Qu’il soit le conseiller paternel, affectueux, patient et fort…

Homélie pour la Messe de Saint Joseph, 19 mars 2017.

Bien chers amis, Dieu notre Père nous donne, chaque année, une grande joie en ce temps du carême par la célébration du Bon et Grand Saint Joseph. Contemplons avec émerveillement la figure de ce très grand Saint. Il est le Fils de David, mais Fils de David tellement humble qu’il avait été oublié par le grand-prêtre qui avait fait convoquer au Temple de Jérusalem tous les descendants de David pour que Dieu indique quel devait être l’époux de la Vierge Marie. Les traditions disent qu’aucun des fils de David n’avait été choisi par Dieu. On fit alors des recherches pour savoir si l’on n’avait pas oublié un descendant de David. L’oublié était Joseph, qui avait choisi, selon la Bse Anne-Catherine Emmerich, de se mettre au service d’un très pauvre charpentier. Il voulait vivre une vie cachée, dans l’humilité, la pauvreté et le service généreux. Joseph a été contraint de se rendre au Temple de Jérusalem. Il lui fut donné un bois sec. Ce bois fleurit. C’est cette branche fleurie que porte Saint Joseph dans ses statues ou ses icônes ! Le mariage avec la Vierge Marie, n’était vraiment pas dans le projet humain de Saint Joseph. Il a accepté ce mariage pour obéir à la Volonté de Dieu. Les épreuves ne lui seront pas épargnées, mais, peu à peu, la Volonté de Dieu s’éclairera. Le mariage que Dieu voulait était un mariage virginal. Saint Joseph devait tenir la place de Dieu le Père auprès de Jésus, Son Fils unique. Aucun autre Saint dans l’histoire de l’Eglise n’a eu ce privilège. Saint Joseph devait être aussi le chaste époux de la Vierge Marie. Il devait être le rocher sur lequel elle pouvait s’appuyer. Saint Joseph a vécu sa mission à la perfection. Grâce à lui, la Sainte Vierge et l’Enfant Jésus ont été protégés. Il a toujours répondu immédiatement aux demandes du Ciel qui lui furent signifiées par un ange. Admirons Saint Joseph, que Saint Matthieu appelle « l’homme juste ». Puissent les pères de famille ici présents le choisir comme modèle. Puissent aussi les épouses l’aimer comme la Vierge Marie, son épouse, l’a aimé !

            En cette année, soulignons encore l’autorité paternelle de Saint Joseph, chef de la Sainte Famille. Il a, en effet, exercé une réelle autorité paternelle sur Jésus et, auprès de la Vierge Marie, son épouse, il était l’époux fidèle, le chef de famille. L’homme époux et père doit, dans la famille, exercer le service de l’autorité. Il ne doit pas l’exercer, c’est évident, comme un tyran ou un dictateur, mais en imitant Saint Joseph. Nos Père et Mère ont été inspirés par l’Esprit Saint et le Cœur de Jésus en vue d’un nouveau mode de gouvernement pour une Famille religieuse : un père et une mère décidant les petites comme les grandes choses dans le « rien l’un sans l’autre ». Mère Marie-Augusta concevait ainsi l’autorité de notre Père Fondateur : « Que doit-on exiger d’un directeur ? Qu’il s’impose à appliquer les consignes divines ; qu’il soit le conseiller paternel, affectueux, patient et fort ». Appliquons à Saint Joseph les intuitions de Mère Marie-Augusta. Qu’il s’impose à appliquer les consignes divines : Saint Joseph s’est vraiment imposé à appliquer toutes les demandes du Ciel. Saint Joseph, sans attendre, a toujours mis en application les demandes du Ciel pour accepter d’être l’époux de la Vierge Marie, le père nourricier de Jésus, pour partir en Egypte, revenir en Terre Sainte après la mort d’Hérode, s’établir à Nazareth. Qu’il soit le conseiller paternel : l’évangile ne nous transmet rien sur les échanges entre la Vierge Marie et Saint Joseph. Notre Fondateur était convaincu qu’au long des années, ces échanges ont été très confiants et que la Vierge Marie a été aidée par les conseils de Saint Joseph, son chaste époux. Qu’il soit le conseiller affectueux. Le mariage de Saint Joseph et de la Vierge Marie a été un mariage virginal. La virginité consacrée de ces saints époux, non seulement n’a pas empêché le développement de leur affection réciproque, mais a permis à Saint Joseph et à la Ste Vierge de s’aimer profondément d’une grande et pure affection, qui devait faire la joie de Jésus. Il n’y a jamais eu de parole dure et amère entre ces saints époux, mais une totale confiance dans une grande affection selon le Cœur de Dieu. Qu’il soit le conseiller patient ! Admirons la patience de Saint Joseph ! Il croyait ce que lui avait dit l’ange : l’enfant que la Vierge Marie portait en son sein avait été conçu par l’Esprit-Saint. Cet enfant, il devait lui donner le nom de « Jésus » = Yahvé sauve. Pour Saint Joseph, comme pour la Vierge Marie, Jésus était le Fils de Dieu. Il n’en a jamais douté. En outre, il savait, par l’ange, que c’est Jésus qui devait sauver son Peuple de ses péchés. Saint Joseph a vécu pendant trente années avec Jésus. Il n’a rien vu de la vie publique de Jésus, il n’a vu aucun miracle de Jésus, il ne s’est jamais impatienté ! Grande et héroïque la patience de Saint Joseph ! Qu’il soit le conseiller fort ! La Vierge Marie était en sécurité avec un tel époux, fort de la force de Dieu ! Grâce à Saint Joseph, l’Enfant-Jésus n’a pas été mis à mort par les soldats d’Hérode. Grâce à Saint Joseph, la Sainte Famille a pu vivre pendant 30 années sans être inquiétée et ainsi la Vierge Marie et Jésus ont pu réaliser la mission que Dieu le Père leur avait confiée. Puisse Saint Joseph inspirer tous les chefs de famille, tous les responsables politiques et tous les responsables religieux. Que ceux qui exercent l’autorité n’oublient jamais que l’autorité est un service et non un pouvoir, et qu’elle doit être exercée en vue du bien commun et non en vue de son intérêt personnel égoïste. Apprenons de la Vierge Marie et de Jésus à aimer et à prier Saint Joseph.

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