La nouvelle Ève rejoint le Nouvel Adam au Ciel, avec son corps et son âme !

15 août 2017 : Messe de l’Assomption (P. Bernard)

Bien chers amis et jeunes amis, quelle joie et quelle espérance de célébrer avec vous l’Assomption de la Vierge Marie, Patronne Principale de la France. Puisse cette solennité être pour chacun de nous un jour de grande joie et de sainte espérance ! Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous a appelés à faire grandir notre Foi en la Résurrection de Jésus. Jésus Ressuscité, en ce jour, fait participer Sa Mère bien-aimée à son triomphe sur Satan, le péché et la mort ! Au Jour de Son Ascension, Il avait fait participer à Sa Victoire toutes les âmes des justes qui, depuis Adam et Ève, attendaient leur Rédempteur pour être admis à la Vie du Ciel. Aucun sauvé, cependant, ne participait au Bonheur éternel du Royaume des cieux avec son corps glorifié. La Vierge Marie a été la première et l’unique fille d’Adam et Ève élevée avec son corps glorifié au Ciel. Son corps, bien qu’ayant été séparé de son âme pendant moins de trois jours, n’a pas connu la corruption de la mort. L’Immaculée, la Mère de Dieu, est la première créature à jouir de ce privilège unique. Quelle joie pour Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit ! Quel enthousiasme pour tous les anges et toutes les âmes des justes qui participent, sans leur corps, à la Vie éternelle dans le Royaume ! Réjouissons-nous profondément en pensant à la Gloire de la Vierge Marie dans le Ciel !

 St Luc, dans l’évangile, nous a invités à participer à la joie de la Visitation et à approfondir le magnificat de la Vierge Marie. Pourquoi cet évangile ? Tout simplement parce qu’aucun des 4 évangiles ne parle du mystère de l’Assomption. Ce mystère a pourtant un caractère historique indéniable. Le fait historique de la découverte par les apôtres du tombeau vide de la Vierge Marie est attesté dans l’art tant en Occident qu’en Orient. La Bse Anne-Catherine a reçu des lumières qui nous permettent de mieux comprendre la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie. Dieu lui a révélé que les apôtres avaient été tous prévenus pour se rendre sans tarder à Ephèse et recevoir les dernières consignes et la bénédiction de la Vierge Marie avant sa mort. Saint Thomas arriva en retard. Le corps de la Vierge Marie était au tombeau. Il voulut voir, une dernière fois, le corps de la Mère de Jésus, qui était devenue la Mère des apôtres. On ouvrit le tombeau et on constata alors qu’il était vide. Les apôtres eurent alors la conviction que le corps de la Vierge Marie avait été élevé au Ciel ! Nous avons été témoins à Ephèse, les 15 août 1992 et 2002, de la tradition locale concernant l’Assomption. Des milliers de musulmans viennent à la maison de la Vierge Marie, le matin du 15 août, pour honorer la Mère de Jésus au jour de son Assomption. Ces musulmans continuent les traditions de leurs ancêtres qui, ne l’oublions pas, étaient chrétiens avant d’être devenus musulmans. Le Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, proclama le dogme de l’Assomption de Notre-Dame avec son âme et son corps glorifié. Nul aujourd’hui ne peut nier cette vérité de Foi ! Mais pourquoi le Nouveau Testament n’a-t-il pas parlé de ce mystère ? Des théologiens ont donné cette réponse : pour éviter que l’on fasse de la Vierge Marie une déesse. Dieu a inspiré, nous en sommes convaincus, le développement du dogme. Il fallait d’abord proclamer avec précision et clarté les dogmes de la Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption avant de proclamer les dogmes concernant la Vierge Marie. Mais il faut affirmer que, depuis les apôtres, l’Eglise, dans sa Tradition, a toujours cru en l’Assomption de la Vierge Marie dans les Cieux ! Ce mystère, donc, n’est pas un mythe mais il a un fondement historique que nul ne peut contester. Avec l’Eglise, en ce jour, et avec les mots de Sainte Elisabeth proclamons «bienheureuse» la Mère de Jésus et notre Mère. Oui, vraiment le Seigneur a fait en elle des merveilles. Le cantique du magnificat exalte l’humilité et les autres vertus cachées, vécues et prêchées par Jésus, que Lucifer, père de l’orgueil, du mensonge et de la jalousie, a méprisées. Il a été rejeté alors que la Vierge Marie a été élevée ! Ces faits expliquent la jalousie du Dragon rouge envers la Femme revêtue du soleil. Ne prenons pas peur en entendant parler en ce jour de Fête du grand combat prophétisé par Saint Jean dans l’Apocalypse. Ce combat se conclura par le triomphe du Cœur Immaculé de Marie, prophétisé à Fatima. Ce triomphe est déjà commencé, même si les signes de son triomphe plénier ne sont pas encore donnés. N’oublions pas que la Victoire du Christ Rédempteur était bien réelle, dès le Vendredi Saint, même si les signes du triomphe du Messie, annoncés par les prophètes, ne sont toujours pas encore visibles 2000 ans après. Cependant, nous le savons : Jésus a bien vaincu Satan, le péché et l’esprit du monde ! Il en est de même pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie : il a déjà commencé dans le cœur des humbles et des petits. Ce triomphe, nous le voyons dans la vie de Saint Jean-Paul II, Saint Padre Pio, Sainte Mère Térésa, Marthe Robin, nos Fondateurs. Notre église débordante de familles, d’enfants, de jeunes et d’amis de Notre-Dame des Neiges de tous âges est bien le signe du triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Les nombreux retours à Dieu dont les Médias parlent peu et que nous constatons avec émerveillement sont également le signe de ce triomphe. Ne vivons pas dans la tristesse et l’angoisse, mais dans la joie et l’espérance comme nous y ont invité les évêques du Concile Vatican II. Avec la Vierge Marie, au jour de Son Assomption, redisons à Dieu : mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Magnificat, Alléluia, Marana tha ! 

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