La vie de l’homme ne prend pas fin avec la mort de son corps !

Homélie du 5e dimanche de carême 2017. 2 avril 2017, dimanche de la Passion (P. Bernard)

Bien chers amis, nous voici entrés, en ce 5e dimanche de carême, dans la grande quinzaine de la Passion. Notre Père Fondateur et Mère Marie-Augusta ont toujours vécu cette quinzaine ave profondeur, compassion pour le Cœur de Jésus et grand recueillement : « Que la Passion soit l’objet de notre pensée, disait notre Mère ; que partout nous disions que la Croix est précieuse ; que ceux que nous approchons n’en aient plus peur : nous la leur ferons porter pour l’amour de Notre-Seigneur. » La divine Providence, qui conduit tous les évènements de nos vies, a permis que notre Père Fondateur vive sa pâque le dimanche de la Passion, 2 avril 2006, et que notre Mère vive la sienne le Jeudi Saint, 11 avril 1963. Le 2 avril 2006, nous faisions également mémoire de la passion de Jean-Paul II, l’année précédente, le 2 avril 2005. Notre Fondateur, pendant les 9 dernières années de sa vie, a beaucoup souffert et offert dans l’amour pour l’Eglise et Jean-Paul II. En ce dimanche 2 avril, comment ne pas repenser avec émotion à ces évènements qui restent gravés en nos cœurs et nos mémoires ? A 17h30, nous commencerons notre grande neuvaine, qui nous prépare au Triduum pascal. Vous pourrez la vivre avec nous à la crypte St Michel ou la suivre en direct grâce à internet. Vous connaîtrez ainsi davantage nos Père et Mère et ce qui les caractérisait particulièrement : leur ardeur d’amour, leur fidélité à l’évangile, le don de leur vie pour l’Eglise et le Salut des âmes. Quelle grâce d’avoir un tel Père et une telle Mère ! Merci Jésus, Marie et Joseph de les avoir si bien inspirés et guidés ! Notre Père Fondateur, en grande union avec Saint Jean-Paul II, a été un grand défenseur de la Foi et du Concile Vatican II dans la fidélité à la Tradition et l’ouverture aux hommes de notre temps. Notre Mère a été très unie dans sa vie intérieure intense au Sacré Cœur de Jésus. Elle est, selon les mots mêmes de notre Fondateur, le Fondement des apôtres de l’Amour. Elle a exercé cette mission avec profondeur et enthousiasme, avec cette conviction, puisée dans son union au Cœur de Jésus : l’apostolat de l’amour est irrésistible ! Entrons avec Jean-Paul II et les conseils spirituels de nos Fondateurs dans cette grande quinzaine de la Passion et suivons Jésus, pas à pas. Il s’avance avec amour, détermination, mais aussi angoisse, vers Sa Passion. Ce n’est pas pour rire que Jésus nous a aimés, disait Mère Marie-Augusta, à la suite de Sainte Angèle de Foligno. Aimons-Le en retour. Soyons fidèles à l’évangile de la Vérité, de la Vie et de l’Amour et exerçons l’apostolat irrésistible de l’Amour. Soyons ses serviteurs fidèles et ses véritables amis.

La prophétie d’Ezéchiel, lue comme première lecture, annonce les grands et enthousiasmants fruits de la Passion de Jésus : la résurrection spirituelle du Peuple de Dieu et le don de l’Esprit Saint. Le psaume 129 exprime l’espérance des pécheurs, des agonisants et des âmes du purgatoire. La vie de l’homme ne prend pas fin avec la mort de son corps. Son âme spirituelle ne peut pas mourir. L’homme et la femme n’ont pas été créés par Dieu pour le néant mais pour la vie éternelle. L’homme pécheur garde l’espérance parce qu’en Dieu se trouve le pardon si l’on fait pénitence et si l’on demande pardon de ses péchés. Saint Paul a rappelé la Foi et l’Espérance des membres du Peuple de Dieu : si le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, l’Esprit est votre vie. Les chrétiens croient en la Résurrection de Jésus et en leur propre résurrection à la fin des temps. Ne nous laissons pas voler notre espérance, aime à redire le Pape François ! L’évangile de ce dimanche rapporte le plus grand miracle accompli par Jésus pendant sa vie publique: la résurrection de Lazare, le frère de Marie Magdeleine et de Marthe. Jésus l’aimait particulièrement. Averti par Marie et Marthe de la maladie de Lazare, Il ne se presse pas, cependant, de se rendre à son chevet. Notre-Seigneur dit à ses disciples : « Lazare s’est endormi ». Ces derniers pensent alors : il va mieux ! Jésus leur fait comprendre qu’en fait il est mort ! Jésus révèle, par son expression, que la mort est comme un sommeil. L’âme spirituelle subsiste et la personne humaine est en attente de la résurrection de son corps. Jésus dit encore : « Je me réjouis de ne pas avoir été là, à cause de vous, pour que vous croyiez ». La mort d’un ami peut-elle causer de la joie ? Jésus ne se réjouit pas de la mort de Lazare, c’est évident, mais des effets qui suivront la résurrection de Lazare : ses disciples et beaucoup de témoins croiront ! Saint Jean a rapporté ensuite les rencontres émouvantes entre Jésus et Marie de Magdeleine et Marthe. Il révèle à Marthe qu’Il est la Résurrection et la Vie. Jésus a un Cœur humain : Il pleure devant le tombeau de Lazare. Les Juifs présents disent : « voyez comme Il l’aimait ». Les pleurs de Jésus révèlent que Dieu ne voulait pas la mort de l’homme. Saint Jean dit encore que Jésus a frémi devant le tombeau. Ce frémissement n’est pas une émotion, mais il pourrait être le signe de la colère du Fils de Dieu devant la mort de l’homme que Dieu ne voulait pas ! Jésus prie ensuite son Père avant d’accomplir le grand miracle de la résurrection de Lazare. Demandons à la Vierge Marie, à St Jean-Paul II et à tous nos amis du Ciel de ne pas douter en ce temps de grandes confusions. Notre Père Fondateur nous rappelait souvent cette conviction de Mère Marie-Augusta : si vous croyez, si vous croyez, vous verrez la Puissance du Cœur de Jésus. Oui, Jésus, je veux croire !

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