Par ce signe tu vaincras !

Vendredi 18 août 2017 : Sainte Hélène (Fr. Joseph)

Sainte Hélène

Mère de l’empereur Constantin. Elle naît vers 250 au nord-ouest de l’Asie Mineure. Fille de domestiques et servante d’auberge, elle est choisie comme épouse de second rang par le centurion Constance Chlore qui la répudia vingt ans plus tard lorsqu’il devint César. Il la laissa alors dans un exil doré à Trèves avec son fils, Constantin. Constance Chlore avait épousé une princesse impériale, mais se montra toujours bon pour Hélène.

En 306, Constantin, le fils d’Hélène est vainqueur de son rival Maxence et devient empereur. La victoire qui le conduit au trône fait suite à une vision de la croix où il lui est dit : « par ce signe tu vaincras ». Avec Constantin la religion chrétienne reçoit une reconnaissance officielle dans l’empire romain. Hélène, la mère de Constantin reçoit le baptême. Constantin la comble d’honneurs, lui construit à Rome un palais magnifique et la fait proclamer « augusta » (impératrice).

Avec son fils, Hélène devient la puissante protectrice des chrétiens, puisant largement dans le trésor impérial pour construire ou doter de nombreuses églises, tout en secourant les pauvres, protégeant les opprimés et s’efforçant d’améliorer le sort des prisonniers, ce qui la fait vénérer du petit peuple.

Elle a près de 80 ans quand elle se rend en pèlerinage en Palestine où elle lance la construction de trois basiliques pour protéger les Lieux Saints : la Basilique de la Nativité à Bethléem, l’Église du Pater Noster et la basilique du Saint Sépulcre. Elle meurt vers 330 peu après son retour de Terre Sainte, avec son fils à ses côtés. Celui-ci fait transformer sa résidence en une église, la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem, qui abrite des reliques de la Passion.

Il faut dire un mot de la découverte de la Croix de Notre Seigneur. Les sources sont claires, avec des différences de détail, pour affirmer que c’est à Sainte Hélène que l’on doit la découverte de la Sainte Croix.

Le récit de saint Ambroise : Elle trouve pêle-mêle trois croix. Elle identifie la croix du Christ par l’inscription « Jésus de Nazareth, Roi des Juifs« .

Le récit de Rufin d’Aquilée : Hélène consulte les anciens de Jérusalem, qui lui indiquent le lieu où, selon la tradition, était la croix ; elle fait creuser et découvrit trois croix. Saint Macaire, alors évêque de Jérusalem, fait mettre tout le monde en prière, et reconnaît la vraie croix par un miracle : une femme est prête à mourir, on lui fait toucher deux croix; mais dès qu’elle approche de la 3ème, elle est entièrement guérie. Le même jour, Macaire rencontre une foule qui accompagne un mort au cimetière. Il toucha le cadavre avec les croix des larrons sans que rien ne se passe ; mais aussitôt qu’on approche celle du Sauveur, le mort ressuscite.

Le récit de la Légende Dorée est proche du précédant, mais fait intervenir un juif appelé Judas, à la place de l’évêque saint Macaire.

Arrivée à Jérusalem, Hélène fait mander devant elle tous les savants juifs de la région. L’un d’eux, nommé Judas, révèle le lieu où était la croix. Or, il y avait en ce lieu un temple de Vénus qu’avait fait construire l’empereur Adrien, de façon que quiconque y viendrait adorer le Christ paraisse en même temps adorer Vénus. Hélène fait raser le temple et l’on découvre, à vingt pas sous terre, trois croix. Judas, voyant passer le cadavre d’un jeune homme qu’on allait enterrer, mit sur le cadavre l’une des croix, puis une autre. Le cadavre restait immobile. Alors Judas mit sur lui la troisième croix ; et aussitôt le mort revint à la vie. Judas se fit ensuite baptiser, prit le nom de Cyriaque et, à la mort de Saint Macaire, lui succéda comme évêque de Jérusalem.

Selon Anne Catherine Emmerich (Vie de J-C, tome 6, p. 361, vieille édition)

Sainte Hélène, convertie par son fils qui l’avait fait parler avec le pape Sylvestre, décide de partir à la recherche de la Sainte Croix avec 2 juifs également convertis par Sylvestre. A Jérusalem, ne déclarant pas leur conversion, les 2 juifs peuvent avoir des renseignements sur le lieu du Calvaire et du Saintt Sépulcre, mais ont du mal à obtenir d’un vieux juif des renseignements sur l’emplacement de la Croix. Ils les obtiennent cependant. On trouve les croix et Hélène peut reconnaître celle de Jésus qui avait un bois régulièrement équarri. Beaucoup de malades sont alors guéris en touchant la Croix.

Bse Marie-Hélène Stollenwerk

Nous fêtons aussi aujourd’hui Maria Helena Stollenwerk naît en Rhénanie. Dès son enfance, la lecture des “Annales” de l’Œuvre pontificale missionnaire la fait vibrer, toute sa vie sera dominée par le désir de partir en mission bien qu’elle n’ait jamais pu réaliser ce vœu. Elle s’associe à l’œuvre du P. Arnold Janssen, hollandais et fondateur du premier institut missionnaire d’Allemagne, la Société du Verbe Divin. Elle sera cofondatrice avec celui-ci de la Congrégation des Missionnaires servantes du Saint Esprit. Ne pouvant l’envoyer en mission, le Père Arnold lui offre un service de cuisinière qu’elle accepte. Mais elle fait confiance à l’Esprit Saint dont sa Congrégation porte le nom, et elle comprend qu’il est la force de l’activité missionnaire. D’autre part l’adoration eucharistique lui donne l’espérance qu’elle est proche du Seigneur et qu’elle est envoyée par lui. Bientôt la communauté fonde en Argentine puis au Togo. Quant à la fondatrice, elle décide de passer le reste de sa vie en prière pour les missions, et rejoignit les sœurs de l’Adoration perpétuelle, également fondées par le P. Janssen. Elle achève sa vie terrestre  à 48 ans, le 3 février 1900.

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