La vie que tu me proposes est pour moi une éternelle mort !

Samedi 22 avril 2017 : Saints Epiphode et Alexandre (Fr. Joseph)

Sous la persécution de Marc-Aurèle (177), les païens crurent avoir fait disparaître de Lyon tous les Chrétiens après le martyre des nombreux chrétiens qui fut un véritable carnage. Parmi eux saint Pothin et sainte Blandine. Cependant, deux jeunes chrétiens, Epiphode et Alexandre, qui étaient liés depuis leur enfance d’une étroite amitié spirituelle, s’étaient enfuis de la ville et avaient trouvé refuge, dans un faubourg, chez une veuve chrétienne. Mais ils furent finalement découverts.

On les jeta tout de suite en prison, car le seul nom de chrétien les rendait suspects de toutes sortes de crimes. Puis, ils furent conduits au tribunal. Quand ils se déclarèrent Chrétiens, la foule poussa de grands cris et le juge fut saisi d’une violente colère en constatant que tant de sang répandu n’avait pas réussi à éliminer les disciples du Christ. Il ordonna de séparer les deux jeunes gens afin qu’ils ne s’encouragent pas l’un l’autre.

Il commença par s’occuper d’Epipode. Dans un premier temps, il usa de paroles doucereuses : promesses et menaces. Mais Epipode répliqua : «La vie que tu me proposes est pour moi une éternelle mort; et la mort dont tu me menaces est un passage à une vie qui ne finira jamais ! Lorsque nous périssons par vos ordres, vos tourments nous font passer du temps à l’éternité, des misères d’une vie mortelle au bonheur d’une vie qui n’est plus sujette à la mort.» Le juge ordonna que l’on frappe durement la bouche qui avait proféré ces paroles, puis il le fit élever sur le chevalet et les bourreaux lui déchirèrent les côtes avec des ongles de fer.

Or il advint que le peuple, avide de sang, se souleva soudain, et réclamait qu’on lui livre le chrétien. En effet, tous trouvaient la cruauté du juge trop lente, si bien que lui-même n’était plus en sûreté. Le juge, pour éviter une sédition, fit alors décapiter sans retard Saint Epipode.

Le lendemain, il fit comparaître Alexandre et essaya de l’effrayer en lui rappelant les supplices endurés par les Martyrs. Alexandre répondit : «Tu crois m’épouvanter par le souvenir des tourments que tant de Martyrs ont endurés ? Sache bien que tu enflammes ainsi mon ardeur de les suivre. Le nom de Chrétien que tu prétends éteindre en devient, par là, plus éclatant !»

Irrité par ces paroles, le juge le livra à trois bourreaux qui se relayaient pour le frapper sans relâche. Mais sous la torture, Alexandre ne s’adressait qu’à Dieu pour implorer le secours. Comme les bourreaux commençaient à se lasser, le juge lui demanda s’il persévérait dans sa foi. Devant sa réponse ferme, il le condamna à être crucifié.

De pieux Chrétiens vinrent ensuite dérober les corps des deux Martyrs et les cachèrent dans une grotte, aux environs de Lyon. Cette grotte devint célèbre par les miracles qui s’y accomplissaient.

 

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