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27 octobre 2017 : Bienheureux José Javier Gorosterratzu et ses compagnons[1] (Fr. Clément-Marie)

 

Nous fêtons en ce 27 octobre le bienheureux José Javier Gorosterratzu et ses 5 compagnons rédemptoristes martyrs espagnols entre 1936 et 1938.

« Le père José Javier Gorosterratzu est né à Urroz (Navarre) 7 août 1877 ; il a été ordonné prêtre le 28 septembre 1903. Après quelques années d’enseignement à El Espino (Burgos) et Astorga (León), il vécut dans les communautés de Pamplona (Navarra), Madrid et Cuenca. Homme de grande culture et missionnaire populaire, expert confesseur et directeur spirituel recherché. Il publia deux ouvrages historiques et écrivit un manuel de philosophie. Le 10 août 1936, il est arrêté par la milice du Front Populaire, et il est conduit au cimetière de Cuenca. Il est fusillé alors qu’il pardonnait à ses exécuteurs.

Le père Ciriaco Olarte Perez est né à Gomecha (Álava) le 8 février 1893 ; ordonné prêtre le 29 juillet 1917, il se rend au Mexique comme missionnaire, de 1920 à 1926. Comme l’esprit anticlérical y croissait rapidement, il retourne en Espagne. De 1926 à 1935, il exerça son ministère apostolique à Madrid, à la communauté du Perpétuel Secours. En mai 1935, il est en résidence à Cuenca. Le soir du 31 juillet 1936, il est arrêté et conduit à un endroit appelé ‘Las Angustias’ (Place de la peur), puis, souffrant de graves blessures, il fut laissé là, et mourut après de longues heures d’agonie.

Le père Miguel Goñi Ariz est né à Imarcoain (Navarre), le 27 avril 1902 ; il a été ordonné prêtre le 27 septembre 1925. Il se révéla prédicateur de missions populaires sans repos et très convainquant. Après avoir été au service des communautés de Nava del Rey (Valladolid), Granada, Santander et Vigo, il est transféré à Cuenca en 1932. Son ministère s’exerça particulièrement en l’église rédemptoriste de S. Philippe Néri. Le 31 août 1936, il est arrêté par la milice et tué.

Le père Julián Pozo Y Ruiz De Samaniego est né à Payueta, (Álava) le 7 janvier 1903; il a été ordonné prêtre le 27 septembre 1925. Comme il souffrait de tuberculose depuis 1921, il accepta cette maladie avec résignation et se consacra à la prière, au ministère des confessions et au soin des malades. On aimait beaucoup ses dons de confesseur et de directeur spirituel. En 1928, il est transféré à la communauté apostolique de Cuenca. Puis, il rejoint le séminaire à cause de la persécution. C’est là que, le 9 août 1936, il est arrêté alors qu’il priait le rosaire; il fut abattu le long du chemin qui menait de Cuenca à Tragacete.

Le père Pedro Romero Espejo est né le 28 avril 1871 à Pancorbo (Burgos) ; il a été ordonné prêtre le 29 février 1926. C’était une personne très timide et l’activité missionnaire à l’extérieur ne lui convenait pas. Il consacra sa vie au ministère de la réconciliation, et vécut sa vie religieuse dans la méditation, la prière et la mortification. Il témoigna d’un grand esprit de pauvreté envers les autres. Après avoir fait partie des communautés d’Astorga (León) et de Madrid, il est transféré à Cuenca. Au début de la guerre civile, il doit quitter la communauté et, comme d’autres collègues, il va vivre chez des familles dans leur maison privée. Afin d’échapper aux persécuteurs et pour continuer son apostolat, il choisit de mendier dans les rues de la ville. Détenu à plusieurs reprises par la milice, et, en mai 1938, arrêté et mis en prison, il y exerce son ministère auprès d’autres prêtres détenus. Il meurt de dysenterie, le 29 mai.

Le frère Victor (Victoriano) Calvo Lozano est né le 23 décembre 1896 à Horche (Guadalajara). Le 13 novembre 1920, il fait sa profession religieuse et choisit le nom de Victoriano. En 1921, il est désigné pour la communauté de Cuenca, y travaille à titre d’employé de bureau et de portier. Malgré son manque d’éducation scolaire, il avait un sens inné de la culture. Il excellait particulièrement par sa connaissance de l’ascétisme. Ses supérieurs lui permirent la direction spirituelle des jeunes femmes. Il écrit pour elles une série de retraites et d’autres travaux. Le 10 août, il est arrêté par la milice, conduit au cimetière de Cuenca, où il est assassiné brutalement. »

[1] http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12880/Bienheureux-Jose-Javier-Gorosterratzu.html

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