Alors notre lumière jaillira comme l’aurore

Dimanche 5 janvier : (5ème dimanche du temps ordinaire) (P. Bernard)

Avant la journée du malade

Bien chers amis et jeunes amis, nous rendons grâce à Dieu pour la jeunesse de notre assemblée en ce 5e dimanche du temps ordinaire. Par le prophète Isaïe, Dieu nous presse d’exercer une charité active envers tous ceux qui sont dans le besoin et qui souffrent. Alors notre lumière jaillira comme l’aurore. Jésus, après avoir proclamé les Béatitudes qui ont été méditées, dimanche dernière, nous appelle à être sel de la terre et lumière du monde. Comment être lumière du monde ? Les apôtres et les saints sont nos modèles. Ils ont témoigné de Jésus Vérité par leur parole et par leur vie. Sainte Agathe, que nous fêtons en ce 5 février, a été lumière pour les hommes de son temps. Cette jeune fille est née à Catane en Sicile au troisième siècle. Très tôt, elle consacra à Jésus sa virginité. Le gouverneur de la région la convoita, à cause de sa beauté, mais il ne parvint pas à la persuader de céder à sa passion. Il chercha par tous les moyens à la faire céder, mais rien n’y fit. Il la livra alors à des bourreaux, qui lui firent endurer de grandes tortures pour la vaincre. Agathe ne renia pas Jésus et fut martyre de la pureté. Son culte se répandit rapidement dans l’Église et elle fut nommée dans le canon romain de la Prière Eucharistique avec sainte Lucie, sainte Agnès et sainte Cécile. Puissent ces saintes vierges martyres nous obtenir la grâce d’être lumière du monde par nos actes en cohérence avec nos paroles !

Comment être sel de la terre ? En demandant à l’Esprit-Saint le don de la sagesse et en la rayonnant. Le sel symbolise la sagesse. Il donne, en effet, du goût aux aliments et il permet leur conservation. Un plat sans sel n’est pas bon au goût ! Pour les Sages, inspirés par l’Esprit Saint, la sagesse s’obtient par l’obéissance aux commandements de Dieu.

Israël, le Peuple de Dieu, a reçu le don de la Loi de Dieu sur le Mont Sinaï. Par ce don, il a été élevé au-dessus de tous les autres peuples de la terre, parce qu’il a été témoin de la Sagesse de Dieu.

La France, quant à elle, est devenue la Fille aînée de l’Église. Dans sa première visite en France, le 1er juin 1980, Saint Jean-Paul II nous a posé une double question : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? Permettez-moi de vous demander : France, fille aînée de L’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’alliance avec la sagesse éternelle ? Votre récollection, bien chers jeunes, vous permet de mieux comprendre la mission de la France. Cette mission, la France ne se l’est pas donnée, elle l’a reçue de Dieu. Les Saints de France ont ardemment désiré se donner pour l’accomplissement de cette Mission. Imitons-les ! La France, aujourd’hui, est bien infidèle à sa mission. On dirait même qu’elle rougit d’être appelée Fille aînée de l’Église. Saint Jean-Paul II a appelé les Nations à raviver leur mémoire pour connaître leur identité. N’ayons pas honte de l’identité de la France et ne rougissons pas de sa mission ! Par les lois que la France apostate a votées – et qui sont gravement en contradiction avec la Loi naturelle dont Dieu est le fondement !-, elle a défiguré l’amour humain, désacralisé la vie humaine et déconstruit la famille. St Jean-Paul II nous a appelés à combattre la déchristianisation et à reformer les consciences. C’est une mission difficile mais pas impossible avec la grâce de Dieu, qui veut la conversion de la France.  N’ayons pas peur, confions-nous plus intensément aux Cœurs de Jésus et de Marie. Soyons enthousiastes pour la belle et grande mission de la France, appelée par Dieu à être éducatrice des peuples du fait de son alliance avec Sa Sagesse. Voulez-vous, bien chers jeunes, participer à cette mission ? Voulez-vous être les collaborateurs de Dieu en vue de la conversion de la France ? Saint Paul, en ce dimanche, vous indique la voie à suivre : celle de l’humilité : «C’est dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je suis arrivé chez vous. Je n’ai rien voulu connaître d’autre que Jésus-Christ ». Ne soyons ni orgueilleux, ni arrogants pour témoigner de Jésus et de l’évangile et imitons le grand apôtre des Nations et les saints de France. N’ayez pas peur d’être des saints, nous répétait souvent Jean-Paul II. N’ayez pas peur d’aller à contre-courant, vous dit aujourd’hui le Pape François. Demain, nous évoquerons la vie de Marthe Robin, qui n’est pas encore béatifiée, mais qui peut être pour chacun de nous un modèle de générosité et de sainteté. Cette petite paysanne de la Galaure dans la Drôme, sera l’une des plus grandes saintes de l’Eglise. Une phrase lui a fait franchir une étape décisive dans sa marche vers la sainteté : tant que l’on n’a pas tout donné, on n’a encore rien donné ! Marthe a alors décidé de tout donner à Jésus. Pendant plus de 50 ans, marquée par les stigmates de Jésus, elle a permis à des centaines de milliers de personnes d’ouvrir leur cœur à Dieu. Grâce à elle, plusieurs ont répondu à la vocation sacerdotale et religieuse. Marthe ne se plaignait jamais et donnait toujours de la joie. Soyons des témoins de la joie de l’évangile et vivons avec enthousiasme et fidélité l’apostolat irrésistible de l’amour comme Mère Marie-Augusta l’a vécu. Dans le Cœur Immaculé de Marie, œuvrons pour le renouveau de la France ! Préparons bien, enfin, la Fête de Notre-Dame de Lourdes, samedi prochain, et prenons le temps d’aller visiter des malades ou des personnes âgées isolées.

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