Jésus, fondement de notre joie !

En parcourant l’Écriture… La joie de l’évangile (1/8)

Pour cette nouvelle série sur l’Ecriture Sainte, nous nous pencherons davantage sur les évangiles, en nous servant des méditations écrites par P. Bernard pour la retraite pour tous de 2014, intitulée « La joie de l’Évangile« , à la suite de  l’exhortation apostolique du Pape François du même nom « Evangelii gaudium« , publiée en novembre 2013. Puissent ces méditations nous entraîner à méditer toujours plus les évangiles, dans la joie d’y découvrir le visage de Jésus !

Introduction

Nous allons méditer, avec l’aide des évangiles, de la Tradition et des derniers Papes, cette enthousiasmante réalité qu’est la joie de l’évangile dont Jésus est le Fondement. Cette méditation devrait permettre de mieux assimiler les richesses de la Révélation qui nous permettront de témoigner, sans peur et avec un cœur d’enfant, de Jésus et de son Eglise. Les hommes de notre temps ont besoin de rencontrer des témoins convaincus, déterminés et joyeux, qui respectent, certes, profondément leur liberté mais qui n’ont pas honte de Jésus et de son Eglise !

Dans un premier temps, nous approfondirons la joie de Dieu et le mystère de la Création. Il est important de parler de la Joie de Dieu ! Benoît XVI a dit que Dieu est Joie, Joie éternelle ! Quelle joie pour Dieu que de pouvoir se donner à une multitude d’anges, créés à son image et à sa ressemblance ! Quelle joie pour Lui que de contempler la beauté dans sa diversité des chœurs des anges ! Dieu souffre, c’est évident, de la révolte d’un grand nombre d’anges, mais Il ne se repent pas d’avoir créé les esprits purs, libres et responsables. Sa souffrance, cependant, n’anéantit pas sa joie de Créateur ! Dieu ne se fatigue pas de créer parce qu’Il n’a qu’un désir : Se donner en surabondance, Se donner c’est le besoin de Son Amour ! C’est pour Se donner dans l’Amour qu’Il crée l’homme et la femme à son image et ressemblance. Le péché originel n’a pas fait échouer le plan de Dieu Créateur. Le Ciel sera rempli ! Imitons Dieu et ne perdons jamais notre joie!

Dans un deuxième temps, nous méditerons sur la joie et le mystère de l’Incarnation. Nous contemplerons d’abord le « oui » joyeux et généreux du Verbe, puis le « oui » humble et confiant de la Vierge Marie et l’humble « oui » joyeux de Saint Joseph, qui a été précédé d’un grand trouble. La contemplation de la Sainte Famille nous fera découvrir que l’on peut goûter la joie de Dieu tout en étant éprouvés comme l’ont été Jésus, Marie et Joseph. Nous apprendrons ainsi à ne jamais nous décourager à la suite de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sans perdre la joie de Dieu.

Dans un troisième temps, notre méditation sera centrée sur la joie et le mystère de la vie publique de Jésus. Elle nous aidera à participer à la Mission en partageant les sentiments du Cœur de Jésus : ardeur pour prêcher avec flamme et joie les Béatitudes et l’évangile ; grande joie de voir les petits et les humbles accueillir avec enthousiasme le Royaume ; joie profonde du mystère de la Transfiguration qui révèle que l’homme est appelé au bonheur éternel en participant à la vie divine ; action de grâce en instituant l’Eucharistie, source de la joie chrétienne dans le don d’Amour à ses frères et sœurs.

Le quatrième temps sera une contemplation de la Passion. Peut-on parler de Passion douloureuse et de joie ? Saint Paul a dit trouver sa joie à souffrir avec Jésus pour enfanter des âmes pour le Ciel. La vie de Marthe Robin a pu être résumée par deux mots : la Croix et la joie. Jésus, avant eux et plus qu’eux – c’est évident ! – s’est donné dans la joie. Sa Croix n’est pas une défaite mais une grande victoire. Il a payé le prix fort pour nous libérer du péché, de la mort et de Satan. La Vierge Marie a beaucoup souffert avec Jésus. Elle a collaboré à l’Œuvre de la Rédemption, mais elle a trouvé sa joie profonde à souffrir en aimant et à aimer en souffrant. Croix et joie ne sont pas contradictoires. Cette méditation sera très importante et éclairante en vue de collaborer avec Jésus pour le salut des âmes. Mère Marie-Augusta disait : souffrir en aimant, aimer en souffrant, quelle richesse !

Enfin, nous terminerons avec un approfondissement sur l’importance des vertus théologales de foi, d’espérance et de charité. Il devrait nous obtenir aussi un plus grand zèle pour participer à la Mission de l’Eglise. La Résurrection de Jésus est intrinsèquement liée à la Mission. Elle est le fondement de la joie chrétienne. L’Ascension de Jésus a produit une grande joie chez les apôtres. La Pentecôte nous fait entrer plus profondément dans la Joie dans l’Esprit Saint. Puisse ces méditations nous conduire à cette conviction : la fécondité de la mission est liée à la joie de l’évangile. A la suite de notre Pape François, nous demanderons la grâce du dépouillement de toute mondanité et du rayonnement de la joie de l’évangile afin que Jésus puisse conquérir beaucoup de cœurs à Son Amour ! L’apostolat joyeux de l’Amour est irrésistible !

Petit aperçu sur Gaudium et Spes (Concile Vatican II), Gaudium in Domino (Paul VI), et Evangelii Gaudium  (Pape François)

1) Gaudium et Spes : « Joie et espérance »

        Le Concile Vatican II a partagé les sentiments du Cœur de Dieu le Père qui a tellement aimé le monde qu’Il Lui a envoyé son Fils Unique. L’amour de l’Eglise pour l’humanité a donc sa source dans le Cœur de Dieu ! Jean-Paul II, le Pape de Gaudium et Spes, le Pape du Concile Vatican II, a affirmé avec conviction, dès sa première Encyclique, que l’homme était la route de l’Eglise. Cet homme est un homme blessé. Par sa dignité, il est grand, parce qu’il est à l’image de Dieu, mais par sa condition historique, il est blessé par les conséquences du péché originel et de ses propres péchés. Cet homme historique, l’Eglise veut l’aimer en imitant le Bon Samaritain. Le grand message toujours actuel de la Constitution pastorale du Concile Vatican II « Gaudium et Spes » est : malgré les tristesses et les angoisses qui n’ont pas cessé d’augmenter en notre monde, nous devons être les témoins de la Joie et de l’Espérance ! Ce message est-il réaliste ?

Des critiques ont parlé de l’optimisme euphorique et irréaliste des évêques de Vatican II. Si l’on lit attentivement le texte et si on l’interprète dans l’esprit des Pères du Concile, on doit se rendre à l’évidence : il n’est vraiment pas question d’optimisme utopique, mais de « réalisme de l’espérance » ! Les évêques qui ont participé à ce Grand Concile venaient du monde entier. Cette assemblée conciliaire de 2500 évêques de toutes Nations pouvait témoigner de la réalité des tristesses et des angoisses de tous les hommes vivant sur notre planète, parce qu’ils les partageaient ! L’un des évêques les plus zélés de Gaudium et Spes a été Karol Wojtyla. Tous savent aujourd’hui ce qu’il a souffert du marxisme et quel courage il a déployé pour s’opposer à cette idéologie totalitaire, qui ne respectait pas la liberté religieuse et la liberté tout court des Polonais. Le Cardinal Wojtyla – et avec lui tous les cardinaux et évêques qui souffraient de la persécution marxiste – n’étaient ni naïfs, ni optimistes rêveurs. Les autres cardinaux et évêques qui venaient de pays où l’on ne mangeait pas à sa faim, où l’on était opprimé par des dictatures militaires, par l’Islam ou l’hindouisme n’étaient pas, non plus, des utopistes irréalistes. Tous les évêques, enfin, étaient angoissés et inquiets devant la réelle menace d’une guerre atomique du fait de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS.

La joie et l’espérance qu’ils ont voulu annoncer au monde et que nous devons annoncer aujourd’hui étaient uniquement fondées sur Jésus, Notre-Seigneur et Notre Dieu ! En promulguant Gaudium et Spes, les évêques ont été fidèles à l’évangile et à la Tradition et ils ont fait un grande acte de Foi et d’espérance en cette parole de Jésus : « Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). Ne nous laissons aucunement influencer par les critiques non fondées contre le réalisme de l’espérance des Pères du Concile Vatican II, mais soyons au contraire des témoins zélés et courageux de la joie et de l’espérance qui nous viennent de Jésus, le Seul Sauveur et Rédempteur des hommes et de Son Eglise. En ce troisième millénaire, notre Eglise a besoin d’apôtres zélés et joyeux. Elle ne doit pas oublier la recommandation de saint Jean Bosco à Dominique Savio : un saint triste est un triste saint ! Rayonnons la joie et l’espérance !

2) Gaudium in Domino : « la joie dans le Seigneur »

Le Pape Paul VI a écrit une magnifique lettre apostolique sur la joie à l’occasion de la Pentecôte de l’Année Sainte 1975 : « Réjouissez-vous dans le Seigneur, car il est proche de tous ceux qui l’invoquent en vérité. Notre invitation appelle essentiellement au renouvellement intérieur et à la réconciliation dans le Christ. Il y va du salut des hommes, il y va de leur bonheur plénier. Nous vous invitons à implorer de l’Esprit Saint le don de la joie… C’est pour nous une exigence d’amour que vous inviter à partager cette joie surabondante qui est un don de l’Esprit Saint… C’est une sorte d’hymne à la joie divine que nous voudrions entonner afin qu’il éveille un écho dans le monde entier, et d’abord dans l’Église : que la joie soit répandue dans les cœurs avec l’amour dont elle est le fruit, par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Mais comment ne pas voir aussi que la joie est toujours imparfaite, fragile, menacée ?… La société technique a pu multiplier les occasions de plaisirs, mais elle a bien du mal à sécréter la joie. Car la joie vient d’ailleurs. Elle est spirituelle. L’argent, le confort, l’hygiène, la sécurité matérielle ne manquent souvent pas, et pourtant l’ennui, la morosité, la tristesse demeurent malheureusement le lot de beaucoup. Cela parfois jusqu’à l’angoisse et au désespoir, que l’insouciance apparente, la frénésie du bonheur présent et les paradis artificiels ne parviennent pas à évacuer.

Il faudrait aussi un patient effort d’éducation pour apprendre ou réapprendre à goûter simplement les multiples joies humaines que le Créateur met déjà sur nos chemins : joie exaltante de l’existence et de la vie ; joie de l’amour chaste et sanctifié ; joie pacifiante de la nature et du silence , joie parfois austère du travail soigné ; joie et satisfaction du devoir accompli ; joie transparente de la pureté, du service, du partage ; joie exigeante du sacrifice. Le chrétien pourra les purifier, les compléter, les sublimer : il ne saurait les dédaigner. La joie chrétienne suppose un homme capable de joies naturelles. C’est bien souvent à partir de celles-ci que le Christ a annoncé le Royaume de Dieu.

Paul VI a comme prophétisé la crise de notre temps : « C’est l’homme, en son âme, qui se trouve démuni pour assumer les souffrances et les misères de notre temps. Elles l’accablent d’autant plus que le sens de la vie lui échappe, qu’il n’est plus sûr de lui-même, de sa vocation et de sa destinée transcendantes. Il a désacralisé l’univers et maintenant l’humanité ; il a parfois coupé le lien vital qui le rattachait à Dieu… Dieu lui semble abstrait, inutile : sans qu’il sache l’exprimer, le silence de Dieu lui pèse. Oui, le froid et les ténèbres sont d’abord dans le cœur de l’homme qui connaît la tristesse. On peut parler ici de la tristesse des non croyants, lorsque l’esprit humain, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, et donc orienté instinctivement vers lui comme vers son bien suprême, unique, reste sans le connaître clairement, sans l’aimer, et par conséquent sans éprouver la joie qu’apportent la connaissance de Dieu, même imparfaite, et la certitude d’avoir avec lui un lien que la mort même ne saurait rompre. Qui ne se souvient de la parole de Saint Augustin : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est inquiet jusqu’à ce qu’il repose en Toi » ? C’est donc en devenant davantage présent à Dieu, en se détournant du péché, que l’homme peut vraiment entrer dans la joie spirituelle… Notre propos est de vous inviter aux sources de la joie chrétienne… en nous mettant à l’écoute de la Bonne Nouvelle de son Amour ».

La conclusion de Paul VI est toujours actuelle : « Nous avons pensé être fidèle aux inspirations de l’Esprit Saint en demandant aux chrétiens de revenir ainsi aux sources de la joie. N’est-il pas normal que la joie nous habite, lorsque nos cœurs en contemplent ou en redécouvrent, dans la foi, les motifs fondamentaux qui sont simples : Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique … Oui, il serait bien étrange que cette Bonne Nouvelle, qui suscite l’alléluia de l’Eglise, ne nous donne pas un visage de sauvés. La joie d’être chrétien, relié à l’Eglise, «dans le Christ», en état de grâce avec Dieu, est vraiment capable de combler le cœur humain. N’est-ce pas cette exultation profonde qui donne un accent bouleversant au Mémorial de Pascal : «Joie, joie, joie, pleurs de joie »?

La joie naît toujours d’un certain regard sur l’homme et sur Dieu. « Si ton œil est sain, ton corps tout entier est aussi dans la lumière ». Puissiez-vous rejoindre ce meilleur qui est dans l’âme de votre frère, et cette Présence divine si proche du cœur humain ! Que nos fils inquiets de certains groupes rejettent donc les excès de la critique systématique et annihilante ! Sans se départir d’une vue réaliste, que les communautés chrétiennes deviennent des lieux d’optimisme, où tous les membres s’entraînent résolument à discerner la face positive des personnes et des événements ! «La charité ne se réjouit pas de l’injustice, mais elle met sa joie dans la vérité : elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout». L’éducation d’un tel regard n’est pas seulement une affaire de psychologie. Elle est également un fruit de l’Esprit Saint. Cet Esprit, qui habite en plénitude la personne de Jésus, le rendait pendant sa vie terrestre si attentif aux joies de la vie quotidienne, si délicat et si persuasif pour remettre les pécheurs sur le chemin d’une nouvelle jeunesse de cœur et d’esprit ! C’est ce même Esprit qui animait la Vierge Marie, et chacun des saints. C’est ce même Esprit qui donne aujourd’hui encore à tant de chrétiens la joie de vivre chaque jour leur vocation particulière, dans la paix et l’espérance qui surpassent les échecs et les souffrances. C’est l’Esprit de Pentecôte qui emporte aujourd’hui de très nombreux disciples du Christ sur les chemins de la prière, dans l’allégresse d’une louange filiale, et vers le service humble et joyeux des déshérités et des marginaux de notre société. Car la joie ne peut se dissocier du partage. En Dieu lui-même, tout est joie parce que tout est don.

Notre dernier mot est un appel pressant à tous les responsables et animateurs des communautés chrétiennes : qu’ils ne craignent pas d’insister à temps et à contre temps sur la fidélité des baptisés à célébrer dans la joie l’Eucharistie dominicale. Comment pourraient-ils négliger cette rencontre, ce banquet que le Christ nous prépare dans son amour ? Que la participation y soit à la fois très digne et festive ! C’est le Christ, crucifié et glorifié, qui passe au milieu de ses disciples, pour les entraîner ensemble dans le renouveau de sa résurrection. C’est le sommet, ici-bas, de l’Alliance d’amour entre Dieu et son peuple : signe et source de joie chrétienne, relais pour la Fête éternelle. Que le Père, le Fils et le Saint-Esprit vous y conduisent !

 

3) Evangelii Gaudium : « la joie de l’Évangile »

Notre Pape François a signé son Exhortation apostolique, Evangelii Gaudium, en la solennité du Christ Roi 2013, le jour où se clôturait l’année de la Foi. La joie est le grand appel de notre Pape François à tous les baptisés. Les références de l’Ecriture, concernant la joie, sont nombreuses et éclairantes. A la suite de Paul VI, le Pape François nous presse d’être des chrétiens joyeux ! N’ayons pas des mines de carême ! Jésus est le fondement de la joie chrétienne ! La joie grandit en la communiquant. Le chrétien qui n’a aucun désir missionnaire et qui vit, replié dans la prison de son moi, ne connaît pas la joie, la vraie joie. Imitons la Vierge Marie dans son mystère de la Visitation. Elle porte Jésus à sa cousine Elisabeth, l’Esprit Saint suscite la joie de Dieu dans le cœur de la Vierge Marie, de Jean-Baptiste et d’Elisabeth. Notre Saint-Père est vraiment convaincu par ce fait : la nouvelle évangélisation concerne tous les baptisés. Elle ne sera féconde que si tous vivent de l’évangile, de la joie de l’évangile et s’ils la rayonnent à chaque instant de leur vie, tant dans leur famille que dans leur lieu de travail ou dans leurs loisirs.

Evangéliser dans le souffle de l’Esprit : les Papes Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI désiraient, c’est évident, une Eglise missionnaire ! Notre Pape François n’est donc pas un révolutionnaire. L’Eglise missionnaire, c’est bien l’Eglise de Jésus, c’est bien l’Eglise de Vatican II ! L’Exhortation du Pape François est vraiment un vibrant appel à la mission : oui au défi d’une spiritualité missionnaire, non à l’acédie ou paresse égoïste, non au pessimisme stérile, oui aux relations nouvelles engendrées par le Christ, non à la mondanité spirituelle, non à la guerre entre nous ! Notre Pape François nous appelle à renoncer à une petite vie tranquille, à renoncer à vivoter pour « sortir » et aller aux périphéries pour rencontrer ceux qui ne connaissent pas l’évangile et leur porter Jésus !

La rencontre personnelle avec l’amour de Jésus qui nous sauve (264) : «La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus. Mais, quel est cet amour qui ne ressent pas la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître ? Si nous ne ressentons pas l’intense désir de le communiquer, il est nécessaire de prendre le temps de lui demander dans la prière qu’il vienne nous séduire. Nous avons besoin d’implorer chaque jour, de demander sa grâce pour qu’il ouvre notre cœur froid et qu’il secoue notre vie tiède et superficielle ».

Marie, Mère de l’évangélisation et Etoile de la nouvelle évangélisation : « À la Mère de l’Évangile vivant nous demandons d’intercéder pour que toute la communauté ecclésiale accueille cette invitation à une nouvelle étape dans l’évangélisation. Elle est la femme de foi, qui vit et marche dans la foi, et «son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église». Elle s’est laissé conduire par l’Esprit, dans un itinéraire de foi, vers un destin de service et de fécondité. Nous fixons aujourd’hui notre regard sur elle, pour qu’elle nous aide à annoncer à tous le message de salut, et pour que les nouveaux disciples deviennent des agents évangélisateurs.

Dans ce pèlerinage d’évangélisation, il y aura des moments d’aridité, d’enfouissement et même de la fatigue… Il y a un style marial dans l’activité évangélisatrice de l’Église. Car, chaque fois que nous regardons Marie nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants. Étoile de la nouvelle évangélisation, aide-nous à rayonner par le témoignage de la communion, du service, de la foi ardente et généreuse, de la justice et de l’amour pour les pauvres, pour que la joie de l’Évangile parvienne jusqu’aux confins de la terre et qu’aucune périphérie ne soit privée de sa lumière. Mère de l’Évangile vivant, source de joie pour les petits, prie pour nous. Amen. »

Demandons la grâce de la joie et puisons dans le Cœur de Jésus afin qu’elle soit vraiment la joie de l’évangile et que nous puissions rayonner cette joie auprès de nos contemporains ! N’oublions pas le message du Concile Vatican II : malgré les tristesses et les angoisses de notre temps, nous devons témoigner de la joie et de l’espérance, Gaudium et Spes = joie et espérance ! N’oublions pas le grand appel de Paul VI : Gaudium in Domino = joie dans le Seigneur ! N’oublions pas enfin l’Exhortation de notre Pape François : Evangelii Gaudium = la joie de l’évangile!

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