Puisse Dieu envoyer à la France un chef à l’image de St Casimir !

4 mars 2017 : 1er samedi du mois et Saint Casimir (P. Bernard)

Bien chers amis,

notre premier samedi du mois de mars, trois jours après le mercredi des cendres, se vit en un temps de grande tempête pour l’Eglise et le monde. Comprenons l’urgente nécessité de ne plus vivre dans le péché et le superficiel mais de supplier Dieu de hâter le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Vivons plus intensément encore que les autres premiers samedis cette Messe du premier samedi du mois de mars et demandons au Cœur Immaculé de Marie de nous garder dans la fidélité, la sérénité, la confiance et par-dessus tout l’amour. Gardons dans le cœur cette ferme conviction : Jésus n’abandonne pas Son Eglise. L’Enfer, qui déplie sa puissance en notre temps, ne pourra jamais détruire l’Eglise fondée sur la Foi de l’apôtre Pierre ! Notre-Seigneur, dans l’évangile de ce samedi, révèle qu’Il est venu appeler au Salut tous les hommes pécheurs. N’ayons pas peur de rappeler à tous son premier grand appel : « les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu s’est approché, convertissez-vous et croyez à l’évangile ». Le seul remède aux graves maux de notre temps est la conversion. Le seul médecin des âmes et le Seul Sauveur du genre humain est Jésus. Ne nous contentons pas seulement de « belles paroles », mais prêchons l’évangile par nos actes en exerçant la charité envers tous, alors, disait Isaïe, notre lumière se lèvera dans les ténèbres. Saint Casimir, dont nous faisons la commémoraison en ce jour, a été une vraie lumière du Christ dans les ténèbres de son temps. Ce jeune prince polonais est né le 5 octobre 1458 à Cracovie. Il était fils de Casimir IV, roi de Pologne et de Lituanie et d’Elisabeth d’Autriche, fille de l’Empereur. Il était le 3e de 13 enfants. Casimir fut un modèle de pureté. Il ne s’est jamais laissé entraîner par les tentations de la cour. Il priait beaucoup et menait un énergique combat spirituel : il savait dormir sur la dure comme les scouts ! Ses dévotions de prédilection étaient l’Eucharistie et la dévotion mariale. Il ne s’est pas retranché dans une tour d’ivoire pour soi-disant se protéger de ce monde impur, mais il s’est engagé socialement. Il avait un grand souci de la justice et de la charité envers les pauvres. Il ne manquait pas de faire des remarques très nuancées à son père lorsqu’il voyait qu’une injustice avait été commise. Des Hongrois, mécontents de leur roi, demandèrent à son père de leur donner Casimir pour roi. Le père accepta et donna une armée à son fils pour s’emparer de la couronne de Hongrie. Casimir, voyant l’injustice de la chose, refusa la guerre contre le roi en disgrâce et préféra demeurer humblement duc de Lituanie plutôt que roi de Hongrie. Puisse-t-il aider nos hommes politiques en ce temps de course au pouvoir ! Puisse Dieu envoyer à la France un chef à l’image de Saint Casimir ! Casimir mourut à l’âge de 26 ans, le 4 mars 1484. Il jouit d’une grande dévotion en Pologne et en Lituanie. Qu’il nous aide, en ce premier samedi du mois, à mieux nous confier au Cœur Immaculé de Marie en ce temps de grande tempête. Depuis des années, nous nous préparons à ce temps. Notre Père Fondateur n’a pas cessé de nous appeler à la fidélité à la Foi de l’Eglise. Il est entré en grande amitié avec Mr Gérard Soulages, fondateur du groupe fidélité et ouverture. Il comprenait, comme ce grand intellectuel français qui a beaucoup souffert de la grave crise de l’Eglise, que le combat premier était la défense de l’historicité des évangiles et de la Foi de l’Eglise. Le Cardinal Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI, partageait pleinement le combat de Gérard Soulages. Donc, ne changeons pas de cap : continuons à croire à l’historicité des évangiles et à garder la Foi ! Le «modernisme», que le Père et Mr Soulages ont combattu, n’est pas encore mort. Nous pourrions même dire qu’il « renaît » actuellement, alors que Jean-Paul II et Benoît XVI ont donné à l’Eglise les instruments sûrs pour le combattre : de grandes Encycliques et le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Le modernisme est né dans le protestantisme libéral allemand. Il est entré dans notre Eglise à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Pour la France, l’un de ses pères est Loisy. Les modernistes, disait le Père, ne voulaient pas détruire l’Eglise mais l’adapter au monde moderne. Il était nécessaire, pour eux, de réinterpréter l’évangile car, pour les modernistes, les miracles n’existaient pas, Jésus n’était pas le Fils de Dieu, l’Enfer n’était qu’un mythe, la Résurrection de Jésus également un mythe. Mais en adaptant l’Eglise au monde moderne, même si l’on est de bonne foi, on vide la Foi de son contenu et l’on n’est plus fidèle à l’esprit de Jésus, le Fondateur de l’Eglise. La Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, qui a reçu plusieurs visions sur la très grave crise de l’Eglise, disait : « Je vis l’église des apostats prendre de grands accroissements. Je vis les ténèbres qui en partaient se répandre alentour et je vis beaucoup de gens délaisser l’Église légitime et se diriger vers l’autre, disant : « Là tout est plus beau, plus naturel et mieux ordonné.  Je vois tant de traîtres ! Ils ne peuvent pas souffrir qu’on dise : «cela va mal ». Tout est bien à leurs yeux pourvu qu’ils puissent se glorifier avec le monde ! » Le Cœur Immaculé de Marie inspirait à Don Gobbi, le 17 juin 1989, que la franc-maçonnerie, infiltrée à l’intérieur de l’Eglise, voulait construire une nouvelle idole : un faux Christ et une fausse Eglise. Ne jugeons pas les cœurs de ceux qui se sont laissé égarer par le Malin, mais prions, souffrons et offrons pour le Salut des âmes et collaborons avec les Cœurs de Jésus et de Marie pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Rappelons-nous en ce temps de tempête les premières paroles de Saint Jean-Paul II : n’ayez pas peur !

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