Patron céleste de toute la jeunesse chrétienne !

21 juin 2017 : St Louis de Gonzague (Frère Xavier)

Saint Louis de Gonzague, patron de la jeunesse, est d’une famille illustre. Il naquit en 1568 au château de Castiglione près de Mantoue. Il est l’aîné de 8 enfants. La naissance se présentant comme difficile, sa maman l’a consacré à Notre-Dame de Lorette. Sa mère avait le désir qu’il se consacrât à Dieu, mais son père le destinait à la carrière militaire ; il lui avait fait faire un costume de soldat et des armes adaptées à ses quatre ans. Un jour, il l’emmena à la forteresse de Casale où Louis, tout réjoui, chargea lui-même, à l’insu de tous, un petit canon ; quand le coup partit, on crut à une révolte, et Louis faillit être tué par le recul du canon. Bien mieux, il se mit à employer le langage des soldats. Plus tard, il parlera de cette période comme de sa vie de péché !

Du fait de son rang princier, il dû fréquenter les Cours. Tout d’abord celle de Florence. Il y édifiait tout le monde. Il était naturellement tourné vers la prière. Mais rien ne se fit dans la facilité. Ne faisons pas de Saint Louis de Gonzague un saint ni touche ! Il entreprenait une lutte acharnée contre les défauts qu’il s’était découverts : la colère, l’impatience, le mécontentement intérieur ; il s’adonnait aussi à la discipline du regard si bien qu’il lui était impossible de décrire le visage d’une femme. La lecture d’un petit livre sur les mystères du Rosaire développait sa dévotion envers la Vierge Marie. C’est à l’église des Servites, devant la Vierge de l’Annonciation, qu’il fit, à cette époque, c’est-à-dire à 9 ans et demi, son vœu de chasteté perpétuelle ; il se livra, dès lors, à une mortification sévère. Ceci le préservera des grands dangers d’impureté liés à la Cour !

Lors d’une absence de son père, il reçut le saint cardinal Charles Borromée qui lui donna, pour la première fois, la communion, le 22 juillet 1578.

Il passait une partie des nuits en oraison et commençait à souffrir de douleurs de tête qui ne le quittèrent plus. Quand, en 1581, son père fut nommé grand-chambellan du roi d’Espagne, Louis fut, à la Cour de Madrid, page du prince héritier ; il s’adonnât aux études scientifiques. Aux heures des leçons de danse et d’escrime, il s’esquivait malgré les remontrances de son père. Après avoir lutté parfois pendant trois ou quatre heures, il parvenait à faire une heure sans distraction. La mort de l’Infant le fortifia dans son mépris du monde qu’il songeait d’ailleurs à quitter.

Après avoir pensé aux capucins et à un ordre ancien à réformer, il se décida pour la Compagnie de Jésus ; il y était attiré par son goût pour l’éducation de la jeunesse et la conversion des païens ; de plus, il était sûr que, dans cet ordre seul, il ne serait chargé plus tard d’aucun honneur ecclésiastique.

Son père, pour gagner du temps, lui fit visiter les Cours de Mantoue, Ferrare, Parme et Turin. Plusieurs évêques essayèrent de le persuader qu’il travaillerait plus à la gloire de Dieu en gouvernant sa principauté, mais en vain. Son père finit par donner son consentement, après l’avoir aperçu, par une fente de la porte, se donner la discipline jusqu’au sang et avoir assisté à un interrogatoire sur sa vocation.

Trois mois après son entrée, son père mourait dans des sentiments de piété remarquables, regrettant de s’être opposé si longtemps à la volonté de Dieu sur son fils. Depuis qu’il avait quitté Castiglione, le jeune Louis ne pensait à sa famille qu’en priant pour elle. Il ne voulait plus entendre parler de son origine et fréquentait de préférence les frères coadjuteurs ; il sortait avec des vêtements râpés, un sac sur le dos pour recueillir les aumônes. Le jeune novice édifiait ses frères en religion. Il prononça ses premiers vœux  le 25 novembre 1587. Il soutint publiquement des thèses de philosophie, puis passa à la théologie. Il discutait toujours avec vigueur, mais avec modération, n’interrompant jamais personne. En février et mars 1588, il recevait les ordres mineurs et s’appliquait de plus en plus à l’obéissance : il avait toujours une tendance marquée à résister lorsqu’on contrariait son zèle pour les pénitences extérieures. A 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu. En 1591, la peste ravage Rome. Louis se dévoue sans compter auprès des malades. Une fois, en chemin, il rencontra un pestiféré, le porta sur ses épaules, et rentra malade (3 mars). Il resta languissant pendant plusieurs mois. Dans une sorte de ravissement qui dura toute une nuit, il apprit qu’il mourrait le jour de l’Octave du Saint-Sacrement, le 20 juin : ce jour-là il parut justement mieux et dut insister à plusieurs reprises pour obtenir le viatique ; on le trouvait si bien que son confesseur, le Père Bellarmin, ne fut pas admis à rester auprès de lui le soir. Il s’éteint dans la nuit en s’écriant: « Quel bonheur ! » Il avait 23 ans.

Pie XI le déclara : « Patron céleste de toute la Jeunesse chrétienne. »

 

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