Du Ciel se penchera la justice…

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Vers un renouveau de l’Occident, dans l’Esprit-Saint

Rassemblement jeunes – Pentecôte 2018 (Sr. Gaëtane) (Forum 2/3)

 

Après ce petit aperçu sur les causes et les conséquences de la crise de mai 68, permettez que je commence par ce texte que vous reconnaîtrez certainement…

« Tu as aimé, Seigneur, cette terre, tu as fait revenir les déportés de Jacob ; […]

 

Fais-nous revenir, Dieu, notre salut, oublie ton ressentiment contre nous. […] N’est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre et qui seras la joie de ton peuple ? Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.

 

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles ; qu’ils ne reviennent jamais à leur folie ! […]

 

Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ; la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit. La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. » (Psaume 84)

Le psaume 84 – car c’est bien lui –  semble avoir été écrit pour nous, aujourd’hui, justement pour répondre à notre question : d’où vient le renouveau de l’Occident ? « Du ciel se penchera la justice. Le Seigneur donnera ses bienfaits, et notre terre donnera son fruit ». Oui, c’est du Ciel que viendra la justice, qui permettra à la terre de porter son fruit… Le christianisme est la seule véritable ouverture pour un renouveau de l’Occident.

Et la Hongrie l’a bien compris ! On peut ne pas être d’accord avec tout ce que dit M. Orban, leur premier ministre, mais sur ce sujet, il est très clair. Ce 10 mai, il s’exprimait ainsi : « Je pense personnellement que les succès que nous avons remportés [il vient d’être réélu par le Parlement hongrois] doivent beaucoup au fait que nous avons toujours déclaré ouvertement que l’ère de la démocratie libérale est arrivée à son terme. Elle s’est avérée incapable de protéger la dignité de l’homme, elle est incapable de lui donner la liberté, elle ne peut plus lui garantir la sécurité physique et ne peut même plus défendre la culture chrétienne. Certains en Europe essaient de la bricoler dans l’espoir de la réparer. Ils ne comprennent pas que ce n’est pas la structure qui s’est abîmée, mais que c’est le monde qui a changé. Notre réponse, la réponse des Hongrois au changement du monde est qu’à la place de la démocratie libérale naufragée, nous avons l’intention de bâtir la démocratie chrétienne du XXIe siècle, qui garantit la dignité, la liberté et la sécurité de l’individu, protège l’égalité entre les hommes et les femmes, respecte le modèle familial traditionnel, met un frein à l’antisémitisme, protège notre culture chrétienne et donne sa chance à la pérennité et au développement de notre nation. Nous sommes des démocrates chrétiens, et nous voulons une démocratie chrétienne ! »[1]

En d’autres termes, et pour faire plaisir à Sr. Julie et à d’autres fans de Notre-Dame des Roses : « Nous voulons Dieu dans nos écoles, pour qu’on enseigne à tous nos fils sa loi divine et ses paroles sous le regard du Crucifix…» nous dit M. Orban…

Le programme du renouveau de l’Occident dans le souffle de l’Esprit-Saint, nos derniers papes et bien d’autres encore nous l’ont tracé, et il est déjà partiellement mis en œuvre, ça et là…

Jean-Paul II, après son voyage « européen » dans l’Est de la France en 1988[2] résumait ainsi le programme de la nouvelle Evangélisation de l’Europe :

  • Réagir avec courage et décision contre la déchristianisation.
  • Reconstruire les consciences à la lumière de l’Evangile du Christ, cœur de la civilisation européenne.
  • Reconstruire l’unité dans la vérité en écoutant le Message du Christ et en le vivant avec cohérence.

Et le Pape François, lors de sa visite au Parlement européen en novembre 2014 reprenait la vision de Jean-Paul II en réaffirmant la centralité de la personne humaine dans toutes les décisions politiques :

« En ce sens j’estime fondamental, non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu’il veut donner, aujourd’hui et dans l’avenir, à sa croissance. Cette contribution n’est pas un danger pour la laïcité des États ni pour l’indépendance des institutions de l’Union, mais au contraire un enrichissement. Les idéaux qui l’ont formée dès l’origine le montrent bien : la paix, la subsidiarité et la solidarité réciproque, un humanisme centré sur le respect de la dignité de la personne.»[3]

Tâchons donc de nous pencher plus spécifiquement sur ces 3 axes définis par Jean-Paul II…

I – Réagir avec courage et décision contre la déchristianisation = sauver la culture chrétienne de l’Occident

Devant le Parlement européen, Jean-Paul II n’a pas eu peur de dire : « Depuis bientôt deux millénaires, l’Europe offre un exemple très significatif de la fécondité culturelle du christianisme qui, de par sa nature, ne peut être reléguée dans la sphère privée. Le christianisme, en effet, a vocation de profession publique et de présence active dans tous les domaines de la vie. Aussi, mon devoir est de souligner avec force que si le substrat religieux et chrétien de ce continent devait en venir à être marginalisé dans son rôle d’inspirateur de l’éthique et dans son efficacité sociale, c’est non seulement tout l’héritage du passé européen qui serait nié, mais c’est encore un avenir digne de l’homme européen – je dis de tout homme européen, croyant ou incroyant – qui serait compromis. »[4]

Et déjà en 1982, depuis Saint Jacques de Compostelle, il lançait cet appel : « Moi Jean-Paul II, fils de la nation polonaise qui s’est toujours considérée européenne… Moi, successeur de Pierre sur le siège de Rome… Moi, Evêque de Rome et Pasteur de l’Eglise universelle, de saint Jacques, je te lance, vieille Europe, un cri plein d’amour : rencontre-toi de nouveau. Sois toi-même. Découvre tes origines. Ravive tes racines. Revis ces valeurs authentiques qui firent glorieuse ton histoire et bienfaisante ta présence dans les autres continents. Reconstruis ton unité spirituelle… Tu peux être encore un phare de civilisation et un stimulant de progrès pour le monde. Les autres continents te regardent et attendent aussi de toi la même réponse que Jacques donna au Christ : « Je le puis ». »[5] (Yes, we can !)

Comment la culture chrétienne de l’Occident peut-elle à nouveau être ranimée pour que l’Europe redevienne elle-même ? Prenons modèle sur Saint Benoît et les monastères bénédictins qui ont forgé la culture chrétienne européenne dans un milieu païen : il faut créer des centres spirituels qui rayonnent !

Dans son discours au monde de la culture, au collège des Bernardins en 2008, Benoît XVI expliquait : « En considérant les fruits historiques du monachisme, nous pouvons dire qu’au cours de la grande fracture culturelle, provoquée par la migration des peuples et par la formation des nouveaux ordres étatiques, les monastères furent des espaces où survécurent les trésors de l’antique culture et où, en puisant à ces derniers, se forma petit à petit une culture nouvelle.[…]

La culture du chant est une culture de l’être et les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu’Il a Lui-même donnés, est née la grande musique occidentale. […]

Dieu Lui-même est le Créateur du monde, et la création n’est pas encore achevée. Dieu travaille, ergázetai ! C’est ainsi que le travail des hommes devait apparaître comme une expression particulière de leur ressemblance avec Dieu qui rend l’homme participant à l’œuvre créatrice de Dieu dans le monde. Sans cette culture du travail qui, avec la culture de la parole, constitue le monachisme, le développement de l’Europe, son ethos et sa conception du monde sont impensables.»[6]

Bref, les monastères bénédictins ont été ces centres qui ont forgé et longtemps maintenu la culture occidentale. Aujourd’hui, plutôt que de chercher à tout prix à « sauver les meubles » d’institutions qui tombent en ruine, créons de nouveaux centres spirituels et culturels, qui auront leur fondement en Dieu. Car comme le disait encore Benoît XVI : « il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n’était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s’appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu.» [7]

Ce n’est que si nos œuvres se fondent en Dieu qu’elles seront vraiment à la mesure de l’homme, créé à l’image de Dieu !

 

II – Reconstruire les consciences à la lumière de l’Évangile du Christ, cœur de la civilisation européenne

Saint Jean dit que « Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l’amour de Dieu, c’est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c’est notre foi. Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jn 5, 2-5).

Saint Jean nous montre ici le lien entre amour de Dieu, amour des autres, respect des commandements divins et foi en Jésus : tout est lié ! Ainsi, partager notre foi, faire connaître l’Evangile, c’est contribuer à ce que rayonne un esprit d’amour et de vérité qui pourra permettre un renouveau de l’Occident !

Il faut retrouver et inculquer le sens de l’obéissance à Dieu et à ses commandements, c’est là la vraie source de la liberté ! Comme nous le partagions avec un groupe de confirmands il y a quelques jours, ne serions-nous pas tous plus libres si tous s’appliquaient à respecter les 10 commandements ? Si le « Tu ne voleras pas » (7e commandement) était si fermement ancré dans les consciences que nous pourrions sans souci laisser notre vélo contre le mur le temps d’acheter notre baguette ?

Dans Veritatis splendor, Jean-Paul II voulait montrer que la liberté ne pouvait s’affranchir de la vérité : les hommes se sanctifient par « l’obéissance à la vérité » (1 P 1, 22) et c’est la vérité qui rend libre (cf. Jn 8,32).

« Aucun homme ne peut se dérober aux questions fondamentales : Que dois-je faire ? Comment discerner le bien du mal ? La réponse n’est possible que grâce à la splendeur de la vérité qui éclaire les profondeurs de l’esprit humain, comme l’atteste le psalmiste : « Beaucoup disent :  » Qui nous fera voir le bonheur ?  » Fais lever sur nous, Seigneur, la lumière de ta face » (Ps 4, 7). »[8] disait-il dans cette encyclique ; et il redonnait ensuite quelques vérités fondamentales de l’enseignement moral de l’Eglise pour éclairer les consciences sur la question du bien et du mal.

A sa suite, Benoît XVI a été, comme l’indique sa devise, un inlassable « coopérateur de la vérité » (3 Jn 1,8). C’est ce que souligne ces jours-ci Mgr Gänswein présentant le recueil de textes de Benoît XVI qui vient de sortir : « Libérer la liberté. Foi et politique dans le troisième millénaire » : « chercher la vérité et se battre pour elle est ainsi devenue le fil rouge de la vie de Joseph Ratzinger/Benoît XVI » dit-il ! Et pour illustrer cela, il rapporte une phrase de Benoît XVI disant : « Son feu est l’une des paroles les plus significatives de Jésus sur la paix, mais en même temps elle montre quelle charge conflictuelle a une paix authentique. Combien la vérité vaut la souffrance et même le conflit. Il montre que l’on ne peut pas accepter les mensonges pour « vivre tranquilles ». Plus personne n’a le courage de dire que ce que la foi dit est vérité ». [9]

Tous ces textes du Magistère, et le Catéchisme de l’Eglise Catholique en premier lieu, constituent un bagage considérable dans lequel nous devons puiser ! Il nous appartient maintenant de contribuer à propager la lumière de l’Evangile pour éclairer les consciences !

 

III – Reconstruire l’unité dans la vérité en écoutant le Message du Christ et en le vivant avec cohérence = remettre Dieu au centre de nos vies

 

L’unité européenne dans la vérité est possible : elle était un fait historique à la fin du premier millénaire : tous les peuples européens, en effet, avaient reçu le baptême ! Jean-Paul II voulait que les Européens reconnaissent que l’abandon des valeurs chrétiennes n’avait pas été un progrès mais une régression, un déclin, le déclin de l’Europe qui a été déchirée par deux horribles guerres et qui est aujourd’hui en perte de repères…

« La religion n’est pas un problème que les législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue national. » disait Benoît XVI devant des parlementaires anglais[10] !

Le renouveau de l’Occident passe aussi par un renouveau dans la liturgie : il faut remettre Dieu au centre de nos vies !

Dans un livre sur Marthe Robin[11], le père Peyret commente une prophétie de Marthe, datant du 10 février 1936, annonçant une nouvelle Pentecôte qui serait précédée par un renouveau dans l’Eglise. Pour lui, cette prophétie était en train de se réaliser à travers le renouveau biblique, liturgique, le renouveau dans l’apostolat, le renouveau charismatique aussi, mais aussi à travers le Concile Vatican II qui avait été un véritable « Cénacle » réunissant l’Eglise universelle et donnant un souffle à ce renouveau.

Jean-Paul II n’a cessé de nous rappeler tout au long de son pontificat que ce que l’Esprit-Saint dit à l’Eglise aujourd’hui se trouve dans le Concile Vatican II et il a employé toute son énergie pour la mise en œuvre de ce Concile, dans sa lettre et dans son véritable esprit[12] ! Car l’esprit de mai 68 qui s’est emparé du Concile n’est pas le véritable esprit du Concile !

« Depuis la réforme de Paul VI – nous dit le Cardinal Sarah[13] -, et malgré la volonté de ce grand pape, il y a parfois dans la liturgie un air de familiarité déplacé et bruyant. Sous prétexte de chercher à rendre l’accès à Dieu facile et abordable, certains ont voulu que tout, dans la liturgie, soit immédiatement intelligible. Cette intention égalitaire peut sembler louable. Mais en réduisant ainsi le mystère sacré à de bons sentiments, nous interdisons aux fidèles de s’approcher du vrai Dieu. Sous prétexte de pédagogie, des prêtres s’autorisent d’interminables commentaires plats et horizontaux. Ces pasteurs ont peur que le silence devant le Très-Haut déroute les fidèles. […]

Observez le triste spectacle de certaines célébrations eucharistiques… Pourquoi tant de légèreté et de mondanité au moment du Saint Sacrifice ? Pourquoi tant de profanation et de superficialité devant l’extraordinaire grâce sacerdotale qui nous rend capables de faire surgir le Corps et le Sang du Christ en substance par l’invocation de l’Esprit ? Pourquoi certains se croient-ils obligés d’improviser ou de d’inventer des prières eucharistiques qui escamotent les phrases divines dans un bain de petite ferveur humaine ? Les paroles du Christ sont-elles insuffisantes pour multiplier les mots purement humains ? En un sacrifice aussi unique et essentiel, est-il besoin de ces fantaisies et de ces créativités subjectives ? ‘Dans vos prières, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’en parlant beaucoup ils se feront mieux écouter’, nous avertit Jésus (Mt 6,7).

Beaucoup de chrétiens fervents, touchés par la Passion et la mort de Jésus sur la Croix n’ont plus la force de pleurer ou de lancer  un cri douloureux en direction des prêtres et des évêques qui se présentent en animateurs de spectacles et s’érigent en protagonistes principaux de l’Eucharistie. Ces fidèles nous disent pourtant : ‘Nous ne voulons pas nous réunir avec des hommes autour d’un homme ! Nous voulons voir Jésus ! Montrez-Le nous dans le silence et l’humilité de votre prière !’ ».

Le véritable esprit de la liturgie du Concile Vatican II, il faut aller le chercher dans les textes[14] du Concile eux-mêmes ! Si on l’applique véritablement, alors nous retrouverons des liturgies simples, belles, priantes, capables de nourrir notre vie chrétienne et ainsi de régénérer toute la vie en société ! C’est cet esprit que notre Père fondateur a toujours voulu suivre, et qui nous permet aujourd’hui de bénéficier de la liturgie telle que nous la vivons – et que vous pouvez la vivre – dans nos Foyers.

La liturgie est avant tout un don qui nous précède. Elle ne nous appartient pas, nous la recevons de Dieu, à travers l’Église. On la reçoit, mais on ne la fait pas. Elle nous dépasse. Ainsi Benoît XVI disait : « L’attitude principale et fondamentale du fidèle chrétien qui participe à une célébration liturgique ne doit pas être de faire quelque chose, mais d’écouter, de s’ouvrir, de recevoir.» [15]

Terminons par cette prière de Marthe Robin :

« Seigneur, renouvelez votre première Pentecôte.

Accordez, Jésus, à tous vos bien-aimés prêtres, la grâce du discernement des esprits, comblez-les de vos dons, augmentez leur amour, faites de tous de vaillants apôtres et de vrais saints parmi les hommes.

Esprit-Saint, Dieu d’Amour, venez tel un vent puissant, dans nos cathédrales, dans nos églises, dans nos chapelles, dans nos cénacles, dans les plus luxueuses maisons comme dans les plus humbles demeures. Emplissez la terre entière de vos lumières, de vos consolations et de votre amour.

Venez, Esprit d’Amour, apportez au monde la fraîcheur de votre souffle sanctifiant. Enveloppez tous les hommes du rayonnement de votre grâce. Emportez-les tous dans la splendeur de votre gloire.

Venez les réconforter dans le présent encore si lourd d’angoisse, éclairez l’avenir incertain de beaucoup, raffermissez ceux qui hésitent encore dans les voies divines.

Esprit de Lumière, dissipez toutes les ténèbres de la terre, guidez toutes les brebis errantes au divin bercail, percez les nues de vos mystérieuses clartés. Révélez-vous aux hommes et que ce jour soit l’annonce d’une nouvelle aurore. […]

Esprit de Vérité, établissez toutes les âmes dans le goût des choses saintes. […] Qu’elles entrent dans le Royaume secret  des mystères divins […] et leur vie toute transformée, toute transfigurée, toute divinisée dans le Christ atteindra une puissance infinie par la valeur-même de vos divines richesses.

Divin Consolateur de nos peines, […] animateur de toutes nos joies, imprimez dans les cœurs le sceau des promesses du Père, effacez toute ombre de nos fronts, mettez sur toutes les lèvres l’ivresse du Calice de Jésus, et bientôt toute une moisson de saints se lèveront dans la lumière. »[16]

en vidéo…

 

 

[1] Viktor Orban (Premier ministre hongrois) – Discours d’investiture devant l’assemblée nationale de Hongrie, 10 mai 2018 : http://www.kormany.hu/en/the-prime-minister/the-prime-minister-s-speeches/discours-d-investiture-de-m-viktor-orban-premier-ministre-devant-l-assemblee-nationale-de-hongrie-la-suite-de-sa-prestation-de-serment

[2] Jean-Paul II – Audience générale du 12 octobre 1988 (après son voyage apostolique ‘européen’ en Alsace-Lorraine) – La Documentation Catholique n°1971, p.1051

[3] Pape François – Discours au Parlement européen (Strasbourg) – 24 novembre 2014

[4] Jean-Paul II – Discours au Parlement européen à Strasbourg, 11 octobre 1988 – La Documentation Catholique n°1971, p.1045

[5] Jean-Paul II – Discours au sanctuaire de Saint Jacques de Compostelle lors de son voyage apostolique en Espagne – 9 novembre 1982

[6] Benoît XVI – Discours au monde de la culture, collège des Bernardins, 12 septembre 2008

[7] Benoît XVI – Discours au monde de la culture, collège des Bernardins, 12 septembre 2008

[8] Jean-Paul II – Encyclique Veritatis splendor (1993) – n°2

[9] cf. Présentation de Mgr Gänswein devant le Sénat italien – 11 mai 2018 : https://www.corriere.it/cronache/18_maggio_11/papa-emerito-lo-sguardo-all-occidente-all-europa-1bb1f268-5520-11e8-bf97-5f8d4271ee5b.shtml?refresh_ce-cp  cf. traduction Benoît-et-moi : http://benoit-et-moi.fr/2018/benot-xvi/la-pensee-de-benoit-expliquee-par-son-secretaire.html

[10] Benoît XVI – Allocution lors de la rencontre avec le Parlement et la British Society – 17 septembre 2010

[11] Père Raymond Peyret – Prends ma vie Seigneur, la longue messe de Marthe Robin (Editions Peuple libre – Desclée de Brouwer, 1985) – p.215-222

[12] Et ce dès la fin du Concile, alors qu’il était encore archevêque de Cracovie. Cf. par exemple son livre « Aux sources du renouveau  – Etude sur la mise en œuvre du Concile Vatican II » (1972)

[13] Cardinal Robert Sarah – La force du silence contre la dictature du bruit (éditions Fayard, 2016) – n°235 et 237, p.185-187

[14] Par exemple, sur la dignité de la célébration (Concile Vatican II, Constitution Sacrosanctum concilium n°28-29) : « Dans les célébrations liturgiques, chacun, ministre ou fidèle, en s’acquittant de sa fonction, fera seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques. Même les servants, les lecteurs, les commentateurs et ceux qui font partie de la Schola cantorum s’acquittent d’un véritable ministère liturgique. C’est pourquoi ils exerceront leur fonction avec toute la piété sincère et le bon ordre qui conviennent à un si grand ministère, et que le peuple de Dieu exige d’eux à bon droit. Aussi faut-il soigneusement leur inculquer l’esprit de la liturgie, selon la mesure de chacun, et les former à tenir leur rôle de façon exacte et ordonnée. »

[15] Discours aux évêques de la conférence épiscopale du Brésil – 15 Octobre 2010.

[16] Marthe Robin – 26 mai 1939 (cf. Prends ma vie Seigneur, p.219-220)

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