Il est interdit d’interdire ? Raisons et conséquences de la crise de 1968

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Les raisons et les conséquences de la crise de 1968

Rassemblement jeunes – Pentecôte 2018 (Fr. Clément-Marie) (Forum 1/3)

Introduction

Nous avons dans nos têtes et dans nos mémoires les images de 1968 que nous avons pu voir dans nos livres d’histoire, où des jeunes aux cheveux abondants jettent des pavés sur les forces de l’ordre… Cet événement social, particulièrement marqué en France, n’est pas arrivé par hasard.

Cinquante ans après, il nous revient, avec le recul, de nous interroger sur la fécondité de ce mouvement. Quelles en sont les raisons ? Quelles en sont les conséquences ? Dans quelle mesure l’Église en a-t-elle été affectée ? Ces trois question pourraient chacune être l’objet d’un livre… Mais dans les quelques minutes que nous avons, nous allons essayer de les prendre pour plan, et de leur donner une réponse très succincte.

I.   Les raisons

Pour comprendre l’esprit qui a animé ce mouvement, on peut regarder les slogans qu’il a revendiqués, ou utilisés. Deux en particulier peuvent retenir notre attention : le premier est le suivant : « il est interdit d’interdire ». Dans son énoncé même il est évidemment contradictoire et révèle la contradiction intrinsèque à ce mouvement. « Il est interdit d’interdire » révèle un rapport erroné à la loi et à l’autorité. Plus que cela : c’est une revendication d’autonomie (au sens étymologique du terme : être à soi-même sa propre loi). C’est donc un refus de tout ce qui se situe au-dessus de l’homme, de tout ce qui pourrait contraindre son autonomie. Poussé à son terme, nous arrivons ainsi à un second slogan utilisé, reprenant le titre d’une chanson : « Ni Dieu ni maître ». On peut même en trouver une version plus développée : « Ni maître ni Dieu. Dieu, c’est moi. » Cette expression est encore révélatrice en ce sens qu’elle est, elle aussi, contradictoire. Mais de plus, elle permet de remonter à sa plus ancienne utilisation : « Vous serez comme des dieux » (Gn 3, 5). Nous reconnaissons le serpent de la Genèse, qui invite l’homme à se débarrasser des interdits, des commandements de Dieu ; autrement dit des limites de la créature, pour devenir autonome.

C’est donc toute une conception de l’homme et de la vie qui est sous-jacente à ce mouvement de 68. Où prend-il sa source ? Dans le père du mensonge, présent dans le jardin de la Genèse, nous l’avons vu. Mais à l’époque moderne, un mouvement avait déjà été amorcé pour s’émanciper de Dieu : il s’agit des Lumières. En soi, tout n’est pas négatif dans cette pensée des Lumières. Et à plusieurs égards, certains idéaux de ces philosophes sont compatibles avec le christianisme, auquel ils ont puisé en réalité. Mais, selon l’expression de Mgr de Moulins Beaufort, leur « souci premier était de se passer de toute lumière venant d’en haut. »[1] Anticipons un peu, puisque nous faisons le parallèle entre l’époque des lumières et la crise de 1968, en citant un texte saisissant de Joseph Ratzinger soulignant les points de ressemblance entre ces deux époques, dans l’Église : « Les tensions que nous vivons ne sont que la reprise d’un processus depuis longtemps entamé. L’analogie est donc à trouver avec la situation de l’Église et de la théologie au temps de l’Aufklärung. À y regarder de plus près, on ne peut qu’être étonné devant l’extraordinaire similitude entre cette époque et la nôtre. » Il évoque ensuite un célèbre vicaire général de Constance de ce temps, Wessenberg : « À lire ses œuvres on croirait avoir affaire à un progressiste de 1969 : on y réclame la suppression du célibat, les sacrements seront formulés en allemand, les mariages mixtes bénis sans qu’il y ait engagement au sujet de l’éducation religieuse des enfants. »[2]

Ainsi la « révolution » de 1968 a été en fin de compte de fait d’un athéisme militant, prônant un homme sans Dieu, dégagé de toute obligation, de tout devoir, et réclamant une autonomie absolue pour sa conscience et ses agissements.

II.   Les conséquences

La principale conséquence de cet esprit de 1968 est le refus de toute transmission. Nous n’avons rien à recevoir. Nous nous créons nous-mêmes – puisque nous sommes Dieu. C’est la philosophie de Jean-Paul Sartre : l’homme crée sa propre existence ; il n’est rien d’autre que ce qu’il se fait. François-Xavier Bellamy raconte qu’un inspecteur général avait répété à plusieurs reprises à des professeurs en formation : « Vous n’avez rien à transmettre. »[3] En fait, c’est ce qu’avait proposé Rousseau dans son livre Émile ou de l’éducation, publié en 1762, dont François-Xavier Bellamy écrit qu’ « aucune œuvre n’a autant inspiré nos théories et nos pratiques éducatives… »[4] Il en cite certains passages : « L’enfant ne doit rien faire malgré lui. (…) Ne lui commandez jamais rien, quoi que ce soit au monde, absolument rien. Ne lui laissez même pas imaginer que vous prétendiez avoir aucune autorité sur lui. » Et il ajoute : « Et quand, dans l’une de ces situations de la vie qui font naître des questions, l’élève dit : « Je ne sais pas », le précepteur lui répond : « Je ne sais pas non plus, cherchons ensemble. » »[5] Ce qui importe n’est pas la transmission mais l’expérience. Cette rupture de la transmission, qui est le signe d’un immense orgueil (ne rien recevoir pour ne rien devoir), entraîne inévitablement une perte effrayante de repères –l’actualité nous dispense d’illustrer…

Or cette rupture, nécessairement, est double – diachronique et synchronique. En effet, en rompant avec le passé, et avec tout ce que nous devrions recevoir, on se prive d’un socle commun. Nous n’avons dès lors plus rien à partager. D’où une rupture aujourd’hui avec les autres hommes : c’est par voie de logique que ce refus de la transmission entraîne un individualisme dont tout le monde aujourd’hui s’offusque, mais qui est un produit de ce que nous prônons ! « Là où tout se vaut, tout devient indifférent. »[6], disait Joseph Ratzinger. L’indifférence et l’individualisme dans lesquels nous vivons sont un pur produit de cet esprit de 1968.

Cette rupture s’étend pour ainsi dire à tous les domaines : nous pouvons mentionner par exemple l’enseignement de l’histoire aujourd’hui. Joseph Ratzinger écrivait : « La capacité d’avenir de l’homme dépend de ses racines. »[7] Philippe de Villiers fait ce constat réaliste : « Il ne faut plus apprendre l’histoire. Il faut s’en extraire. Tous les régimes barbares établissent leurs forfaits sur un mélange de violence et d’amnésie. »[8]

On peut aussi évoquer à titre d’exemple l’art dit contemporain. Pour une part, cette discipline donne parfois l’impression de ne vouloir dépendre de rien ni de personne, et de faire seulement des œuvres qui ne rappellent rien de ce qui a déjà été fait. Là encore, il s’agit de ne rien recevoir du « passé » que l’on considère toujours comme « dépassé », pour faire du « nouveau » (on peut regarder en guise d’illustration le musée des Confluences à Lyon, ou bien d’autres œuvres contemporaines).

Ajoutons quelques mots sur les conséquences dans le domaine de la morale. « Il est interdit d’interdire » vaut aussi et d’abord en ce domaine. On disait encore en 1968 : « Vivre sans temps mort et jouir sans entrave. » Ainsi, en refusant toute norme et tout interdit, on refuse même ce qui s’impose à nous par la nature, en en faisant une « construction sociale ». C’est sur cette conception qu’a pu naître l’idéologie aberrante du Gender.

III. Les effets Dans l’Eglise

Voir l’impact de la crise de 1968 dans l’Église n’est pas très difficile ; le décrire prendrait trop de temps pour le cadre de ce bref enseignement. Évoquons très rapidement quelques points.

D’abord s’est manifesté aussi dans l’Église le refus de la transmission. Les résultats dans la catéchèse sont à peu près l’équivalent de ceux obtenus dans l’Éducation nationale où la « découverte par soi-même » et l’ « autonomie de l’élève » ont conduit à devoir penser aujourd’hui des programmes pour que les générations actuelles sachent à nouveau « lire, écrire, compter », ce qui n’est plus le cas… Benoît XVI avait parlé d’ « analphabétisme religieux ».[9] On n’a plus transmis les vérités de la foi. C’est donc une rupture qui s’est produite avec l’enseignement traditionnel de l’Église. Ceci dans deux domaines : le dogme et la morale, qui, tous deux, doivent disparaître – en réalité pour laisser place à d’autre dogmes et d’autres normes, très intransigeants pour ceux qui ne les partagent pas.

Concernant le dogme, on veut en relativiser les formulations en les disant datées ou valables seulement dans le contexte et la culture dans lesquels ils ont été promulgués. Quant à la doctrine, elle est vue constamment comme quelque chose de sclérosé, qu’il faut parvenir à faire évoluer : « … souvent un ton méprisant se fait entendre : celui qui tient à la bonne doctrine, apparaît comme étroit d’esprit, raide, potentiellement intolérant. »[10] Ce qui compte est la nouveauté. Ainsi Joseph Ratzinger témoigne qu’en ces années 1970, « … il suffisait d’acquiescer à la nouveauté et de récuser l’ancien pour se trouver du bon côté. »[11] Cela existe encore dans l’Église. En 2009, le cardinal Martini écrivait : « J’ai toujours vu quelque chose de positif dans la recherche de ce qui est nouveau, dans la volonté d’introduire du changement. »[12] Ou encore très récemment le Cardinal Reinhard Marx, président de la conférence épiscopale allemande, a dit dans une interview : « le changement a toujours été la réalité », « nous n’avons pas de philosophie du « semper idem« . »[13] Mais en réalité, les tenants du non-dogmatisme ont suivi les dogmes qu’ils avaient eux-mêmes édictés. Joseph Ratzinger commente ainsi un livre de Hans Küng : « Prendre pour norme ce qui, dans le christianisme, peut être admis et approuvé sans difficulté, voilà le principe qui guide Küng. (…) … être approuvé par la conscience moderne a pris pour lui l’allure d’un dogme. »[14]

Quant à la morale, là aussi une partie non négligeable de l’Église s’est alignée sur le monde de 1968, en refusant la morale, en contestant au Magistère la mission de rappeler à la conscience des vérités à vivre. « C’est ainsi que [Küng] définit la valeur inconditionnelle de la norme en ces termes : « rien d’autre qu’une adaptation aux différentes situations ». »[15] Le « il est interdit d’interdire » a déteint dans l’Église elle-même, au point pour certains de redéfinir ce qu’est la conscience : un organe de décision pouvant définir le bien ou le mal dans la situation particulière où je me trouve – et non plus le lieu de la rencontre avec Dieu pour juger de ce qui est objectivement bien ou mal. Jean-Paul II dénoncera dans l’encyclique Veritatis Splendor[16] cette notion faussée de conscience – dont un exemple significatif est la note donnée cette année-là par la conférence des évêques de France sur Humanae Vitae, qui prend le contre-pied de l’encyclique de Paul VI.[17] Le Pape Paul VI en a été très éprouvé.[18] On constate que les conséquences morales de cette crise sont très graves. Une manifestation de cette idéologie a été bien définie par le Cardinal Ratzinger : « Le concept de « norme » ou – pis encore – de loi morale, devient ainsi de lui-même une valeur négative : une indication venue de l’extérieur peut éventuellement fournir des modèles d’orientation, mais elle ne peut en aucun cas fonder une obligation définitive. »[19]

Mais en cette année 1968, le pape Paul VI donnera deux textes importants, portant précisément sur le dogme et la morale : le Credo du Peuple de Dieu, qui rappelle les dogmes fondamentaux de la foi. Et Humanae Vitae, qui rappelle des vérités morales concernant la vie et l’amour humains.

Conclusion

On retrouve en fait, dans la crise de l’Église, l’athéisme qui est à la racine de la crise de 1968. On ne croit plus vraiment en Dieu. Donc on remet en cause sa puissance (miracles, sacrements), sa vérité (la doctrine, le dogme), sa grâce (avec toutes les conséquences sur la morale). C’est ce qui a fait dire à Joseph Ratzinger que « le paganisme siège aujourd’hui dans l’Église elle-même… »[20] Et c’est la raison pour laquelle il avait cité en l’an 2000 Johann-Baptist Metz : « La crise qui frappe le christianisme européen n’est pas en tout premier lieu, ou au moins exclusivement, une crise ecclésiale… La crise est plus profonde ; elle n’a pas en effet ses racines seulement dans la situation de l’Église elle-même. La crise est devenue une crise de Dieu. »[21]

Il est donc assez logique que, selon cette conception, des courants de l’Église se soient alors orientés vers des actions exclusivement sociales ou humanitaires, évidemment bonnes en soi, mais qui ont pu avoir tendance, pour certaines, à bannir Dieu de leur horizon pour se contenter de travailler à un « monde meilleur ».[22] Face à cela, Joseph Ratzinger avait dit très justement : « Ce n’est pas d’une Église plus humaine dont nous avons besoin, mais d’une Église plus divine au contraire ; c’est alors seulement qu’elle sera aussi vraiment humaine. »[23]

Finalement, ce mouvement de 1968 qui promettait de vivre une « liberté » sans frein, source de « fraternité », en éliminant Dieu, l’autorité, la loi, les interdits, a produit une société éclatée, fracturée, où l’isolement atteint un niveau jamais connu. Et apparaît, en fait, une dictature du relativisme, si souvent dénoncée par le Pape Benoît XVI. La contradiction de 68 est désormais visible dans toute son ampleur. Les idéaux de Mai 68, issus, de fait, de la Révolution française (liberté, égalité, fraternité) sont des idéaux chrétiens, qui ont été coupés de Dieu qu’on a rejeté, et qui, dès lors, produisent en réalité leur contraire.

Nous pourrions terminer par cet autre slogan de 1968 : « sous les pavés, la plage ! » Il est intéressant à rapprocher de la parabole de la maison : celui qui bâtit sur le sable (la plage) voit tôt ou tard sa maison s’écrouler. Tandis que celui qui la bâtit sur le roc, sur Dieu, sait qu’elle tiendra (cf. Mt 7, 24-27). Voilà pourquoi Joseph Ratzinger pouvait écrire d’une société dont on exclut l’ancrage moral et le respect de Dieu qu’ « elle s’ouvrira à la tyrannie quand elle se sera suffisamment épuisée dans l’anarchie. »[24] N’est-ce pas ce que nous vivons ?

Nous devons donc résister par les valeurs de l’Évangile, par notre foi vécue de manière radicale. Philippe de Villiers a écrit ces mots réconfortants : « Le progressisme est mort. (…) Mais il ne le sait pas encore. »[25] Nous devons donc être des témoins de l’absolu de Dieu, selon les mots du Cardinal Sarah : « Dieu ou rien » !

En vidéo…

 

[1] Mgr Éric de MOULINS BEAUFORT, L’Église, signe de Dieu et annonciatrice de la paix (Conférence pour les 50 ans du concile Vatican II), Lourdes, 25 mars 2012

[2] Joseph RATZINGER, Foi et avenir, Mame, 1971, pages 114 à 116

[3] François-Xavier BELLAMY, Les déshérités ou l’urgence de transmettre, Plon, 2014, pages 14-15

[4] François-Xavier BELLAMY, Les déshérités ou l’urgence de transmettre, Plon, 2014, page 60

[5] Cité par François-Xavier BELLAMY, Les déshérités ou l’urgence de transmettre, Plon, 2014, pages 68-69

[6] Joseph RATZINGER, Faire route avec Dieu, Parole et Silence, 2003, page 225

[7] Joseph RATZINGER, Chemins vers Jésus, Parole et Silence, 2004, page 82

[8] Philippe de VILLIERS, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016, page 241

[9] BENOÎT XVI, Rencontre avec le clergé de Rome, 23 février 2012

[10] Joseph RATZINGER, Chemins vers Jésus, Parole et Silence, 2004, page 111

[11] Joseph RATZINGER, Les principes de la théologie catholique ; esquisse et matériaux, Téqui, 1982, page 435

[12] Carlo Maria MARTINI, Le rêve de Jérusalem, Desclée de Brouwer, 2009, page 71

[13] http://reinformation.tv/cardinal-reinhard-marx-herder-changement-morale-sexuelle-eglise-smits-78892-2/

[14] Joseph RATZINGER, La communion de foi – tome 1 : Croire et célébrer, Parole et silence, 2008, pages 116 et 121

[15] Joseph RATZINGER, La communion de foi – tome 1 : Croire et célébrer, Parole et silence, 2008, page 123

[16] Cf. Veritatis Splendor, en particulier les nº 54 à 56

[17] Comparer par exemple Humanae Vitae, nº 10 et 14 avec la Note pastorale de l’épiscopat français sur l’encyclique Humanae Vitae, nº 16

[18] Cf. Cardinal Jacques MARTIN, Mes six papes, Mame, 1993, pages 139-140

[19] Joseph RATZINGER, Église et Théologie, Mame, Paris, 1992, page 68

[20] Joseph RATZINGER, Le nouveau Peuple de Dieu, Aubier, 1971, page 130. Voici l’intégralité de la phrase : « Le paganisme siège aujourd’hui dans l’Église elle-même, et ce qui caractérise aussi bien l’Église de nos jours que le nouveau paganisme, c’est justement qu’il s’agit d’un paganisme dans l’Église et d’une Église dans le cœur de laquelle vit le paganisme. »

[21] Cité par Robert SARAH, avec Nicolas DIAT, Dieu ou rien ; Entretien sur la foi, Fayard, 2015, pages 148-149. La même idée chez Joseph RATZINGER : « La crise de l’Église telle qu’elle se reflète dans la crise de la notion de Peuple de Dieu, est une « crise de Dieu » ; elle résulte de l’omission de l’essentiel. » (Joseph RATZINGER, Faire route avec Dieu ; l’Église comme communion, Parole et Silence, 2003, page 118)

[22] Une anecdote rapportée par Joseph Ratzinger est significative : deux évêques d’Amérique du Sud lui avaient rapporté « un événement remarquable qu’ils considéraient comme symptomatique et qui les obligeait à un examen de conscience sur l’orientation de l’Église catholique sud-américaine depuis la fin du Concile. Ils m’expliquèrent que des envoyés de quelques villages étaient venus trouver l’évêque catholique et lui avaient déclaré qu’ils étaient entrés dans une communauté « évangélique ». Ils avaient profité de cette occasion pour remercier l’évêque pour toutes les entreprises sociales grâce auxquelles la vie avait été belle pour eux dans toutes les années passées, et dont ils lui faisaient volontiers hommage. À quoi ils ajoutaient : « Mais nous avons en outre besoin d’une religion, et c’est pourquoi nous sommes devenus protestants. » » (Joseph RATZINGER, Les principes de la théologie catholiques ; esquisses et matériaux, Téqui, 1982, page 145)

[23] Joseph RATZINGER, Église et Théologie, Mame, Paris, 1992, page 217

[24] Joseph RATZINGER, Discours fondateurs (1960-2004), Fayard, 2008, page 176

[25] Philippe de VILLIERS, Le moment est venu de dire ce que j’ai vu, Albin Michel, 2016, page 343

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