Pâque de notre Sr. Agnès

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Communiqué de la Famille Missionnaire de Notre-Dame

Messe des funérailles de sœur Agnès, le samedi 25 août 2018 à 14h30, à St Pierre-de-Colombier.

Bien chers amis,

Beaucoup d’entre vous ont prié intensément pour sœur Agnès depuis sa grave rupture d’anévrisme dans le cerveau au soir du premier samedi du mois, le 4 août dernier.

Notre sœur a été bien prise en charge dans le service de réanimation du CHU de Nice. L’électroencéphalogramme de ce lundi avait révélé un coma profond, alors que la sédation avait été arrêtée depuis quelques jours. Nous avions célébré la Messe du dimanche 12 août, en notre Foyer de Cannes, avec un grand nombre d’amis de Notre-Dame des Neiges pour demander à Dieu un miracle pour sœur Agnès, si telle était Sa Volonté.

En la nuit qui nous préparait à la Fête de Marie Reine, la Vierge Marie qu’elle aimait beaucoup est venue la chercher. Nous vous remercions pour toutes les prières que vous avez faites pour sœur Agnès et nous vous faisons part du jour et de l’heure de la Messe de ses funérailles :

le samedi 25 août 2018 à 14h30, en l’église de Saint-Pierre-de-Colombier.

Le corps de sœur Agnès sera ensuite inhumé dans le cimetière de Saint-Pierre-de-Colombier.

            Nous vous assurons de nos prières et de notre affection.

Père Bernard et Mère Magdeleine.

 

Homélie pour la Messe de funérailles de sœur Agnès – Samedi 25 août 2018.

 

 

Bien chers amis,

            sœur Agnès s’était préparé avec beaucoup de joie et de désirs à la première retraite de communauté qui a commencé, ce jeudi soir. Le samedi 4 août, premier samedi du mois, après le repas du soir, elle fut victime d’une très grave rupture d’anévrisme dans le cerveau. Son dernier mot, avant d’entrer dans le coma profond dont elle ne s’est jamais réveillée, a été « confiance » ! Pendant 17 jours, elle a été entourée de beaucoup de prières. Nous tenons à remercier, tous les amis de ND des Neiges, particulièrement ceux de Cannes et de sa région, le Père André Castro, curé de St Laurent-du-Var, avec qui sœur Agnès collaborait et les fidèles de cette paroisse que sœur Agnès aimait. Nous voulons aussi remercier l’équipe du Samu, le personnel soignant de l’hôpital de Cannes et du CHU de Nice, qui ont pris en charge notre sœur avec compétence, dévouement et délicatesse. Que le Cœur de Jésus et Notre-Dame des Neiges les bénissent.

            Les lectures et les chants de cette Messe veulent révéler que la pâque d’un consacré devrait être comme l’accomplissement de ses vœux. Le baptême est, pour Saint Paul, une mort et une vie : la mort au péché avec Jésus crucifié et la vie pour Dieu avec Jésus ressuscité. Les vœux perpétuels de pauvreté, chasteté et obéissance s’enracinent dans cette grâce du baptême et l’expriment avec plus de plénitude. Sœur Agnès partageait la Foi de Job : elle a donné sans condition sa vie à Jésus par la profession de ses vœux de pauvreté, chasteté et obéissance. Elle voulait, malgré ses défauts et ses chutes, imiter Jésus qui, selon les paroles de Saint Paul, s’est « vidé » de sa divinité en se faisant homme et en se dépouillant comme un esclave jusqu’à la mort de la Croix. Ce n’est pas pour rire que Jésus nous a aimés, rappelaient nos Fondateurs à la suite de Sainte Angèle de Foligno. L’évangile de cette Messe est celui des Béatitudes, qui sont comme le code de sainteté des disciples de Jésus. Nos Père et Mère en ont fait le fondement de notre spiritualité Domini. Sœur Agnès savait très bien que le vrai bonheur ne se trouve que dans la pauvreté évangélique, volontaire et libre, la douceur, la compassion pour ceux qui souffrent, la faim et la soif de la sainteté, la miséricorde, la pureté du cœur, le zèle pour la vraie paix, la persécution pour la justice sainteté. Sœur Agnès a été conquise par l’esprit des apôtres de l’Amour, mais elle savait qu’elle n’avait pas encore parfaitement atteint la mort au péché et la vie pour Dieu.

Le dimanche 12 août, avec les amis de Notre-Dame des neiges de Cannes et de la région, nous avons offert la Messe pour demander à Dieu le miracle de la guérison de sœur Agnès si cette guérison était conforme à Sa divine Volonté. Le miracle n’a pas eu lieu, mais nos prières ont été entendues de Dieu. L’après-midi de ce dimanche, nous avons prié auprès de notre sœur Agnès dans la chambre de réanimation du CHU de Nice. Dieu aura-Il permis que notre sœur, dans son âme, nous entende ? Nous ne le savons pas ! Ce temps de grande épreuve a été, nous en sommes convaincus, un temps de préparation pour sœur Agnès. Notre sœur n’a-t-elle plus besoin à présent de purification ? Nous ne pouvons pas l’affirmer et je ressens comme mon devoir de rappeler, en cette Messe, la doctrine du purgatoire, que beaucoup de baptisés ignorent aujourd’hui. Notre amour paternel ou fraternel pour sœur Agnès nous presse à continuer à prier et faire prier pour la purification de son âme. Notre Père Fondateur, à la suite de Mère Marie-Augusta, a, plusieurs fois, rappelé qu’il sera beaucoup plus demandé à un consacré qui a beaucoup reçu. N’interprétons pas mal, cependant, ce que je vous dis : la purification du purgatoire, qui peut être plus longue pour un consacré, ne signifie pas que les consacrés sont de plus grands pécheurs que les autres baptisés ! Mon cousin, l’abbé André Richard, après m’avoir demandé de faire prier pour lui après sa mort, me disait : plus un orgue a des jeux, plus il faut du temps pour l’accorder. C’est donc une grande et nouvelle miséricorde que Dieu accorde aux consacrés en leur permettant, par le purgatoire, de mieux accorder les jeux qui n’ont pas été assez bien accordés pendant leur vie. Chaque jour, obtenons des indulgences pour les âmes du purgatoire en puisant dans le trésor des mérites des saints. Soulageons les âmes du purgatoire et participons à leur libération plus rapide. Nous avons commencé, ce jeudi, un Trentain grégorien de Messes pour sœur Agnès.

 Nous n’oublions pas le dernier mot prononcé par sœur Agnès au moment où elle était frappée par une très grave rupture d’anévrisme dans le cerveau : confiance. Ce mot confiance signifiait qu’elle savait en qui elle croyait : Jésus à qui elle a donné sa vie dans la joie. Sa confiance, elle l’a puisée aussi dans sa dévotion mariale, qu’elle a rayonnée auprès de beaucoup d’amis de Notre-Dame des Neiges. Elle désirait ardemment le triomphe du Cœur Immaculé de Marie et elle aimait profondément la dévotion à Notre-Dame des neiges et à Notre-Dame des Roses. Puisse ce mot « confiance » être comme le dernier message que sœur Agnès nous adresse en ce jour. Ne doutons jamais de l’Amour de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie ! Le thème de cette Retraite que sœur Agnès désirait ardemment suivre vient du saint de la confiance qu’est Saint Claude la Colombière. A la suite de ce Saint, croyons en la Puissance du Cœur de Jésus.

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