La lutte pour la chasteté, véritable combat olympique

20 juin 2017 : Saint Méthode d’Olympe (Frère Jean-Régis)

Nous avons très peu d’informations sur la vie de Saint Méthode d’Olympe. Il fait partie des Pères grecs de l’Eglise du IIIème siècle. Il est torturé et décapité lors de la persécution par Dioclétien, à Chalcis, en Syrie, entre 310 ou 312. Dès sa jeunesse, il mena une vie ascétique peu commune. Ordonné évêque d’Olympe en Lycie au sud de l’Asie Mineure, il témoigna d’un grand zèle apostolique. Écrivain important dans l’Église orientale, il a exercé une grande influence sur le monachisme. Son œuvre Le Banquet des Dix Vierges est la seule ayant été conservée intégralement en grec et par laquelle nous pouvons connaître sa vaste culture philosophique. Cette œuvre est un dialogue imité du Banquet de Platon, dont les personnages sont dix jeunes filles, réunies dans le jardin de Vertu, dissertant sur la chasteté (virginité et procréation, déterminisme et liberté, célibat et mariage, immortalité de l’âme et résurrection de la chair…). Il l’a sans doute rédigée pour faire antithèse aux personnages de Platon qui faisaient des discours sur l’amour profane. Cet écrit a un intérêt particulier pour nous, Domini, puisque nous y trouvons notamment ce passage intéressant : « le chœur sanctifié des vierges sera le premier à être introduit auprès de lui [du Seigneur], comme son cortège en la chambre nuptiale, dans le repos des âges nouveaux. N’ont-elles point porté témoignage, non pas en subissant pendant un court moment des douleurs corporelles, mais en soutenant jusqu’au bout, sans faiblir, toute leur vie durant, le véritable combat olympique qu’est la lutte pour la chasteté ? Elles ont tenu bon devant les féroces tourments qu’exerçaient contre elles plaisir, crainte, chagrin et tous les autres maux que développe la méchanceté humaine, et ce sont elles qui sont récompensées les premières avant tous autres : dans l’assemblée de la Promesse, c’est à elles qu’on assigne la meilleure place ».[1] Bien des siècles plus tard, Jésus inspirera à Mère Marie-Augusta cette même intuition : « Tout l’enfantement ne se bornera pas en un moment seulement de douleurs physiques, mais c’est toute la vie qu’il faut souffrir, et sans se lasser, de soutenir le véritable combat olympique de la pureté. Mais de par la force de Jésus et la générosité, il faudra résister aux sauvages tentations de la volupté, à la peur, à la douleur, et aux autres maux de la perversité des hommes. »

Avec l’aide du Cœur immaculé de Marie, à la suite de saint Méthode d’Olympe, du Père et de Mère Marie-Augusta, menons et faisons mener ce véritable combat olympique de la pureté pour vivre avec l’énergie du bel Amour la quatrième béatitude : « Heureux les cœurs purs, ils verront Dieu ».

[1] St Méthode d’Olympe, Le Banquet,  Collection Sources Chrétienne n° 95, p.187

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