Journée en l’honneur de ND des Neiges à Bergerac

17 septembre 2017 – Journée Notre-Dame des Neiges. (P. Bernard)

Bien chers amis, nous sommes heureux en ce temps de rentrée de nous retrouver pour une nouvelle journée pèlerinage Notre-Dame des Neiges. Nous voudrions remercier à nouveau la divine Providence et Notre-Dame des Neiges de nous avoir appelés à Bergerac en l’année 2008, année du 150e anniversaire de Notre-Dame de Lourdes. Nous avons appris, le 11 février 2008, que les Carmélites de Bergerac cherchaient une Communauté religieuse pour continuer à assurer en cette maison l’Office si important de la prière de l’Eglise. Nous ne pensions pas, en ce 11 février, répondre positivement à cette demande du fait de la Fondation récente du Foyer de Sens. Mais après avoir rencontré Mère Monique et l’évêque de Périgueux Sarlat, Mgr Michel Mouïsse, nous avons discerné que leur appel pressant était comme l’écho de l’appel de Dieu. Nous avons alors dit « oui » à la Volonté de Dieu et, aujourd’hui, 9 années plus tard, nous ne pouvons que rendre grâce à Dieu le Père, à Jésus, au Saint-Esprit, à Notre-Dame des Neiges et à Saint Joseph. Nous tenons aussi à remercier les carmélites qui nous ont confié avec joie leur maison. Mère Monique, qui avait une grande dévotion à Notre-Dame des Neiges, a tout de suite été rassurée de savoir que nous étions consacrés à Notre-Dame des Neiges. En cette Messe, prions pour ces Carmélites qui, courageusement, sont partis à Athènes. Elles ont beaucoup souffert de la grosse chaleur, cet été, m’a dit Mère Monique. Elles prient beaucoup pour nous. Prions beaucoup pour elles. Nous confions aussi en ce dimanche toutes les intentions de nos nombreux bienfaiteurs et amis : puisse Notre-Dame des Neiges vous bénir et vous rendre au centuple. Nous prions aussi Saint Joseph pour vos familles. Les intempéries sont venues s’ajouter aux graves difficultés des agriculteurs et viticulteurs. Ne nous décourageons pas et confions-nous à la divine Providence et à Jésus, Marie et Joseph. La Parole de Dieu, en ce dimanche, nous appelle au pardon et à la miséricorde. Mettons en pratique les conseils de Ben Sirac le Sage et ne perdons pas la paix de notre âme en entretenant rancune et vengeance. Nous avons besoin pour cela du témoignage des saints. Le premier témoin est Jésus Lui-même. Sur la Croix, alors qu’Il est injustement crucifié, Il dit à Son Père : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Saint Jean-Paul II a donné à l’Eglise et au monde un témoignage admirable après l’attentat du 13 mai 1981. Les premiers mots qu’il a prononcés, avec beaucoup de difficultés, 4 jours après, ont été : «Je prie pour mon frère qui m’a frappé et auquel j’ai sincèrement pardonné». Jean-Paul II est allé ensuite rendre visite à Ali Agca dans sa prison pour lui porter son pardon. Autre témoignage de pardon : Sainte Maria Goretti. Avant de mourir, elle a pardonné à Alexandro, son assassin. Elle lui est apparue, plusieurs années après dans sa prison. Alexandro a demandé pardon à la maman de Maria Goretti. Sa maman lui a pardonné et, ensemble, ils ont participé à la canonisation de Maria Goretti ! Le Père Werenfried, fondateur de l’AED, a été remué par la misère physique et morale des 14 millions de réfugiés d’Allemagne de l’Est après le partage de l’Allemagne. 4 familles étaient entassées dans une seule pièce jour et nuit : un enfer physique et moral ! Le Père Werenfried sillonna la Flandre et les Pays-Bas pour quêter pour ces frères en détresse. Ainsi est née l’AED. Un jour, le Père Werenfried prêcha dans le petit village de Vinkt. Les Allemands avaient massacré 85 habitants dont le vicaire. La haine régnait et le curé se désolait parce que ses paroissiens refusaient de donner le pardon aux Allemands. Le Père Werenfried, malgré les menaces, eut le courage d’appeler les habitants de Vinkt au pardon sinon ils ne sont pas chrétiens ! Le curé tremblait : comment ses paroissiens allaient-ils réagir ? Une dame entra à la sacristie à la fin de la Messe. Le curé tremblait plus encore : les Allemands avaient tué son mari, son fils et son frère !!! Cette dame donna au Père Werenfried de l’argent et lui promit les vêtements des membres de sa famille assassinés pour les Allemands. Le soir, les paroissiens de Vinkt se réunirent autour du Père Werenfried et, dans les larmes, prièrent avec lui pour leurs frères Allemands en détresse et lui offrirent des dons importants pour leur venir en aide. Grande est la Miséricorde de Dieu, puissante la vertu de charité qui nous aide à aimer comme Jésus jusqu’au pardon de nos ennemis ! Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous appelait à vivre pour le Seigneur. Demandons à Notre-Dame des Neiges, en ce dimanche, la grâce de vivre pour le Seigneur et d’imiter Jésus et les saints en aimant comme Dieu le Père, riche en Miséricorde. En ce 17 septembre, les Franciscains fêtent liturgiquement les stigmates de Saint François d’Assise. Par cette célébration est fêtée l’identification parfaite du frère universel avec Jésus crucifié. Un fils spirituel de Saint François sera, lui aussi, stigmatisé : Saint Padre Pio. Demandons à ces deux grands saints de nous apprendre à aimer comme Jésus. La sainteté se résume en ce double commandement : aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même ! Après la Messe, nous essayerons de lire les signes des temps. Beaucoup sont angoissés en pensant à l’avenir immédiat et l’avenir plus lointain. Confions-nous davantage au Cœur Immaculé de Marie, consacrons-nous à Son Cœur Immaculé et ayons cette ferme confiance : le Cœur Immaculé de Marie triomphera et un certain temps de paix sera donné au monde. Voilà la sûre prophétie de Fatima !

Laissez un commentaire