Si les hommes savaient ce qu’est vivre dans la grâce…

Mercredi 23 août 2017 : Sainte Rose de Lima (Frère Jean-Régis)

Rose de Flores était la dixième enfant d’une pauvre famille espagnole de Lima au Pérou. Très vite, elle manifesta pour le Christ un amour si violent qu’elle multiplia les austérités. A 4 ans et demi, elle reçut la grâce de savoir lire sans avoir appris, l’ayant simplement demandé dans la prière. Elle en profita pour se nourrir de la vie de sainte Catherine de Sienne qui devint son modèle. A 5 ans, elle se consacra à Dieu. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d´état. Une source de difficultés lui vint de concilier l´obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s’ingénia à trouver le moyen d’obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu’à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l’intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice. La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l´humilité et l´obéissance. Aussi, Rose soumettra toujours toutes ses austérités à l´obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. À l´exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s´exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit vœu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu´une soupe faite de pain et d´eau, sans sel ni autre assaisonnement.

A 20 ans, elle prit l’habit des tertiaires dominicaines. Elle passa les onze années qui lui restaient à vivre, à demi-recluse dans un minuscule ermitage au fond du jardin de ses parents, dans la prière et une austérité effrayante. En échange, elle recevait des grâces mystiques étonnantes. Dans le même temps, elle se dévoua au service des indiens, des enfants abandonnés et des vieillards infirmes. La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdaient après avoir été si chèrement achetées. Ses visions éveillèrent les soupçons de l’Inquisition. Elle subit des examens et la sûreté doctrinale de ses réponses impressionna ses interrogateurs. Elle rend son âme à Dieu le 24 août 1617 à l’âge du 31 ans. Elle est la première sainte canonisée du continent latino-américain, dont elle est la première patronne. Elle aimait répéter : « Si les hommes savaient ce qu’est vivre dans la grâce, ils ne s’effraieraient d’aucune souffrance et pâtiraient volontiers toute peine, parce que la grâce est le fruit de la patience ».

Repartons pour une nouvelle année affermis et déterminés pour vivre la belle aventure de l’Amour, dans l’affection de la perfection dans les moindres choses, matérielles et spirituelles, un profond respect et l’imitation de toutes les vertus, en étant tout à tous et se gardant intégralement à son Dieu.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *