Faire du bien à tous, à n’importe qui

25 février 2017 : Bse Maria-Ludovica de Angelis  (1880-1962) (Frère Xavier)

Nous terminons cette retraite sur la miséricorde par un bel exemple de vie voué aux œuvres de Miséricorde.

Antonina (Antoinette) de Angelis naît en 1880 en Italie dans les Abruzzes. Elle est une enfant gaie et généreuse. Elle aide son père aux travaux des champs, ce qui ne favorise pas une fréquentation régulière de l’école. Malgré cela, elle se débrouille pour apprendre à lire et à écrire, et pour savoir son catéchisme qu’elle enseigne ensuite aux autres. Elle entre en 1904 chez les “Filles de N.-D. de la Miséricorde” fondées en 1837 par sainte Marie-Joséphine Rossello pour l’éducation des jeunes filles. Elle reçoit le nom de Sœur Maria-Ludovica (Marie-Louise). En 1907, c’est le départ pour l’Argentine où, à l’époque émigrent beaucoup d’italiens.

Arrivée à Buenos Aires, elle fut affectée à l’hôpital des enfants, qu’elle adopta comme sa famille. Elle y occupa tout d’abord la fonction de cuisinière; puis, elle devint l’administratrice et enfin, responsable de la communauté. Elle réussit à faire en sorte que le personnel de l’hôpital se transforme progressivement en une grande famille unie par un seul but : le bien des enfants. Sereine, active, décidée, courageuse dans les initiatives, forte dans les épreuves et dans la maladie, son inséparable chapelet entre les mains, le regard et le cœur tournés vers Dieu, toujours souriante, Sœur Ludovica devint à son insu, par sa bonté sans limite, un inlassable instrument de miséricorde.

Sœur Ludovica ne possédait pas une grande culture, toutefois, elle arriva à réaliser de grandes choses sous les yeux émerveillés de ceux qui l’entouraient. Elle ne formulait pas de programmes ou de stratégies, mais elle se donnait de toute son âme. Son seul programme était une phrase qui revenait sans cesse : « Faire du bien à tous, à n’importe qui« . C’est ainsi qu’elle agira pendant 54 ans à la tête de son hôpital. Débordante d’activité, elle a toujours le chapelet à la main, “faisant de sa vie un dialogue permanent avec le Seigneur” (Jean-Paul II). Elle met à profit les insomnies dont elle souffre pour coudre des ornements liturgiques ou faire le tour de ses petits protégés. Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans.

Au début de 1962 se déclare une tumeur à l’abdomen ; elle accepte cela en toute sérénité, répétant souvent : « Dieu le veut. Il sait ce qu’il fait ! Que sa volonté soit faite ! » Elle meurt le 25 février de la même année entourée de l’affection des enfants et de la reconnaissance de la population. Son hôpital va s’appeler : “Hôpital de la Supérieure Ludovica”.

Jean-Paul II lors de sa béatification en 2004 la caractérise ainsi : « Dans sa physionomie se distinguent son cœur de mère, ses qualités de guide, et le courage qui est le propre des saints. »

Sources :

http://nouvl.evangelisation.free.fr/maria_luisa_de_angelis.htm

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20041003_de-angelis_fr.html

 

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