Quand j’aurai tué celui-là, tous les autres auront peur et abandonneront la religion des Pères…

3 juin 2017 : Saints Charles Lwanga et ses compagnons (Fr. Jean)

 

En ce premier samedi du mois de juin, rappelons-nous l’apparition de Notre-Dame de Fatima le 13 juin 1917 :

« – Que voulez-vous de moi ?

Je veux que vous veniez le 13 du mois prochain ; que vous disiez le chapelet tous les jours et que vous appreniez à lire. Ensuite, je vous dirai ce que je veux. »

(La Sainte Vierge demande à Lucie d’apprendre à lire dans l’intérêt du message spirituel qu’elle aurait ensuite à transmettre). Lucie demanda la guérison d’un malade, ce en quoi Notre-Dame répondit :

« – S’il se convertit, il sera guéri durant l’année.

– Je voudrais vous demander de nous emmener au Ciel, dit encore Lucie.

– Oui, Jacinthe et François je les emmènerai bientôt, mais toi, tu resteras ici pendant un certain temps. Jésus veut se servir de toi afin de me faire connaître et aimer. Il veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut ; ces âmes seront chéries de Dieu, comme des fleurs placées par Moi pour orner Son trône. »

Avec tristesse, la petite Lucie dit :

 « – Je vais rester toute seule ici ?

– Non, ma fille. Tu souffres beaucoup ? Ne te décourage pas. Je ne t’abandonnerai jamais ! Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. » Puis la Vierge ouvrit les mains, faisant apparaître le reflet d’une lumière immense. En Elle, les enfants se virent comme submergés en Dieu. Jacinthe et François paraissaient être dans la partie de cette lumière qui s’élevait vers le ciel, et Lucie dans celle qui se répandait sur la terre. Devant la paume de la main droite de Notre-Dame se trouvait un Cœur entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer : c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation. Cette seconde visite, disait sœur Lucie, fut pour eux, l’occasion d’une illumination de leur esprit qui leur fit comprendre « combien Il nous aime et veut être aimé, quelle est la valeur du sacrifice et combien le Seigneur en tient compte pour convertir les pécheurs ».

La Sainte Vierge nous a encore donné un message important : La dévotion à son Cœur Immaculé qui est notre refuge et le chemin qui nous conduit à Dieu ; la valeur du sacrifice pour les pécheurs ; la réparation pour les offenses envers le Seigneur et Notre Dame. Que tout cela ce grave dans nos cœurs et nous stimulent à répondre aux appels de la Vierge Marie.

En ce jour nous fêtons aussi des grands témoins de la foi, martyrs de l’Ouganda. Ce pays était ravagé par bien des fléaux diaboliques. Deux Pères Blancs débarquèrent un jour en cette terre de mission. Mais les sorciers jaloux convainquirent le roi de condamner ces nouveaux chrétiens. Il brula d’abord le chef des pages, Joseph Mukasa, le 15 novembre 1885. « Quand j’aurai tué celui-là, dit le tyran, tous les autres auront peur et abandonneront la religion des Pères. » Six mois après l’odieux meurtre de Joseph, le roi revenant de chasse fit appeler un de ses pages, nommé Denis, âgé de quatorze ans. En l’interrogeant, il apprit qu’il étudiait le catéchisme avec un jeune baptisé. Transporté de rage, il l’égorgea avec sa lance empoisonnée. Les bourreaux l’achevèrent le lendemain matin. Après d’autres persécutions, il fit assembler tous les pages chrétiens et ordonna qu’on les amena pour être brûlés vifs sur le bûcher de Namugongo (ceux-ci avaient refusé de satisfaire aux désirs impurs du roi). Le 27 mai, ils les embarquèrent et le 3 juin 1886, fête de l’Ascension, ils furent exécutés. Parmi eux se trouvait Charles Lwanga, à qui le roi avait confié un groupe de pages auxquels il avait enseigné le catéchisme en cachette. Il fut séparé de ses compagnons afin d’être brûlé à part. Le bourreau alluma les branchages de manière à ne brûler d’abord que les pieds de sa victime. « Tu me brûles, dit Charles, mais c’est comme si tu versais de l’eau pour me laver ! » Lorsque les flammes attaquèrent la région du cœur, avant d’expirer, Charles murmura : « Mon Dieu ! Mon Dieu ! » Comme le groupe des martyrs avançait vers le bûcher, un cri de triomphe retentit : Nwaga, le fils du chef des bourreaux, avait réussi à s’enfuir de la maison pour voler au martyre ! Il bondissait de joie en se retrouvant dans la compagnie de ses amis. On l’assomma d’abord d’un coup de massue, puis il fut roulé avec les autres dans des claies de roseaux pour devenir dans un instant la proie des flammes.

On compte officiellement vingt-deux martyrs catholiques canonisés dont le martyre s’échelonne de l’année 1885 à 1887.

 

Que ces merveilleux exemples de courage nous entrainent a demeurer ferme dans la foi, cette foi que la Vierge Marie est prête à protéger si nous nous réfugions dans son Cœur Immaculé.

 

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