Les femmes et les mères déterminent la vie morale des villes et des nations !

Mardi 9 mai 2017 : Bienheureuse Caroline (Fr. Joseph)

Karolina (Caroline) Gerhardinger naît à Stadtamhof, tout près de Ratisbonne, le 20 juin 1797, en des temps troublés par la révolution française, suivis d’années de sécularisation. C’est la fille unique d’un capitaine de marine marchande.

Elle est éduquée chez les chanoinesses augustines de Notre-Dame, mais leur couvent et leur école sont confisqués en 1809 par le gouvernement du nouveau royaume de Bavière, allié à Napoléon. La liberté religieuse pour les catholiques ne sera rétablie progressivement que dans les années 1820.

C’est une époque de bouleversements politiques et sociaux, marquée par un manque d’éducation et de vie de foi, par la décadence des familles et surtout, l’abandon de la jeunesse. C’est pour Caroline un défi qu’elle interprète comme un appel spécial de Dieu à son égard. En effet, le besoin se fait ressentir de nouvelles voies pour une formation efficace et un renouveau des chrétiens, spécialement parmi les populations rurales et les couches sociales plus humbles et plus pauvres.

Caroline n’avait que douze ans, quand l’école tenue par les chanoinesses où elle était élève a été fermée. Mais déjà, elle accueille avec empressement l’appel à devenir religieuse. Devenue jeune fille, elle est institutrice dans des écoles de campagnes, où elle se rend compte de l’immensité de la tâche. Elle attend son heure pour la fondation d’une œuvre catholique. C’est en 1828 que sa décision définitive est prise.

Elle est sous la direction spirituelle du futur évêque de Ratisbonne, Mgr Wittmann (1760-1833), qui la conseille dans la fondation d’une congrégation enseignante pour l’instruction des fillettes pauvres et aussi des orphelines. Mrg Wittann est bien convaincu que les femmes et les mères déterminent la vie morale des villes et des nations. Avec son aide, Caroline fonde “Les pauvres Sœurs scolastiques (c’est-à-dire enseignantes) de Notre-Dame” qui se consacrent principalement à la jeunesse féminine pour obtenir la guérison morale des familles et l’amélioration de la société. Les débuts sont très modestes : en 1833 Caroline commence la vie commune avec deux puis quatre compagnes.

En prononçant ses vœux en 1835, Caroline prend le nom de Marie-Thérèse, en hommage à sainte Thérèse d’Avila. Par dévotion pour la Présence réelle de Jésus dans le Saint-Sacrement, elle ajoute bientôt ‘de Jésus’ à son nom. Toute sa vie, elle mûrit ses décisions importantes dans une longue prière (spécialement devant le Saint-Sacrement), car elle a la certitude que Dieu conduit tout. Ensuite, elle passe résolument à l’action.

Par la suite le roi Louis Ier de Bavière offre aux religieuses un ancien couvent de clarisses à Munich, où elles s’installent en 1843, à charge de le rénover. Le bâtiment devient alors leur maison-mère.

Caroline devenue Mère Marie-Thérèse de Jésus lutte pour obtenir la reconnaissance de sa congrégation. Elle démontrant alors sa vraie grandeur d’âme et sa foi. Lorsqu’elle parle de sa congrégation, elle l’appelle toujours “l’œuvre de Dieu”. La Congrégation est approuvée par Rome en 1854.

Mère Marie-Thérèse de Jésus meurt à Munich le 9 mai 1879. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II en 1985.

Aujourd’hui les religieuses de Notre-Dame sont présentes au nombre de plus de quatre mille, dans les cinq continents, particulièrement en Amérique. Elles ont suivi les émigrés allemands à partir de 1847 aux Etats-Unis (notamment en Pennsylvanie. La bienheureuse Marie-Thérèse s’y est rendue avec cinq autres religieuses).

 

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