Ne vous laissez pas tromper par la nouveauté…

21 mars 2017 : Saint Nicolas de Flue[1] (Fr. Jean)

Saint Nicolas de Flue, saint patron de la Suisse, naquit le 21 mars 1417, il y a donc 600 ans aujourd’hui. Il fut élevé chrétiennement et vécu une jeunesse sanctifiée où il s’appliquait déjà des pénitences sévères. La Providence le conduisit d’abord à se marier. Ils eurent cinq garçons et cinq filles qu’il éleva parfaitement : « Il a élevé des enfants semblables à lui par leur vie, leurs mœurs et leurs vertus », nous disent ses historiens. Il donna toujours à sa famille l’exemple de la plus haute perfection. Devant sa droiture, on l’appela à être magistrat. Il put dire : « grâce à Dieu, je ne me souviens pas d’avoir agi en quelque chose contre ma conscience. Je n’ai jamais fait acception de personnes et je ne me suis jamais écarté des voies de la justice.»

Après plusieurs visions mystérieuses, il comprend que Dieu l’appelle à tout quitter. Il le dit à sa femme qui malgré sa souffrance accepte la volonté de Dieu. Il trouva un ermitage et arrêta complètement de se nourrir. Parlant de ce miracle, un historien a pu écrire : « Rien n’est mieux prouvé que ce fait ; on refuse de le croire uniquement parce qu’il est catholique ! » On finit par lui construire une tout petite hutte au ‘Ranft’ où il vécu les 20 dernières années de sa vie. Lorsque Nicolas eut accompli le grand sacrifice qui le détachait de tous les biens de la terre, il sentit naître dans son cœur une « paix ineffable que le monde ne peut pas donner ». Cependant ce lieu fut aussi un champ de bataille contre Satan. Le tentateur lui apparut sous les formes les plus diverses, tantôt proférant des insultes et des menaces, tantôt cherchant à le séduire. Mais il sut toujours le démasquer.

L’Eucharistie fut toute la force de sa vie. Rappelons-nous que ce fut son unique aliment. A cette foi vive, répondaient un respect, une dévotion et un amour admirables.

Il fut aussi le sauveur de sa Patrie. Au court d’une guerre civile menaçante, on le supplia d’écrire aux grands de ce monde. Sa lettre, portée par sa prière et son offrande, eu un effet insoupçonné et évita la catastrophe. Il prédit cependant l’erreur doctrinale dans laquelle allait s’enfoncer son pays au XVIème siècle. Il recommandait : « Mes chers enfants, ne vous laissez pas tromper par la nouveauté et par les artifices des hommes … ne vous laissez pas agiter comme le roseau par la violence du vent. »

Dieu avait prédit au saint « qu’arrivé à l’âge de 70 ans, il serait délivré de toutes peines et introduit dans le ciel. » Au printemps de 1487, le 21 mars, jour anniversaire de sa naissance, après huit jours d’une cruelle maladie, il sentit sa fin s’approcher. Il demanda avec la plus grande piété le Pain céleste de l’Eucharistie. A la vue de son Dieu, Nicolas tendit ses bras à demi glacés, communia avec une indicible ferveur et s’abîma dans une muette action de grâces. Il prit ensuite la main de sa femme et de ses enfants, qu’il plaça sur son cœur ; celle du curé de Stans, qu’il approcha de ses lèvres ; puis il s’affaissa, regarda le ciel et mourut.

Disons aussi un mot sur Marie-Marthe Chambon qui est morte le 21 mars 1907 et qui est une âme tout-à-fait extraordinaire. Dès ses 9 ans, un Vendredi Saint, elle voit le Christ ensanglanté comme au Calvaire, mais à cette époque elle est surtout favorisée par Jésus-Enfant particulièrement à la Communion. À 21 ans, elle se présente à la Visitation de Chambéry. À partir de 1866, la jeune Sœur est favorisée de visites de la Vierge, des Âmes du Purgatoire, des Anges. Jésus Crucifié lui offre presque chaque jour à contempler ses Plaies tantôt glorieuses, tantôt sanglantes, il lui demande de s’associer à sa Passion. Les Supérieures se décident à la livrer aux exigences de Jésus Crucifié : d’abord nuits passées à terre, avec cilice et couronne d’épines, puis sacrifice du sommeil pour veiller près du Saint-Sacrement. Jésus lui demande d’offrir sans cesse ses Plaies pour le salut du monde : « Le monde sera plus ou moins troublé suivant que tu feras ta tâche. » Jésus lui recommanda le chapelet des Saintes plaies. Celui-ci a été autorisé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Elle rendit sa belle âme à Dieu le 21 mars 1907 tandis que ses Sœurs répétaient les invocations aux Saintes Plaies.

Demandons à ses deux « saints » qui eurent des vies par bien des cotés inimitables, de nous aider à nous faire grandir dans notre passion d’amour pour Jésus. Qu’en ce temps qui nous rapproche du temps de la Passion, que Sr Marie-Marthe nous apprenne à vénérer les plaies sacrées de notre Seigneur et nous fasse réaliser la responsabilité de notre ‘tâche’.

[1] Cf : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/nicolas/nicolas.htm

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