Marana Tha !

Dimanche 26 novembre 2017 : solennité du Christ Roi (WE Foyers à Saint Pierre) (P. Bernard)

Bien chers amis, nous concluons l’Année liturgique par la solennité du Christ Roi. Notre Père Fondateur nous a éduqués à mettre en valeur cette Fête très importante de Jésus, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ! Vivons ce dimanche dans la joie et, avec les Foyers qui participent à notre première récollection, faisons découvrir ou redécouvrir la beauté de la Foi et la joie de croire. Puissent beaucoup d’hommes de bonne volonté, désemparés par la très grave crise de l’humanité, faire l’expérience de Saint Augustin : le grand retour à Dieu. Le cœur humain ne peut trouver joie, paix et repos qu’en Dieu parce que Dieu Seul peut combler le cœur de ceux qui ont été créés à son image et à sa ressemblance. Demandons à Jésus en ce dimanche : viens, Jésus, viens régner à nouveau dans le cœur de tous les baptisés, viens régner dans le cœur de tous les hommes de bonne volonté, viens régner en ce monde marqué par tant de violences, tant d’immoralités, tant d’injustices, ce monde où règne en maître Satan ! Jusques-à-quand, Seigneur, laisseras-Tu le Père du Mal et du Mensonge attaquer Ton Eglise et pervertir le monde ? Les hommes ont soif de Paix, de Vérité, de Justice et d’Amour. Dieu le Père a permis à la Vierge Marie d’apparaître à Fatima, il y a 100 ans et de donner cette promesse absolue : «finalement mon Cœur Immaculé triomphera et un certain temps de paix sera donné au monde» ! Pardon, Jésus, pour nos péchés, réparation pour toutes les lois de nos Etats qui sont en contradiction avec les 10 commandements et une révolte contre Ton Père ! Tu ne maudis pas ce monde où Dieu est absent, mais Tu l’appelles à revenir à Toi. Il ne peut pas, Seigneur, revenir de lui-même. C’est à Toi à tout faire, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Nous avons confiance en Toi. Viens, Jésus, Marana tha !

La prophétie d’Ezéchiel, qui annonçait le Bon Berger recherchant ses brebis, nous donne confiance. Par ce grand prophète, Dieu Lui-même nous dit : « J’irai moi-même à la recherche de mes brebis ». Qui pouvait imaginer, au temps d’Ezechiel, que le Fils de Dieu en Personne se ferait homme et deviendrait ce Bon Berger ? En Jésus, c’est bien Dieu en Personne, qui est venu à la recherche de ses brebis ! Avec le psaume 22, nous avons chanté : le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ! Sommes-nous enthousiastes lorsque nous chantons ce psaume ? Réalisons-nous vraiment ce qu’il signifie ? Oui, à la fin de l’année liturgique de la sainteté, réjouissons-nous avec tous les anges et tous les saints : le Seigneur est notre berger, que pourrait-il nous manquer ? Vivons ces temps difficiles dans la confiance, la reconnaissance et la joie ! Saint Paul, dans la seconde lecture, a rappelé l’importance de la Résurrection du Christ, le nouvel Adam. La mort est venue par le premier Adam, en Jésus-Christ, mort pour expier nos péchés et ressuscité pour notre justification, elle a été vaincue. Jésus est donc Christ Roi, parce qu’Il est le nouvel Adam qui a accompli la Rédemption des hommes pécheurs et est devenu, par Sa Résurrection, la Tête de Son Corps mystique qu’est l’Eglise. Réjouissons-nous profondément en contemplant Jésus notre Roi, qui nous fait participer à Sa Vie de Fils unique du Père et nous rassemble en un seul Corps : l’Eglise ! L’évangile de cette solennité révèle enfin que Jésus, Roi des rois, jugera tous les hommes au jour du Grand Jugement. La parabole du Jugement dernier n’est pas un mythe mais une prophétie ! Elle est à prendre au sérieux. Jésus, le Juste Juge dira à ceux qui seront rassemblés à Sa droite : « Venez les bénis de mon Père ». Mais à ceux qui seront à sa gauche : « Allez vous en loin de moi, maudits, dans le feu éternel ! » La conclusion de la parabole de Jésus est sans ambiguïté : « ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle ». Nous l’avons rappelé, plusieurs fois en cette année centenaire des apparitions de Fatima. L’Enfer éternel existe. La présence de damnés en Enfer est une réalité. La Vierge Marie, connaissant par avance la grande hérésie de notre temps : ‘l’Enfer n’existe pas ou du moins il n’y a pas de damnés’, a fait voir aux trois petits enfants l’Enfer et les âmes qui y tombaient. En cette solennité du Christ Roi, nous devons rappeler la Foi de l’Eglise qui ne peut pas changer. Aucun théologien ne peut remettre en cause la vérité révélée sur les fins dernières. Saint Ignace de Loyola faisait méditer ses retraitants sur les conséquences du péché originel et des péchés personnels. Il n’avait pas peur de parler des démons, du péché mortel et de l’Enfer et il n’hésitait pas à faire refaire les Exercices sur ces réalités si importantes lorsqu’il voyait qu’elles n’étaient pas prises au sérieux par le retraitant. Puisse l’Eglise être à nouveau courageuse pour redonner, à la suite des grands prédicateurs de mission, les vérités sur les fins dernières qui ont sauvé tant d’âmes ! Jésus ne serait ni le Christ Roi, ni le Fils de Dieu, s’Il n’était pas le Juge capable de s’opposer au pouvoir de Lucifer, de le condamner éternellement avec tous les anges qui l’ont suivi et de faire triompher pour toujours le Bien. Demandons à l’humble Vierge Marie, que nous venons de fêter dans le mystère de sa présentation au Temple, de ne pas craindre Jésus, Juge Juste et Miséricordieux ! Notre-Seigneur voudrait sauver tous les hommes. Par Sœur Joséfa Ménendez, Il lance toujours ses appels à l’Amour : « Je veux que les Âmes viennent toutes à Moi. La vérité triomphera, la Paix gouvernera les âmes et le monde et mon Règne arrivera. Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde car mon Règne est de Paix et d’Amour : voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d’Amour ! »

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