Une seule identité : « Je suis chrétien ! »

Samedi 7 janvier 2017 : Saint Lucien d’Antioche (Fr. Joseph)

Nous fêtons Saint Lucien d’Antioche qui a été le saint patron de notre Père.

Il est né en Syrie, de parents chrétiens. Orphelin à 12 ans, il se retire chez un saint personnage appelé Macaire, qui lui apprend à se nourrir des Saintes Ecritures, dans l’étude et la prière.

Il devient prêtre à Antioche et, entreprend de former la jeunesse, dans l’amour de l’Ecriture et la piété. Son école est ouverte à tous.

C’est alors qu’il se lance dans un travail très précieux. Ayant remarqué que les hérétiques, en traduisant les livres sacrés, y avaient glissé beaucoup d’erreurs, il collationne le grec des Septante sur les meilleurs exemplaires, et le revoit sur le texte hébreu, qu’il comprenait parfaitement. Saint Jérôme a reconnu que la traduction de saint Lucien était très précise et lui-même s’en est beaucoup servi.

C’est le temps de la dernière grande persécution contre les chrétiens avant que l’empereur Constantin n’arrive au pouvoir et ne donne la paix aux chrétiens. En attendant, son zèle est connu de l’empereur Maximin qui le fait arrêter.

Cela n’empêche pas Lucien de ramener nombre de fidèles qui avaient sacrifié aux idoles par crainte des tortures ; beaucoup s’étant ressaisis seront fidèles jusqu’au martyre. Son rayonnement est tel qu’il persuade tout le monde par sa parole, certains deviennent chrétiens à la seule vue de sa personne.

Lucien a pu passer neuf ans dans un cachot à Nicomédie. Là, il trouve le moyen d’écrire des lettres aux chrétiens d’Antioche pour les consoler et les affermir ; il compose aussi une savante apologie de la religion, qu’il ose présenter à ses juges.

L’empereur Maximin essaye lui-même de vaincre ses résistances. Après avoir employé en vain les promesses, il a recours à la torture : la roue, le chevalet, le feu, et d’autres encore, les bêtes féroces. Mais Saint Lucien traverse tout avec la force divine. Reconduit en prison, il passe 14 jours souffrant et sans nourriture.

L’Épiphanie approchait, les disciples de saint Lucien avaient un grand désir de participer avec lui au saint sacrifice. Saint Lucien leur promet que cela se fera. Mais il n’avait ni autel ni église ; alors Saint Lucien trouve une solution et dit à ses disciples : « Ma poitrine servira d’autel, et vous qui m’entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. »

Une dernière fois, Lucien est soumis à un interrogatoire. Sa seule réponse est « Je suis chrétien » « Quelle est ta patrie ? – Je suis chrétien ! – Quelle est ta profession ? – Je suis chrétien ! – Qui t’a donné le jour ? – Je suis chrétien ! »

Il meurt peu après, décapité ou égorgé : c’était le 7 janvier, peut-être en l’an 312. Pour empêcher la dévotion des fidèles, son corps est alors attaché à une grosse pierre et jeté à la mer. Mais après quelque jours, il apparaît à l’un de ses disciples et lui dit où il trouverait son corps.

De saint Lucien retenons surtout deux points :

1) L’attachement à l’Ecriture Sainte. Une traduction fidèle est importante pour enseigner la vraie foi. Notre Père avait, comme son saint patron, un grand souci de la fidélité de la traduction de la Sainte Ecriture. Il n’avait pas comme lui la connaissance de l’hébreu et du grec, mais il se référait au latin.

2) La force de la foi dans les épreuves et le soutien apporté aux autres pour demeurer fidèles. En nos temps qui ne manquent pas d’épreuves dans le monde et dans l’Eglise, demandons cette même force pour persévérer et pour encourager, afin que la foi et l’amour triomphent.

En ce 1er samedi du mois de l’année du centenaire de Fatima, la liturgie nous a fait entendre les noces de Cana où Notre-Dame a un rôle déterminant.

 – Le vin manque et la fête du mariage tourne court. Alors Marie intervient et elle obtient de son Fils un vin meilleur. Pour nous, quand tout semble perdu, la Ste Vierge intervient et sa victoire apparaît plus éclatante. Tel sera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie.

 – Nous pouvons même dire qu’il est déjà commencé ! Cela peut paraître insolite. Pour le comprendre regardons le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Le jour de l’annonciation, l’histoire du monde a basculé de façon définitive, car le Fils de Dieu s’est fait homme, et il allait, dans son existence humaine, remporter la victoire définitive et absolue sur le démon. Mais cet événement a été très discret, inconnu du monde. Ainsi en est-il du triomphe du Cœur Immaculé de Marie : il advient dans les âmes de façon très discrète. Mais les oui discrets dont les media ne parlent pas, sont les germes de la victoire totale du bien. Dans la discrétion, la civilisation de l’amour est à l’œuvre.

 – En cette année 2017, nous voulons dire notre confiance absolue en la venue du triomphe du Cœur Immaculé de Marie. La promesse faite à Fatima : « finalement mon Cœur Immaculé triomphera » n’est pas une promesse conditionnelle.

 – Pour hâter ce triomphe, accueillons chacun plus profondément la Ste Vierge dans notre existence personnelle. Avec le pape Saint Jean Paul II qui a été par excellence le pape de Fatima, disons et redisons avec cœur « Totus tuus, Maria », consacrons-nous au Cœur Immaculé de Marie et ayons l’espérance, ne nous décourageons pas, allons de l’avant. Que la prière « Totus tuus, Maria » devienne comme la respiration de nos âmes.

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