Saint Joseph, modèle des travailleurs – les principes de la Doctrine Sociale de l’Eglise

1er mai 2018 : Saint Joseph travailleur (P. Bernard)

Bien chers amis, notre Fondateur, en l’année 76 ou 77, a eu l’idée de célébrer en ce 1er mai, avec les amis de Notre-Dame des Neiges de la région et des familles portugaises Saint Joseph travailleur et Notre-Dame de Fatima. Le pèlerinage s’est élargi, depuis ces dernières années, avec nos amis de Lyon et de Marseille. Nous avons déjà prié Saint Joseph, le 19 mars, mais nous sommes très heureux de le prier à nouveau en ce premier mai. Cette Fête de Saint Joseph travailleur a été décrétée par le Pape Pie XII en 1955. L’Eglise a entendu le cri des pauvres et des opprimés. Elle n’est pas restée insensible aux revendications des travailleurs aux Etats-Unis, dans le dernier quart du 19e siècle et en beaucoup de pays du monde. La journée internationale du travail, le 1er mai, n’a pas été instituée par elle, mais par les ouvriers. Cette journée, l’Eglise veut aider les hommes de notre temps à la mettre sous le patronage du grand modèle de tous les travailleurs : Saint Joseph. L’Eglise a développé une importante doctrine sociale, qui se fonde sur quatre piliers : la dignité de toute personne humaine, le bien commun, la subsidiarité et la solidarité. Le fondement de ces quatre piliers est Dieu Créateur et Rédempteur. Ne soyons pas timides pour témoigner à temps et à contre-temps, en ces temps où l’on veut libéraliser toujours plus la bioéthique, que toute vie humaine doit être respectée de sa conception à son terme naturel. En cette journée internationale du travail, prions et agissons afin que tout être humain puisse, par son travail, rendre gloire à Dieu et servir l’humanité en accomplissant les plus petites choses dans un esprit de service. Ainsi la dignité de chacun sera respectée ! Faisons découvrir à nos contemporains l’importance du bien commun. A-t-on vraiment le souci du vrai bien commun en notre monde marqué par l’individualisme et le profit personnel et égoïste ? Chaque personne humaine devrait avoir droit à recevoir le minimum vital pour vivre dignement et avoir la joie de vivre une vie de famille épanouissante. Beaucoup, hélas, souffrent en ce monde en étant sans ressources et sans famille ! Que signifie le principe de subsidiarité ? L’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est libre et responsable. Il doit donc pouvoir avoir la liberté d’entreprendre. L’Etat est nécessaire afin de veiller au respect de la justice pour tous, mais il ne doit pas empêcher la liberté de ses sujets. Le dernier pilier de la doctrine sociale de l’Eglise est la solidarité. Elle exige que nous nous considérions comme membres d’une seule famille : la famille des Nations. Nous sommes, tous, descendants d’un couple unique, celui d’Adam et Eve. Nous sommes tous frères. Nous ne pouvons pas nous désintéresser des frères et sœurs qui manquent du nécessaire et qui vivent des situations de graves conflits. Pensons à la Syrie, au Moyen-Orient, au Nigéria et à bien d’autres pays du monde. Paul VI avait parlé du développement en tant que nouveau nom de la paix. Permettre à chacun de développer ses connaissances, ses aptitudes afin de pouvoir avoir la joie de collaborer avec Dieu pour édifier la civilisation de l’amour, voilà le développement désiré par Paul VI. Benoît XVI a donné une nouvelle dimension à la doctrine sociale de l’Eglise : Caritas in Veritate = l’Amour dans la Vérité. Le Pape François, quant à lui, éveille nos contemporains au respect de la création par une saine écologie et par la lutte contre le gaspillage. A la suite de ses prédécesseurs, il ne cesse d’inviter les dirigeants du monde à venir en aide aux pauvres. Prions Saint Joseph, modèle de tous les travailleurs, à accomplir leur travail dans un esprit de service, d’humilité et d’obéissance à Dieu. La journée internationale du travail ne concerne pas seulement ceux qui gagnent un salaire. Elle nous concerne, tous et toutes, hommes et femmes, personnes âgées et jeunes. Personne ne doit se sentir inutile en ce monde. Le monde et l’Eglise ont besoin du travail de chacun de nous. Que serait l’humanité sans le travail caché trop souvent des mères de famille ? Que serait l’humanité sans la collaboration gratuite des grands-parents et retraités ? Que serait l’humanité sans le dynamisme des jeunes ? Puisse ce 1er mai nous obtenir les grâces de comprendre la doctrine sociale de l’Eglise et d’en témoigner !

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