Le monde est tout petit lorsque l’amour est grand !

26 juin 2017 : Bse Marie-Joséphine de Jésus crucifié & Saint Josémaria Escriva de Balaguer (Fr. Jean-Régis)

Joséphine (Giuseppina) Catanea est née le 18 février 1894 à Naples. Le témoignage exemplaire de sa grand-mère et de sa mère ont été l’école où elle apprit à connaître Jésus et à l’aimer de plus en plus. Elle avait particulièrement un grand amour de Jésus dans l’Eucharistie et de Marie, en priant souvent le Rosaire. Elle comprit que Jésus désirait qu’elle entre au Carmel qui était en train d’être fondé à Ponti Rossi. Ayant achevé des études de commerce, elle entre à 24 ans dans la maison de Ste Maria ai Ponti Rossi, sur les hauteurs de Naples où était entrée aussi sa sœur. Joséphine souffrait depuis l’âge de 18 ans de tuberculose de la colonne vertébrale. En tant que jeune religieuse, elle offrit à Jésus sa souffrance, sa prière, son sourire disant « je me suis offerte pour les prêtres ». Sa maladie la conduisit à une paralysie totale alors qu’elle était novice. Elle doit sa guérison miraculeuse à l’intercession de St François Xavier, dont la relique a été portée dans sa cellule le 26 juin 1922 et qui lui apparut dans un rêve. La miraculée du saint patron des missions fut immédiatement conduite à un apostolat au parloir du couvent. Elle eût préférée vivre dans la solitude, mais l’obéissance au Cardinal Ascalesi, archevêque de Naples et protecteur des moniales, la conduisit à recevoir prêtres, séminaristes et personnes de toutes classes sociales venus à Ponti Rossi pour recevoir conseil et consolation. Souvent elle obtenait des prodiges par sa prière, disant : « Je le dis à Jésus ». Le secret de la fécondité de son apostolat réside dans sa pleine et parfaite union à Jésus crucifié, le Bien-aimé qui la remplit d’amour et de joie. En 1932, le Saint-Siège reconnait officiellement la maison à Ponti Rossi comme un couvent des carmélites déchaussées le plaçant sous la juridiction de l’archevêque de Naples. Joséphine reçoit alors l’habit de carmélite et prend le nom de Sr Marie-Joséphine de Jésus Crucifié. Le 6 août 1932, elle fait sa profession solennelle selon la Règle des Carmélites. Sa profondeur d’union avec le Crucifié se manifestait dans des charismes extraordinaires. En 1934, Sr Marie-Joséphine est nommée sous-prieure du Carmel, et le 29 septembre 1945, le premier Chapitre général du Carmel Ponti Rossi élit Sr Marie-Joséphine comme prieure, charge qu’elle occupera jusqu’à sa mort. Déjà en 1943, elle avait commencé à souffrir de diverses maladies physiques, y compris la perte progressive de la vue. Elle considérait que sa maladie était «un cadeau magnifique» qui lui permettait de mieux se conformer au Christ crucifié. Avec un esprit joyeux, elle offre tout comme un sacrifice pour les âmes. Elle décède le 14 mars 1948. Sa dernière exhortation pour ses sœurs fut : « L’Amour et l’Amour seul, fait des miracles de sacrifices, de confiance et d’abandon à Dieu. »

 

Josémaria Escriva de Balaguer naît en 1902 en Espagne. Il est le deuxième de six enfants. Sa famille est très chrétienne. L’enfant est – et restera toujours – de nature enjouée, mais les épreuves ne lui manquent pas : trois petites sœurs meurent entre 1910 et 1913. En 1914 sa famille est ruinée, ce qui entraîne leur déménagement à Logroño en 1915. Un jour de l’hiver 1917-18, il voit des traces de pieds nus dans la neige, les pas d’un Carme déchaux. Il se demande alors : si d’autres font tant de sacrifices par amour de Dieu et du prochain, ne serais-je pas capable de lui offrir quelque chose ? C’est ainsi que germe en lui l’appel à devenir prêtre. Il entre donc au séminaire. Pendant toute cette période il cherche sa voie et ne cesse de prier en demandant au Seigneur comme l’aveugle-né : « Domine, ut sit ! Domine ut videam ! » (« Seigneur que cela soit. Faites que je voie »). En 1925 Josémaria est ordonné prêtre. Soudain, selon son expression, il ‘voit’ ce que le Seigneur attend de lui : ouvrir dans l’Église un nouveau chemin. A savoir : rechercher la sanctification personnelle et œuvrer dans le champ de l’apostolat à partir du travail ordinaire et quotidien, tout en restant dans le monde et sans changer d’état de vie. Ainsi nait l’Opus Dei le 2 octobre 1928. Il était profondément convaincu que pour atteindre la sainteté dans le travail, il faut s’efforcer d’être une âme de prière, une âme de vie intérieure profonde. C’est un mouvement avant tout spirituel : « D’abord, écrit-il, la prière, ensuite l’expiation; en troisième lieu, et seulement en ‘troisième lieu’ l’action. » Dès 1930, il comprend qu’il faut créer aussi une branche féminine. En 1933 il promeut une Académie universitaire parce qu’il est convaincu que le monde de la science et de la culture est un point névralgique pour l’évangélisation de toute la société. Ainsi l’Opus Dei fait ses premiers pas lorsque la guerre civile éclate en 1936. Période très éprouvante pour le Père qui n’en continue pas moins un apostolat intense. En 1943, il reçoit une nouvelle grâce à caractère de fondation pendant qu’il célèbre la sainte messe : la Société sacerdotale de la Sainte-Croix voit le jour dans l’Opus Dei. En 1946, pour marquer son attachement à l’Église et au Pape, il déplace son siège à Rome. Le mouvement est définitivement approuvé par Pie XII en 1950 comme Institut séculier. En 1982 il devient Prélature personnelle. « Le monde est tout petit lorsque l’Amour est grand« , déclare-t-il. C’est ce qui explique son action tous azimuts et sur tous les continents. De son vivant l’œuvre atteint une grande expansion. Les critiques ne lui manquent pas non plus, ni les calomnies. Il y répond par le pardon et l’amour, sans perdre son caractère joyeux. Il meurt à 73 ans, en 1975. Jean Paul II le béatifie en 1992 et le canonise en 2002. « On pourrait dire qu’il fut le saint de l’ordinaire » Jean Paul II.

Laissez un commentaire