C’est dans le cœur de Jésus que je veux apprendre à souffrir et à aimer

18 février 2017 : Sainte Bernadette (Fr. Jean)

Samedi dernier nous fêtions Notre-Dame de Lourdes ; une semaine après, nous avons la joie de fêter l’humble instrument que la Sainte Vierge a choisie pour transmettre son message : Bernadette Soubirous.

Bernadette naît le 7 janvier 1844 et est baptisée le surlendemain. Dès sa jeunesse elle est confrontée à la souffrance : elle perd son premier frère âgé seulement de deux mois ; les affaires de son Papa vont mal. Alors qu’elle n’a que 6 ans son état de santé est déjà déplorable : elle souffre d’asthme mais aussi de maux d’estomac et de la rate. Lorsqu’elle a 10 ans la famille Soubirous doit déménager et quitter le moulin, c’est un déchirement. De plus, durant l’automne 1855, une épidémie de choléra déferle sur Lourdes. Bernadette en réchappe mais sa santé atteint un nouveau stade de détérioration. Cette fois, l’asthme ne la quittera plus. Elle a seulement 11 ans. Durant l’hiver de l’année suivante, les Soubirous sont dans la misère et doivent se résigner, à contrecœur, à se séparer de Bernadette. Sa marraine la prend chez elle comme petite servante. En 1857, à cause du chômage, les Soubirous s’installent au cachot, sombre pièce de 16m². La même année la gendarmerie débarque au cachot pour emmener son papa dénoncé comme voleur. Il est bientôt innocenté, mais sa réputation demeure touchée. Un des aspects de la vie quotidienne de Bernadette durant toutes ces épreuves est sa vie de prière. Elle ignore tout du catéchisme, mais cela ne l’empêche pas d’être élevée chrétiennement. Elle sait son «Notre Père» et son «Je vous salue Marie». Elle porte toujours sur elle un chapelet.

En 1858 la sainte Vierge lui apparaît, Bernadette à 14 ans.

En 1863, les sœurs de la Charité de Nevers, en mission à l’hospice de Lourdes, l’orientent vers le soin des malades. Pour Bernadette, à leurs côtés, c’est une expérience décisive. Ce qu’elle apprécie, entre autres, chez les sœurs de Nevers, c’est leur discrétion à son égard, en contraste avec d’autres, qui la sollicitent de toutes parts. Elle décide d’y rentrer mais elle tombe gravement malade. Finalement elle commence son postulat en février 1865 et en 1866 elle part pour Nevers. Bernadette a formellement précisé qu’elle venait pour « se cacher ». Elle dira cependant : « C’est le plus grand sacrifice de ma vie ». De 1875 à 1878, la maladie progresse et c’est souffrante que Bernadette prononce ses vœux perpétuels. Le 11 décembre 1878, Bernadette s’alite définitivement, dans sa « chapelle blanche » comme elle appelle le grand lit à rideaux dans lequel elle passe ses longues nuits d’insomnie.

Le 16 avril 1879, Bernadette décède. Treize années durant, Bernadette aura pleinement vécu sa vocation de religieuse. Elle n’est pas arrivé «sainte» à Nevers, mais son amour du Seigneur lui permit de se corriger, de courir, par sa vie religieuse, vers la sainteté.

L’instruction de la cause de béatification de Bernadette va nécessiter l’exhumation du corps. 30 ans après, il sera découvert intact.

En ce centenaire des apparitions de Notre Dame de Fatima, nous remarquons que 59 plus tôt, à Lourdes, la Vierge Marie demanda aussi de faire pénitence pour les pauvres pécheurs et de réciter la prière du chapelet. Sainte Bernadette comprit l’importance de la croix dans cette mission de sauver les pécheurs. Elle fit ces prières : « O Jésus et Marie, faites enfin que toute ma consolation en ce monde soit de vous aimer et de souffrir pour les pécheurs » « O Jésus gardez moi sous l’étendard de la croix, que je sois moi même cette crucifiée vivante transformée en vous.» Elle comprit aussi l’importance du martyre du cœur : « C’est bien douloureux de ne pouvoir respirer [rappelons-nous qu’elle souffre d’un très fort asthme] mais c’est bien plus pénible d’être torturé par des peines intérieures. C’est terrible.» Toute son offrande est vécue en grande union avec Jésus et c’est bien cette union qui lui donne la force d’avancer : « C’est dans le cœur de Jésus que je veux apprendre à souffrir et à aimer ; O Jésus, je ne sens plus ma croix quand je pense à la vôtre, mon Jésus je souffre et je vous aime. »

Que Sainte Bernadette augmente notre désir de participer au salut des âmes pour répondre aux appels incessants de la Sainte Vierge. Que nous nous déterminions dans une nouvelle générosité afin de hâter le triomphe du Cœur Immaculée de Marie.

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