Jésus est le parfait missionnaire !

4 février 2018 : 5e dimanche du temps ordinaire (P. Bernard)

Bien chers amis, la Parole de Dieu en ce dimanche nous révèle que Jésus est le parfait missionnaire. Notre-Seigneur commence sa journée en enseignant dans la synagogue de Capharnaüm. Ensuite il visite une grande malade : la belle-mère de Simon. Le soir venu, on lui amène les malades et les possédés de la ville. Jésus en guérit beaucoup et chasse des esprits mauvais. Son affectueuse compassion n’est-elle pas la réponse de Dieu à la prière de Job dans la première lecture : « Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur ». Les guérisons de Jésus, les expulsions des démons révèlent qu’Il est le Messie Sauveur. La prophétie du psaume 146 se réalise : Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. Jésus n’oublie pas de prier son Père en se retirant pendant la nuit dans un endroit désert. Il est tout à tous dans sa mission, mais Il est aussi tout à son Père ! Quelle leçon d’humilité nous donne-t-il ! Il ne cherche ni succès, ni gloire humaine. Les gens, rencontrés la veille, courent après Lui, mais Il part dans les autres villages pour y proclamer l’Evangile. Il va ainsi parcourir toute la Galilée. Que signifie l’expression mystérieuse de Jésus : « c’est pour cela que Je suis sorti » ? Saint Marc ne le précise pas, mais, éclairés par la Passion et la Résurrection, l’Eglise confesse que Jésus est le Fils du Père. Il est sorti du Père. Il a été « envoyé » par Son Père pour annoncer l’évangile à tous les membres du Peuple de Dieu et pour accomplir la Rédemption des hommes pécheurs.

            Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous invite à partager sa conviction missionnaire : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques uns ». Nous aussi, désirons ardemment participer à la nouvelle évangélisation en imitant Jésus, le Parfait Missionnaire, l’Envoyé du Père. Témoignons de l’Evangile en annonçant la Bonne nouvelle, mais aussi en exerçant le ministère de la compassion envers tous ceux qui souffrent. Et n’oublions pas que le missionnaire, comme le disait Mère Marie-Augusta, doit être tout à tous et tout à Dieu.

Après-demain, nous nous souviendrons de la pâque de Marthe Robin, le 6 février 1981. Nous vous invitons à mieux connaître cette âme d’exception qu’a été Marthe Robin. Hier, en fêtant Ste Marie Rivier, nous avons mieux compris ce que disait Jésus à Saint Paul : la Puissance de Jésus se déploie dans la faiblesse de ses disciples. Marie Rivier est née à Montpezat. Elle était paralysée. Dieu a fait de grandes choses en elle. Marthe Robin est née dans une famille de paysans de la Galaure. Elle sera, nous n’en doutons pas, l’une des plus grandes saintes du vingtième siècle. Quelle vie généreuse ! Elle n’a rien refusé à Jésus. Elle est, a dit Jésus, celle qui a le plus vécu Sa Passion après la Sainte Vierge. La vie de Marthe peut être résumée par deux mots : la croix et la joie. Elle était sur la Croix avec Jésus et elle donnait de la joie à tous ceux qui venaient la visiter. Mère Marie-Augusta et notre Fondateur ont été beaucoup aidés par Marthe Robin. Nous lui devons beaucoup.

Cette semaine, nous fêterons aussi une grande sainte : Sainte Marie-Joséfine Bakhita. Cette esclave soudanaise a beaucoup, beaucoup souffert. Elle a rencontré Jésus et a été baptisée. Benoît XVI, dans son Encyclique sur l’espérance, l’a donnée comme modèle d’espérance.

Nous fêterons, le lendemain, la Bse Anne-Catherine Emmerich que notre Père Fondateur aimait beaucoup. Ce qui unit  Marie Rivier, Marthe Robin, Ste Bakhita et Anne-Catherine Emmerich c’est le même amour pour Jésus et la générosité pour souffrir et offrir pour le Salut des âmes. Elles ont vraiment imité Jésus, le grand missionnaire. Demandons-leur la grâce de L’imiter à notre tour.

La semaine prochaine, nous fêterons Notre-Dame de Lourdes et nous célébrerons la journée mondiale du malade. En ces temps où les Etats Généraux de la bioéthique se déroulent en France, il est très important de rappeler l’évangile de la souffrance et la compassion pour les malades. St Jean-Paul II a beaucoup souffert. Il est un grand modèle pour tous les malades. Sa plus belle lettre est peut-être celle qu’il a écrite pour parler du sens de la souffrance unie à celle de Jésus. L’euthanasie n’est pas la solution ! Le 5e commandement de Dieu est absolu : « tu ne tueras pas » ! Ce que Dieu nous demande c’est d’imiter Jésus et d’accompagner les malades en soulageant leurs souffrances et en leur faisant découvrir que leur souffrance peut avoir un sens si elle est unie à Jésus. Préparons-nous à fêter Notre-Dame de Lourdes et à aimer davantage les malades et les personnes âgées et isolées.

 

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