Ego sum ! Jésus nous apporte la joie pascale

15 avril 2018 : 3e dimanche de Pâques (P. Bernard)

                 Bien chers amis, en ce 3e dimanche de Pâques, l’Eglise nous invite à la joie pascale, qui n’est pas une joie superficielle mais une joie spirituelle dont le fondement est Jésus, crucifié pour nous et ressuscitéNous vous invitons à méditer les homélies données Benoît XVI pendant le temps pascal. Elles demeureront dans la mémoire de l’Eglise comme demeurent les homélies de Saint Léon le Grand. Ce grand Pape théologien a fait découvrir aux baptisés et aux hommes de bonne volonté l’étape décisive que la Résurrection de Jésus avait fait franchir à l’humanité : le saut qualitatif le plus important, disait Benoît XVI. La Résurrection de Jésus est le commencement de la nouvelle création. Jésus est le Vivant à jamais. La mort ne pourra plus avoir d’emprise sur son humanité. Tirons les conséquences de la théologie de la Résurrection de Jésus de Benoît XVI : en cette nouvelle création, toutes les forces du Mal sont définitivement vaincues ! C’est le triomphe de l’Amour, de la Vérité, de la Justice, de la Liberté et de la Paix, c’est le triomphe de Dieu, du Dieu qui s’est fait homme pour sauver les hommes pécheurs et leur communiquer la Vie même de Dieu ! Voilà le fondement de la joie pascale ! Oui, réjouissons-nous profondément et, 3 fois par jour, chantons avec enthousiasme : «Regina Coeli laetare alleluia ! =Reine du Ciel, réjouissez-vous, alléluia».

Saint Luc, dans l’évangile, souligne le fruit des apparitions de Jésus ressuscité à ses disciples : la joie. Les disciples d’Emmaüs, qui viennent de retrouver dans le Cénacle leurs compagnons, racontent leur rencontre avec Jésus ressuscité sur la route d’Emmaüs : ils sont dans une grande joie ! Alors qu’ils discutent encore, écrit Saint Luc, Jésus se trouve soudain au milieu de ses disciples : “Paix à vous !”, leur dit-Il. Ils sont terrifiés et saisis de crainte, dit Saint Luc. Ces mots décrivent un très grand trouble chez ces disciples, hommes mûrs et virils, dont plusieurs sont des pêcheurs du lac qui ont affronté des tempêtes et ont une grande expérience de la vie. Jésus comprend ce qu’ils ressentent. Il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés ». Il leur fait aussi ce reproche : « pourquoi ces objections qui montent dans votre cœur » ? Puis Il leur donne la preuve de sa résurrection : un esprit n’a ni chair, ni os ! Palpez-moi. Contemplez mes mains et mes pieds : C’est Moi-même. L’expression « Ego Sum » est celle que Dieu a utilisé pour se révéler à Moïse sur le Mont Sinaï : « Je suis » ! Le Corps ressuscité de Jésus porte les marques de la crucifixion. Les disciples, après avoir eu les signes évidents de la Résurrection de Jésus restent encore incrédules, dit St Luc. Mais la cause de leur incrédulité est bien différente : c’est la joie ! C’est trop beau pour être vrai, pourrions-nous dire ! Jésus leur donne alors une nouvelle preuve de sa Résurrection : Il mange devant eux ! Les apôtres sont alors convaincus, ils ne douteront plus jamais ! Jésus peut maintenant les enseigner et leur ouvrir l’intelligence des Ecritures. Il leur fait découvrir que tout ce qui a été écrit de Lui dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes a été accompli. Le Concile Vatican II, comme nous l’avons dit dimanche dernier, affirme avec la Tradition que les évangélistes sont les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole. Les apôtres, en effet, sont les témoins de la Résurrection de Jésus : ils ont vu, touché, entendu Jésus ressuscité. Leur témoignage est infaillible ! Notre-Seigneur leur a donné en plus l’intelligence des Ecritures : c’est pour cette raison qu’ils sont aussi les serviteurs de la Parole, les interprètes authentiques de la signification pour notre Foi de la Résurrection de Jésus. Le fondement de notre Foi est solide : le témoignage des apôtres et l’autorité de leur enseignement. Puisse la Foi chrétienne être pour chacun de nous source de joie et de confiance.

La première lecture témoigne du courage de Pierre. Il témoigne sans peur de la Résurrection de Jésus et il appelle ceux qui L’ont condamné à mort à se convertir ! Nous aussi, en cette année de la fidélité, soyons courageux pour témoigner du caractère sacré de la vie humaine de sa conception à son terme naturel, en ce temps où se déroulent les Etats généraux de la bioéthique en notre pays. Soyons aussi en notre Eglise, en ces temps de confusion, les courageux témoins de la Foi révélée dans la douceur de l’amour. Prenons au sérieux, enfin, l’avertissement de Saint Jean : celui qui n’obéit pas aux commandements de Dieu est un menteur, la vérité n’est pas en lui. Prions pour les gouvernants des Nations : qu’ils obéissent à la Loi naturelle, fondement des Droits de l’homme et de la vraie Paix. Demandons à Notre-Dame des Neiges d’être auprès de nos contemporains des disciples joyeux et sereins de Jésus ressuscité.

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