Auprès du Seigneur j’ai mon refuge…

16 février 2017 : Sainte Julienne de Nicomédie (Fr Xavier)

Aujourd’hui nous fêtons Sainte Julienne de Nicomédie. Elle ne quitta jamais Nicomédie (aujourd’hui Izmit en Turquie) par contre depuis qu’elle a obtenu la palme du martyre, ses reliques ne cesseront de voyager. Des fêtes célèbrent la translation de ses reliques, de Pouzzoles à Cumes, puis à Naples, dans le reste de l’Italie, en Espagne, aux Pays-Bas. Il est vrai que Sainte Julienne n’est pas une sainte ordinaire. Elle a vécu fin IIIème– début IVème siècle. Son père était extrêmement zélé pour le culte des faux dieux. Sa mère n’était ni païenne ni catholique, et elle vivait dans  la débauche sans embrasser aucune religion. Par contre Julienne fut attirée dès son jeune âge par Jésus, elle se fit chrétienne à l’insu de ses parents. En âge de se marier, elle fut recherchée par un jeune noble nommé Evilatius, à qui ses parents la promirent sans la consulter. Ce dernier était farouchement épris de sa beauté. Julienne, pour gagner du temps et trouver un prétexte de rompre son mariage, fit dire à son prétendant qu’elle ne consentirait jamais à l’épouser, avant qu’il eût d’abord obtenu de l’empereur la dignité de préfet de la ville, c’est-à-dire de premier magistrat de la judicature. Cette condition sembla rude à Evilatius. Il était si passionné pour Julienne, qu’il employa tout son crédit et acheta très cher cet office. Ensuite il la fit avertir, l’assurant qu’elle serait mariée à un préfet, comme elle le désirait. Julienne, ne sachant plus comment se défaire de ses poursuites, lui fit savoir qu’elle était chrétienne, et qu’elle n’épouserait jamais un homme d’une autre religion que la sienne. Elle le suppliait d’embrasser la foi de Jésus-Christ, afin qu’ils pussent vivre ensemble dans une sainte union de cœur. Evilatius troublé par ce message avertit le père de Julienne. Celui-ci parla d’abord à sa fille. Mais devant sa détermination il la fit fouetter, mettre en prison et aux fers. La résolution de sa fille était inébranlable aussi il la mit entre les mains de son prétendant.  Et voici que le soi-disant amour d’Evilatius se transforma en haine farouche. Suspendue par des courroies, elle est battue, puis ses flancs brûlés avec des torches et on lui perce les mains avec un fer chaud. Le lendemain, Julienne se retrouva saine et entière. Dans sa prison, Satan lui apparut sous la forme d’un ange qui lui dit de sacrifier aux idoles et que ce serait agréable à Dieu. Elle ne s’y laissa pas prendre. Evilatius décide de la jeter dans une chaudière d’huile bouillante, mais elle n’y trouva que la guérison de ses blessures ! Il lui fait finalement trancher la tête. Nous sommes en 305.

Nous pourrons demander à Sainte Julienne de nous aider à aimer avec la même force Jésus, le bien aimé de nos âmes. Nous la supplions de venir en aide à tous ces jeunes chrétiens qui dans notre néo-paganisme doivent se battre pour garder leur cœur tout à Jésus en menant le combat olympique de la pureté.

Nous pouvons aussi prier Sainte Julienne pour que sur cette terre qu’est la Turquie puisse renaitre le christianisme.

Quelques temps après, Evilatius périra dans un naufrage. Son corps fut rejeté par la mer sur le rivage fut dévoré par les bêtes sauvages. Le psaume 10 peut s’appliquer d’une manière particulière à la vie de Sainte Julienne :

Auprès du Seigneur j’ai mon refuge.

Comment pouvez-vous me dire : Oiseaux, fuyez à la montagne !

Voici que les méchants tendent l’arc :

ils ajustent leur flèche à la corde

pour viser dans l’ombre l’homme au cœur droit.

Quand sont ruinées les fondations, que peut faire le juste ?

Mais le Seigneur, dans son temple saint,

Le Seigneur, dans les cieux où il trône,

garde les yeux ouverts sur le monde.

Il voit, il scrute les hommes ;

le Seigneur a scruté le juste et le méchant :

l’ami de la violence, il le hait.

Il fera pleuvoir ses fléaux sur les méchants,

feu et soufre et vent de tempête ;

c’est la coupe qu’ils auront en partage.

Vraiment, le Seigneur est juste ;

il aime toute justice : les hommes droits le verront face à face.

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