un grand courage, il se dépense inlassablement pour sauver ce que la société bresciane et italienne a de plus précieux : son patrimoine religieux et moral. Il meurt en 1897, laissant un très vif souvenir chez ses contemporains qui regrettent sa disparition prématurée.  « Ce grand apôtre social sut donner espoir à tous ceux qui étaient sans voix dans la société de son temps. » (Jean -Paul II)

Source : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0439.htm

 

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