Serviteurs de la Vierge Marie

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Vendredi 17 février 2017 : Les 7 fondateurs des Servites de Marie (Fr. Joseph)

Les 7 fondateurs de l’Ordre des Servites ou Serviteurs de la bienheureuse Vierge Marie, brillent avant tout dans l’Eglise par leur pénétration des douleurs de la Vierge Marie. Ils brillent aussi par leur grande unité et leur amour fraternel, ce qui doit être l’un des éléments fondamentaux et conquérant de la vie religieuse.

Même si nous ne parlerons pas de chacun d’eux, il est bon de citer leurs noms : ce sont Bonfils, Buonagiunta, Manetto, Amédée, Uguccione, Sostène et Alexis.

Ce sont 7 nobles de la ville de Florence en Italie. Nous sommes en l’an 1233, le jour de l’Assomption de Notre Dame. Tous les 7 prient avec ferveur lorsque la Mère de Dieu apparaît à chacun d’eux, les exhortant à embrasser un genre de vie plus saint et plus parfait. Ils en parlent d’abord avec l’évêque de Florence, et, très vite, laissent leur noblesse et leurs richesses. Ils prennent pour vêtements des habits vils et usés, sous lesquels chacun porte un cilice.

Le 8 septembre suivant, en la fête de la nativité de Notre Dame, ils s’établissent dans une humble retraite en dehors de la ville.

Peu après, tous les sept traversent Florence en y mendiant de porte en porte, et voilà que soudain des enfants se mettent à les acclamer en les appelant « Serviteurs de la Bienheureuse Vierge Marie » C’est le nom qu’ils vont désormais porter. Parmi ces enfants, il y en a un qui est âgé de cinq mois à peine. Il s’appelle Philippe Benizi, il deviendra lui-même ministre général de l’ordre et aura un rôle très important pour obtenir de Rome son approbation définitive.

Bientôt les sept compagnons devenus Serviteurs de la bienheureuse vierge Marie se retirent dans la solitude sur un mot appelé mont Senario. Ils habitent dans des grottes, s’adonne à la prière et à la mortification. La passion du Christ et les douleurs de sa Sainte Mère sont l’objet de leurs continuelles méditations.

Un jour de Vendredi saint qu’ils vivaient dans une grande ferveur, la Vierge Marie leur apparaît à tous une seconde fois, leur montre l’habit de deuil qu’ils devaient revêtir, et leur dit son désir de les voir fonder un nouvel Ordre religieux, dont la mission serait de pratiquer et de promouvoir sans cesse le culte des douleurs endurées par elle au pied de la croix de Notre Seigneur.

Ils accueillirent donc des compagnons, se mirent à parcourir l’Italie, prêchant partout le Christ crucifié et les douleurs de sa Mère. Ils apaisaient les discordes civiles, et ramenaient à Dieu un grand nombre d’âmes.

Puis ils étendent leur mission en France, en Allemagne et en Pologne. Au soir de leur vie, lorsque Dieu les rappela là Lui à des moments divers, c’est un seul tombeau qui reçut leurs corps. Le peuple les vénéra dans une unique prière, des miracles furent obtenus à leur intercession commune.

Les papes Clément XI et Benoît XIII ont confirmé le culte indivis qui leur était rendu. Et c’est le pape Léon XIII qui les a canonisés en 1888

            Parmi eux, Alexis est le seul à ne pas avoir été ordonné prêtre. Il ne s’estimait pas digne de cette charge, et préférant se donner aux basses besognes, allant mendier la subsistance de ses frères. C’est lui aqui a vécu le plus longtemps, jusqu’à l’âge de 110 ans.

C’était le temps où saint François d’Assise rendre un fort témoignage à la Passion de Notre Seigneur. A cette même époque, la mission des servites fut d’aider les cœurs à pénétrer aussi la compassion de sa Sainte Mère.

Un petit mot sur la reconnaissance de l’ordre. Il fut approuvé par Rome en 1249. Mais 25 ans pus tard, en 1274, l’ordre fut suspendu en raison de la décision prise d’interdire la création de nouveaux ordres mendiants et la suppression de l’Ordre fut confirmée par le pape Innocent V en 1276. Mais Philippe Benizi, ce petit enfant de 5 mois qui avait acclamé les 7 fondateurs était ministre général de l’ordre. Il plaida brillamment sa cause à Rome, et l’ordre fut rétabli 3 ans plus tard par le pape Jean XXI en 1277 et définitivement approuvé en 1304.

 

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