Avec les Foyers, à Sens !

Dimanche 3 décembre 2017 1er dimanche de l’Avent, Foyers Sens. (P. Bernard)

Bien chers amis, nous voici entrés dans le temps de l’Avent et d’une nouvelle année liturgique, l’année B où nous méditerons l’évangile selon Saint Marc. L’Avent, c’est le temps de l’attente de la venue de Jésus. Tous les baptisés doivent être des veilleurs qui attendent le retour du Seigneur. Saint Jean-Paul II a particulièrement confié cette mission aux femmes chrétiennes à Lourdes, le 15 août 2004 en leur demandant d’être des sentinelles de l’invisible.

Isaïe, dans la première lecture, faisait entendre le cri du Peuple de Dieu, qui a désobéi à la Loi de Dieu et qui a subi beaucoup d’épreuves : « Ah, si tu déchirais les cieux et si tu descendais » ! Ce cri, ne devrions-nous pas le lancer en notre temps d’éclipse de Dieu et de grande apostasie ! Ne nous décourageons pas cependant ! Dieu entend notre cri ! Dieu a répondu au cri d’Isaïe : Il déchiré les cieux ! Il est descendu ! Au jour du baptême de Jésus par Jean-Baptiste, les cieux se sont ouverts, la voix du Père s’est faite entendre, l’Esprit-Saint s’est manifesté sous la forme d’une colombe. Isaïe, malgré son cri angoissé, a confiance en Dieu : « Et pourtant, Seigneur, tu es notre père, nous sommes l’argile, tu es notre potier, nous sommes tous l’œuvre de tes mains ». Entrons en ce temps de l’Avent avec cette confiance filiale en Dieu notre Père, qui nous aime passionnément.

Le psaume de ce dimanche nous invitait à la confiance en Dieu. Nous sommes des pécheurs, mais Il est notre Dieu, un Dieu qui pardonne et prend pitié lorsqu’on reconnaît notre péché et qu’on Lui demande pardon. Puisse ce temps de l’Avent être un temps de vraie conversion qui nous prépare à ouvrir nos cœurs à la venue de Jésus. Gardons dans le cœur cette conviction : nous sommes les enfants de Dieu ! Comment notre Dieu ne se laisserait-Il pas toucher par ses enfants qui crient vers Lui ?

L’évangile selon Saint Marc est très court, en ce premier dimanche de l’Avent, mais il est dense. Jésus nous appelle à être vigilants. Le verbe « veiller » revient, plusieurs fois, dans la bouche de Jésus. Il est le verbe de ce temps de l’Avent. Voici comment le CEC parle de ce temps d’attente de la venue du Seigneur : « les chrétiens prient, surtout dans l’Eucharistie, pour hâter le retour du Christ lui disant: « Viens, Seigneur ». Le Christ a affirmé avant son Ascension que ce n’était pas encore l’heure de l’établissement glorieux du Royaume messianique attendu par Israël qui devait apporter à tous les hommes, selon les prophètes, l’ordre définitif de la justice, de l’amour et de la paix. Le temps présent est, selon le Seigneur, le temps de l’Esprit et du témoignage, mais c’est aussi un temps encore marqué par la « détresse » et l’épreuve du mal qui n’épargne pas l’Eglise et inaugure les combats des derniers jours. C’est un temps d’attente et de veille. Depuis l’Ascension, l’avènement du Christ dans la gloire est imminent même s’il ne nous « appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa seule autorité ». Cet avènement eschatologique peut s’accomplir à tout moment même s’il est « retenu », lui et l’épreuve finale qui le précédera » (CEC 672-73). Demandons à la Vierge Marie de nous apprendre à veiller et prier. Saint Jean-Paul II, dans la veillée des JMJ de Czestochowa, en 1991, avait invité les jeunes à imiter la Vierge Marie, cette Mère qui prie et veille sur chacun de ses enfants. Apprenons de cette Mère à veiller. Celui qui ne veille pas et ne prie pas se laisse prendre par les pièges du Malin. Beaucoup de baptisés se sont laissés égarer sans y prendre garde en ce monde où règne Satan : les soucis de l’argent et des biens de cette terre, les sports, les loisirs, les plaisirs, les Médias, Internet, les absorbent totalement. Ils n’ont plus de temps pour Dieu. Ils sont comme prisonniers de ce monde fermé sur le spirituel.

Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous invitait à rendre grâce à Dieu qui nous a comblés de grâces en Son Fils, le Christ Jésus. Avons-nous conscience d’avoir reçu, selon les mots de l’apôtre des Nations, toutes les richesses, toutes celles de la Parole et de la connaissance de Dieu ? Nos récollections de foyers, en ces prochains mois, nous aideront à mieux prendre conscience de ces richesses et à nous émerveiller devant la beauté de la Foi. Mais, bienheureux sommes-nous d’avoir la Foi !

Demandons enfin au Cœur Immaculé de Marie, que nous fêterons solennellement, ces samedis 9 et 16 décembre à Saint-Pierre-de-Colombier de nous garder dans la foi, l’espérance et la joie de Dieu. Nous serons très heureux de vous accueillir nombreux. N’ayez pas peur de la fatigue et du froid. Notre-Dame des Neiges a préparé des cadeaux spirituels pour chacun. Que l’argent ne soit pas un empêchement. La divine Providence y pourvoira ! En cette Fête de Notre-Dame des Neiges, nous nous préparerons à entrer dans l’année cinquantenaire de l’année 68. Nous approfondirons deux textes importants de Paul VI, donnés en l’année 68 : le credo du Peuple de Dieu et l’Encyclique Humanae Vitae. Puissent ces deux textes nous aider à garder la Foi et à vivre le bel amour selon Dieu. Merci de continuer à prier avec nous afin que toutes les autorisations pour la construction de l’église du Cœur Immaculé de Marie soient données et que Notre-Dame des Neiges puisse bénir de plus en plus de pèlerins. Prions-la avec cette prière de notre Fondateur : « Notre-Dame des Neiges, première de cordée, notre Mère au Ciel, voyez nos misères, Cœur Immaculé brûlant d’amour, formez nos cœurs à votre image ». Ajoutons : «apprenez-nous à aimer Jésus et à aimer comme Jésus nous aime et aime tous les hommes. Aidez-nous à être des veilleurs et des éveilleurs de la joie de Dieu. Aidez-nous à nous préparer à un vrai Noël chrétien ! »

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