La foi est encore plus en danger aujourd’hui qu’au temps de l’arianisme

Mercredi 29 mars 2017 : Sts Armogaste, Saturus, Archimine (Fr. Joseph)

Ils souffrent à cause de la foi en Jésus Fils de Dieu, et sont persécutés par des ariens en Afrique (✝ 461). Leurs persécuteurs ont veillé à les priver de la gloire du martyr, mais l’Eglise les a quand même honorés come martyrs.

Genséric, roi des Vandales rentrait d’une expédition durant laquelle il avait pillé la ville de Rome. Des évêques ariens le persuadent de promulguer un édit selon lequel seuls les ariens, à l’exclusion des catholiques, pouvaient avoir une charge dans le palais.

Armogaste était alors, selon les sources, comte ou évêque. Il est arrêté, lié par de fortes cordes, mais qui ne font aucune marque dans sa chair. On le lie alors avec des cordes plus fortes encore en crin de cheval, mais cela ne lui fait toujours rien. Il les brise aussi facilement qu’une toile d’araignée. On le pend alors par un pied, la tête en bas, mais cela ne semble pas l’incommoder. Alors, un fils de roi appelé Théodoric veut le faire décapiter. Mais un prêtre arien lui suggère de le soumettre à un traitement dur qui le conduirait discrètement à une mort lente sans que cela paraisse, afin d’éviter qu’il ne soit considéré comme un martyr. Armogaste est donc envoyé pour travailler dans les mines. Puis, afin de l’humilier on l’utilise comme bouvier, près de Carthage, au vu de tous.

Divinement averti que sa mort approchait, il en parle à un catholique, nommé Félix, qui était intendant dans la maison du roi et lui fait promettre, qu’après sa mort, il l’enterrera au pied d’un chêne qu’il lui indique. Félix résiste, car il avait Armogaste en grande estime et aurait voulu pour lui une sépulture à une place d’honneur dans une église. Après la mort d’Armogaste, Félix tente d’accomplir sa promesse, mais il a beaucoup de mal car le sol près du chêne est très dur et les racines très entremêlées. Mais finalement il réussit et trouve un tombeau de marbre tel, dit la chronique, qu’un roi n’en n’eût jamais de pareil.

Archimine et Saturus étaient tous deux intendants dans la maison d’Hunéric, du fils aîné de Genséric, appelé à lui succéder.

Pour faire fléchir Archimine, Hunéric use d’abord de promesses, mais sans effet. Alors Hunéric le condamne à la décapitation, mais avec la consigne suivante. Si Archimine semble avoir peur, le décapiter tout de suite ; s’il se montre inébranlable, ne rien lui faire, ceci afin que dans un cas comme dans l’autre, il n’aie pas la gloire du martyre. Archimine se montrant très ferme, il n’est pas tué.

Quant à Saturus il se distinguait par la grande liberté avec laquelle il s’opposait à l’arianisme et défendant la foi catholique. Il est dénoncé par un diacre arien. On utilise pour le faire fléchir promesses et menaces. Devant sa ténacité, on lui enlève sa maison, ses biens, ses serviteurs et même sa femme qui, devant lui est mariée à un conducteur de chameaux. Il est alors condamné. Sa femme vient alors avec leurs enfants et se montre très suppliante pour qu’il accepte l’arianisme. Cela est dur pour Saturus, mais il tient bon. On le dépouille alors de tout, on le chasse et il a interdiction de paraître en public. Il va donc finir sa vie loin des hommes.

L’arianisme est un grand mal : il ruine toute la foi chrétienne qui devient insipide. Mais l’arianisme n’est pas mort.

Ceux qui relativisent les paroles de Jésus et veulent les considérer en les situant dans le contexte culturel de l’époque de Jésus, nient dans les fait que Jésus soit le Verbe éternel par lequel nous avons la plénitude de la Révélation.

La foi est encore plus en danger aujourd’hui qu’au temps de l’arianisme ou pourtant la quasi-totalité des évêques a été touchée par l’hérésie.

C’est pourquoi il faut combattre avec courage et détermination. Que la fermeté des saints Armogaste, Archimine et Saturus nous fasse aller de l’avant dans le combat de la foi qui est aussi le combat pour le salut des âmes.

P Bernard insiste avec raison pour que nous soyons plus déterminés dans le combat. La détermination ne réside pas en des paroles. Elle est décision, devant Jésus, de mener le combat de la prière, le combat du silence, le combat de la chasteté dans le détachement des personnes et des missions, le combat de l’obéissance, le combat du service discret, le combat du sourire dans les difficultés petites et grandes. Cette décision pour être efficace, doit se reprendre souvent, et même plusieurs fois par jour.

Humblement, courageusement, répondons aux appels de Jésus et aux appels de Notre Dame à La Salette, à don Gobbi, à Akita, à Fatima, car les temps sont graves.

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