La France est gravement malade parce qu’infidèle aux promesses de son baptême !

Homélie du dimanche 12 février 2017 (WE Foyers St Pierre). (P. Bernard)

Bien chers amis, le thème de la récollection de Foyers est d’une brûlante actualité : l’identité et la mission de la France. Nous devons, tous, intensifier nos prières pour la conversion de la France, gravement malade, parce que, depuis de nombreuses années, elle multiplie les infidélités aux promesses de son baptême. L’évangile de ce dimanche rappelle les fondamentaux dont la Fille aînée de l’Eglise se doit de témoigner : les valeurs non négociables = les commandements de Dieu. Jésus nous redit qu’Il n’a pas aboli la Loi mais l’a accomplie. Ben Sirac le Sage, quant à lui, proclamait : « si tu le veux, tu peux observer les commandements ». En ce temps de grandes confusions, la Parole de Dieu rappelle que tout homme peut, avec la grâce de Dieu, observer les 10 commandements : s’il le veut, il le peut ! Le psaume 118 révèle que la Loi de Dieu n’est pas un fardeau, qui écrase l’homme, mais un don de Dieu en vue de son vrai bonheur : heureux les hommes qui marchent selon la Loi de Dieu ! Tous les Saints ont accueilli avec joie cette Parole de Dieu et ont pris résolument le chemin de la sainteté, qui passe nécessairement par l’obéissance confiante et aimante à la Loi de Dieu. Le Cardinal Muller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, vient de rappeler l’enseignement de Jean-Paul II sur la morale dans son Encyclique Veritatis Splendor. Il existe des actes intrinsèquement mauvais que l’on n’a jamais le droit d’accomplir, quelles que soient les circonstances. Ne nous laissons pas égarer par la grave crise spirituelle et morale de notre temps. Nous ne serons pas des pharisiens orgueilleux et rigides en rappelant la Loi de Dieu, mais tout simplement des disciples fidèles de Jésus qui, selon Jean-Paul II, est un ami exigeant. Notre-Seigneur dit en ce dimanche avec énergie aux disciples : «Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez  pas dans le royaume des cieux ! » Prenons très au sérieux cet avertissement de Jésus. Il s’agit, en effet, de notre vie éternelle ! Jésus n’a pas reproché aux pharisiens de rappeler la Loi de Dieu, mais d’être des hypocrites, qui, extérieurement, faisaient croire qu’ils étaient des parfaits, des saints mais qui, de fait, n’accomplissaient pas la Loi de Dieu. Jésus  donne à ses disciples des exemples concrets pour leur révéler ce que doit être leur justice, qui doit surpasser celle des scribes et des pharisiens. Moïse a commandé de ne pas commettre de meurtre, d’adultère et de ne pas faire de faux serments. Jésus confirme ce qu’a demandé Moïse, mais Il exige davantage : ne pas maudire son frère, ne pas convoiter une femme, ne pas être faux, c’est-à-dire : oui et non, mais toujours vrais : oui, oui ; non, non ! Au sujet du divorce, Jésus est allé à contre-courant de la manière d’agir des pharisiens, qui permettaient aux époux de renvoyer leur épouse : si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Jésus aura une nouvelle controverse avec ses adversaires sur cette question. L’adultère est fermement condamné par le 6e commandement de Dieu. Il est un péché intrinsèquement mauvais qui empêche de recevoir le sacrement de l’Eucharistie tant que l’on ne l’a pas accusé en confession et que l’on n’a pas pris la ferme résolution de ne plus être adultère. Merci au Cardinal Muller d’avoir courageusement rappelé l’évangile et l’enseignement moral de l’Eglise que personne ne peut contester. En ce temps de dictature du relativisme, il n’est pas facile d’aller à contre-courant. Notre Pape François nous a appelés à ne pas avoir peur d’aller à contre-courant et d’être fiers de le faire. Alors, imitons Jésus, soyons fidèles à l’évangile et rappelons l’importance de la Loi de Dieu accomplie par Jésus. L’Eglise, dans la nouvelle évangélisation, doit rappeler sans ambiguïté que le chrétien doit être cohérent dans sa vie de famille, de travail, de loisir. Dieu, par la première Alliance du Sinaï, est devenu l’Epoux d’Israël. En retour de cette Alliance gratuite, Dieu exigeait l’engagement des membres du Peuple d’obéir à ses commandements. Josué, avant d’entrer dans la Terre promise, a rappelé au Peuple la voie de la vie ou de la mort. Le Peuple, unanimement, s’est engagé à choisir la voie de la vie : l’observation des commandements. Que d’infidélités suivront ! Dieu, cependant, ne s’est jamais fatigué de pardonner ! Jésus, vrai Dieu et vrai homme, a accompli parfaitement la Loi. Mais les fils et filles d’Adam et Eve font l’expérience d’être des pécheurs. Sans Jésus, nul ne peut observer à la perfection tous les commandements. Devons-nous nous décourager ? Non, bien sûr ! Par la Rédemption et le don de la Grâce de Dieu, nous pouvons nous décider pour la sainteté. Voilà la bonne nouvelle que nous devons transmettre avec conviction. Ne nous laissons pas égarer par les graves erreurs de Luther. La semaine prochaine, nous aurons un Forum très important à Sens qui nous aidera à mieux comprendre la gravité de la révolte de Luther contre Rome et contre la Tradition. L’Eglise, aujourd’hui comme hier, doit rappeler que le Mal existe, que l’Enfer existe, que le péché mortel existe et, bien sûr, que la Miséricorde de Dieu est plus grande que nos péchés. Mais il faut le dire avec énergie : on ne peut pas être en état de grâce et en état de péché mortel. La crise spirituelle et morale de notre temps est entrée dans l’Eglise : le légal n’est pas toujours le moral. Soyons déterminés pour témoigner avec courage des valeurs non négociables que sont la famille, le caractère sacré de la vie, la dignité de toute personne humaine, la vérité, la justice, la liberté et l’amour. Confions à Notre-Dame des Neiges la mission de l’Eglise et prions avec patience, persévérance et confiance pour la conversion de la France.

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