Fête de la dédicace de la cathédrale du diocèse !

Lundi 27 février 2017 : dédicace de la cathédrale de Viviers & Saint Gabriel de l’Addolorata (Fr. Jean-Régis)

 

1 – Dédicace de la cathédrale de Viviers (1 P 2, 4-9 – Jn 2, 13-22)

Chaque année, la liturgie nous donne de fêter trois dédicaces : la dédicace de l’église du lieu où nous sommes, la dédicace de la cathédrale du diocèse et enfin la dédicace du Latran, cathédrale du Pape. Aujourd’hui, nous fêtons donc la dédicace de la cathédrale de Viviers. Le mot cathédrale vient du mot cathèdre, le siège ou le trône d’où l’évêque enseigne aux fidèles la vraie doctrine, à l’image de Jésus, qui dans l’évangile, assis dans la barque ou sur la montagne, enseigne et révèle les secrets d’Amour de son Père. A la suite des Apôtres, la mission des évêques est triple : ils doivent enseigner, sanctifier et gouverner la portion du peuple de Dieu qui leur est confiée. Cette fête est donc pour nous l’occasion de prier plus particulièrement pour tous nos évêques et spécialement pour Mgr Balsa en le confiant à l’intercession de tous les saints du diocèse. Cette fête est aussi l’occasion de méditer sur le mystère de l’Eglise. L’église-édifice est le signe concret de l’Église-communauté, formée par les « pierres vivantes » que sont les croyants, image si chère aux saints Apôtres Pierre et Paul. Saint Pierre, dans la première lecture, souligne que la « pierre angulaire » de ce temple spirituel est le Christ et que, étroitement rassemblés autour de Lui, nous sommes nous aussi appelés à participer à l’édification de ce temple. Si c’est donc Dieu qui prend l’initiative d’habiter parmi les hommes, et qu’Il est toujours l’artisan principal de ce projet, il est également vrai qu’Il ne veut pas le réaliser sans notre active collaboration. C’est pourquoi chacun doit s’engager à édifier « la demeure de Dieu avec les hommes ». Personne n’est exclu ; chacun peut et doit contribuer à faire en sorte que cette maison de la communion soit plus spacieuse et plus belle. Mus par le baptême et à travers la foi, toutes les pierres vivantes que sont les baptisés doivent donc être comme les pierres prises dans les montagnes pour la construction ; par la prière, par les sacrements, nous devons être taillés, façonnés, sculptés et polis ; mais pour que toutes ces pierres s’élèvent en un temple saint, harmonieux, il faut que toutes ces pierres soient cimentées par la charité de l’Esprit, la charité qui « ne passera jamais ». Le temps du carême qui va débuter ce mercredi sera un temps propice pour se laisser sculpter, tailler et polir par le Seigneur lui-même. Le carême nous invite à fixer les yeux sur Jésus et à entrer dans le combat de Dieu. Jésus, pierre angulaire sans qui tout l’édifice ne tiendrait pas, est la pierre rejetée par les bâtisseurs, une pierre sur laquelle on bute, un rocher qui fait tomber. Le temps du carême est ce temps propice pour ne pas rejeter mais accueillir Jésus dans notre vie par la prière, la conversion et les bonnes œuvres pour construire avec Lui cet édifice spirituel qu’est l’Eglise. Parmi toutes les pierres qui forment la Jérusalem céleste, la plus resplendissante et la plus précieuse, car de toutes, la plus proche du Christ pierre angulaire, est assurément la Très Sainte Vierge Marie. Par son intercession, prions afin que ce temps de carême soit pour toute l’Église un temps d’édification spirituelle et qu’arrive ainsi bientôt la venue du Royaume de Dieu, la Jérusalem nouvelle.

2 – Saint Gabriel de l’Addolorata, Passionniste (1838-1862)

En ce 27 février, nous fêtons aussi Saint Gabriel de l’Addolorata !

François Possenti naquit à Assise en 1838, onzième enfant sur treize. Son père était gouverneur des États pontificaux. En famille, il récitait le chapelet tous les soirs. À cinq ou six ans, il a la douleur de perdre sa mère.

Très doué à tous les points de vue et d’un caractère très heureux, il mettait naturellement à l’aise et on aimait à se trouver à ses côtés. Entré au collège des Jésuites, il se fait bientôt remarquer par son intelligence et son bon cœur. Il eut bientôt des amis à qui il restera fidèle. Dès lors, il s’habitue à l’élégance et aux beaux habits : il était coquet comme on peut l’être à 16 ans. Comme les jeunes de son époque, il lit des romans, va au théâtre et même au bal. Ses amis le surnomment le danseur. À 17 ans, il se choisit une fiancée. Celle-ci assistera plus tard à sa béatification et sa canonisation.

François sentait bien dans son cœur, malgré tout, que le monde n’était pas pour lui et que Dieu l’appelait à son service. Une première fois, atteint d’une grave maladie, il fait la promesse d’entrer en religion s’il recouvre la santé. Dieu exauça son vœu, mais à peine guéri, François oublia sa promesse. Une seconde fois, au cours d’une maladie, François renouvelle sa promesse de se consacrer à Dieu, mais retourne à nouveau à ses distractions. Enfin, une troisième fois, Dieu lui manifeste sa volonté en deux occasions. Il fait d’abord une chute lors d’une partie de chasse, le fusil part mais il en est quitte pour une grosse frayeur et une égratignure en plein front : il a vu la mort de près. Quelques temps plus tard, c’est au tour de sœur aînée, qui avait remplacé sa mère, de mourir subitement du choléra. François en est profondément touché mais ne décide pas encore de tenir sa promesse. Le 22 août 1854, au cours d’une procession de la Sainte Vierge, François, au moment précis où la sainte image passait près de lui, entendit distinctement ces paroles : « François, le monde n’est plus pour toi, il faut entrer en religion. » François décide enfin de se consacrer à Dieu.

Il entra donc à l’âge de 18 ans chez les Passionnistes. La prière et la prédication de la Passion de Jésus-Christ sont les deux grands pôles du charisme passioniste. Il y reçut le nom de Frère Gabriel de l’Addolorata (c’est-à-dire « de Notre-Dame des Sept-Douleurs »). Il fut toujours un frère pieux et dévoué, empressé à rendre service. Son amour de l’oraison, l’observation de la Règle et son ardent amour pour Jésus et pour la Mère des Douleurs le mènent à une grande perfection. L’une de ses plus chères dévotions était sa coutume d’offrir chaque jour à la bonne Mère un bouquet de petites mortifications, qu’il multipliait de façon étonnante. La Sainte Vierge était le sujet le plus ordinaire de ses conversations. Il avait toujours quelque chose de nouveau à dire de Sa tendre Mère, et il faisait l’édification de tous ceux qui l’écoutaient. Ses lettres n’étaient qu’une longue louange de sa bonne Mère, qu’il désirait tant voir aimée et honorée des siens. Sans cesse, il leur recommandait la lecture du livre de saint Alphonse de Liguori intitulé « Les gloires de Marie ». Il voulait s’engager par vœu particulier à étendre le règne de Marie.

Mais atteint de la phtisie, il doit s’aliter. Et le 27 février 1862, après seulement 6 ans de vie religieuse, il meurt à l’âge de 24 ans, alors qu’il se préparait à recevoir les ordres. Il est l’un des patrons de la jeunesse.

 

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