La Vérité s’impose par la force de la vérité !

Homélie du 3e dimanche de carême 19 mars 2017. Année A.

Bien chers amis, la semaine dernière, l’Eglise nous invitait à nous émerveiller devant la Foi d’Abraham. En ce dimanche, émerveillons-nous devant celle de Moïse qui, après avoir fait sortir d’Egypte le Peuple de Dieu et lui avoir fait traverser miraculeusement la Mer Rouge, a entendu pendant 40 années les récriminations des fils d’Israël. Quelle patience a-t-il exercé ? Il a supplié Dieu de ne pas châtier durement son Peuple désobéissant. Dieu a écouté la prière de Moïse en faisant miséricorde à son Peuple apostat ! A Massa et Mériba, comme nous l’avons entendu dans la 1ère lecture, Dieu exauce, une nouvelle fois, la prière de Moïse : il fait jaillir une source d’eau d’un rocher dans le désert. Cette eau du rocher annonce une autre eau : celle dont parle Jésus à la Samaritaine : l’eau qui donne la vie éternelle ! La première lecture de ce dimanche révèle aussi une autre image importante : le rocher, qui symbolise la fermeté de la Foi. Pour Saint Paul, Jésus est le Rocher de notre espérance. Soyons fiers de notre Foi et de notre espérance, fondées sur le Rocher qu’est Jésus, Notre-Seigneur et Notre Dieu !

Savons-nous nous émerveiller devant la déclaration inouïe de Saint Paul dans la deuxième lecture : notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu ? Nous ne sommes que de pauvres humains et nous avons l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu ! Une telle espérance est-elle réaliste ? N’est-elle pas une utopie ? St Paul affirme avec conviction : la preuve que Dieu nous aime c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs !

Saint Jean a décrit, dans l’évangile de ce dimanche, la rencontre inoubliable entre Jésus et la Samaritaine. Cette femme vivait avec son cinquième homme ! Jésus n’a pas eu peur de la rencontrer. Il n’a pas commencé par lui faire une leçon de morale, mais Il lui a demandé à boire. Peu à peu, Il s’est révélé à elle sans trahir la vérité. La Samaritaine reconnaît qu’elle vit avec son cinquième homme et elle a confiance en Jésus qui vient de lui dire : il n’est pas ton mari ! Elle sait que Jésus est un prophète et elle va parler de Lui dans sa ville de Samarie. Grâce à elle, beaucoup de Samaritains crurent en Jésus ! Puisse cet évangile nous donner confiance ! La nouvelle évangélisation n’est pas une mission impossible ! Imitons Jésus et n’ayons pas d’entrer en relation avec tous, comme notre Pape François nous le demande. Mais la Vérité, comme l’a si souvent rappelé Benoît XVI, doit être respectée. La Miséricorde sans la Vérité n’est pas la Miséricorde de Jésus, elle est, au contraire, une grave défiguration de la vraie Miséricorde. La Vérité, disait Benoît XVI à la suite de St Jean-Paul II, s’impose par la force de la Vérité. La Vérité, disait aussi Mère Marie Augusta, s’impose aussi par la douceur de l’Amour. Seul, l’apostolat de l’amour est irrésistible. C’est cet apostolat qu’a exercé Jésus et que l’Eglise doit aujourd’hui exercer. Saint François de Sales est notre modèle. Il n’a jamais été infidèle à la Vérité et il s’est toujours efforcé de transmettre la Vérité dans la douceur de l’Amour. Prions Notre-Dame des Neiges de nous inspirer et de nous guider afin que nous soyons des témoins de la Vérité et de l’Amour, des apôtres de Jésus et de son Eglise.

Nous n’oublions pas que ce 3e dimanche de carême se vit un 19 mars, jour de Fête de Saint Joseph. La solennité liturgique se vivra demain, mais nous pouvons, en ce dimanche, contempler avec émerveillement la figure de ce très grand Saint. Il est le Fils de David, mais Fils de David tellement humble qu’il avait été oublié par le grand-prêtre qui avait fait convoquer au Temple de Jérusalem tous les descendants de David pour que Dieu indique quel devait être l’époux de la Vierge Marie. Les traditions disent qu’aucun des fils de David n’avait été choisi par Dieu. On fit alors des recherches pour savoir si l’on n’avait pas oublié un descendant de David. L’oublié était Joseph, qui avait choisi, selon la Bse Anne-Catherine Emmerich, de se mettre au service d’un très pauvre charpentier. Il voulait vivre une vie cachée, dans l’humilité, la pauvreté et le service généreux. Joseph a été contraint de se rendre au Temple de Jérusalem. Il lui fut donné un bois sec. Ce bois fleurit. C’est cette branche fleurie que porte Saint Joseph dans ses statues ou ses icônes ! Le mariage avec la Vierge Marie, n’était vraiment pas dans le projet humain de Saint Joseph. Il a accepté ce mariage pour obéir à la Volonté de Dieu. Les épreuves ne lui seront pas épargnées, mais, peu à peu, la Volonté de Dieu s’éclairera. Le mariage que Dieu voulait était un mariage virginal. Saint Joseph devait tenir la place de Dieu le Père auprès de Jésus, Son Fils unique. Aucun autre Saint dans l’histoire de l’Eglise n’a eu ce privilège. Saint Joseph devait être aussi le chaste époux de la Vierge Marie. Il devait être le rocher sur lequel elle pouvait s’appuyer. Saint Joseph a vécu sa mission à la perfection. Grâce à lui, la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus ont été protégés. Il a toujours répondu immédiatement aux demandes du Ciel qui lui furent signifiées par un ange. Admirons Saint Joseph, que Saint Matthieu appelle « l’homme juste ». Puissent les pères de famille ici présents le choisir comme modèle. Puissent aussi les épouses l’aimer comme la Vierge Marie, son épouse, l’a aimé !

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