Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. 

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En parcourant l’Écriture… Les images du Ciel dans la Bible (8/8)

7 – La Vie bienheureuse – la Vie éternelle

Nous terminons aujourd’hui notre série sur les images du Ciel dans la Bible avec l’appellation « vie bienheureuse » ou « vie éternelle». Par ces expressions, nous voyons comment le Ciel viendra combler nos espérances en s’opposant à la mort (« vie »), au mal et au malheur (« bienheureuse ») et à notre soumission au temps, à notre finitude (« éternelle »).

 

« Dieu, infiniment Parfait et Bienheureux en Lui-même, dans un dessein de pure bonté, a librement créé l’homme pour le faire participer à sa vie bienheureuse. [1]» Ainsi commence le Catéchisme de l’Eglise Catholique ! La vie bienheureuse, c’est donc le but de notre existence, ce vers quoi tend toute notre espérance… Et pourtant, nous ne savons pas bien de quoi il s’agit !

 

Dans son encyclique sur l’espérance – Spe salvi – Benoît XVI consacre tout une partie intitulée « La vie éternelle – qu’est-ce que c’est ? ».

Voici ce qu’il écrit : « La foi chrétienne est-elle pour nous aujourd’hui une espérance qui transforme et soutient notre vie ? Est-elle pour nous « performative » – un message qui forme de manière nouvelle la vie elle-même, ou est-elle désormais simplement une « information » que, entre temps, nous avons mise de côté et qui nous semble dépassée par des informations plus récentes? Dans la recherche d’une réponse, je voudrais partir de la forme classique du dialogue par lequel le rite du Baptême exprimait l’accueil du nouveau-né dans la communauté des croyants et sa renaissance dans le Christ. Le prêtre demandait d’abord quel nom les parents avaient choisi pour l’enfant, et il poursuivait ensuite par la question: « Que demandez-vous à l’Église? » Réponse: « La foi ». « Et que donne la foi ? » « La vie éternelle ». Dans le dialogue, les parents cherchaient pour leur enfant l’accès à la foi, la communion avec les croyants, parce qu’ils voyaient dans la foi la clé de « la vie éternelle ». En fait, aujourd’hui comme hier, c’est de cela qu’il s’agit dans le Baptême, quand on devient chrétien : non pas seulement d’un acte de socialisation dans la communauté, non pas simplement d’un accueil dans l’Église. Les parents attendent plus pour le baptisé : ils attendent que la foi, dont fait partie la corporéité de l’Église et de ses sacrements, lui donne la vie – la vie éternelle. La foi est la substance de l’espérance. Mais alors se fait jour la question suivante : voulons-nous vraiment cela – vivre éternellement ? Peut-être aujourd’hui de nombreuses personnes refusent-elles la foi simplement parce que la vie éternelle ne leur semble pas quelque chose de désirable. Ils ne veulent nullement la vie éternelle, mais la vie présente, et la foi en la vie éternelle semble, dans ce but, plutôt un obstacle. Continuer à vivre éternellement – sans fin – apparaît plus comme une condamnation que comme un don. Bien sûr, on voudrait renvoyer la mort le plus loin possible. Mais vivre toujours, sans fin – en définitive, cela peut être seulement ennuyeux et en fin de compte insupportable. C’est précisément cela que dit par exemple saint Ambroise, Père de l’Église, dans le discours funèbre pour son frère Saturus : « La mort n’était pas naturelle, mais elle l’est devenue ; car, au commencement, Dieu n’a pas créé la mort ; il nous l’a donnée comme un remède […] à cause de la transgression ; la vie des hommes commença à être misérable dans le travail quotidien et dans des pleurs insupportables. Il fallait mettre un terme à son malheur, afin que sa mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L’immortalité serait un fardeau plutôt qu’un profit, sans le souffle de la grâce ». Auparavant déjà, Ambroise avait dit : « La mort ne doit pas être pleurée, puisqu’elle est cause de salut ».

Quel que soit ce que saint Ambroise entendait dire précisément par ces paroles – il est vrai que l’élimination de la mort ou même son renvoi presque illimité mettrait la terre et l’humanité dans une condition impossible et ne serait même pas un bénéfice pour l’individu lui-même. Il y a clairement une contradiction dans notre attitude, qui renvoie à une contradiction intérieure de notre existence elle-même. D’une part, nous ne voulons pas mourir ; surtout celui qui nous aime ne veut pas que nous mourions. D’autre part, il est vrai que nous ne désirons pas non plus continuer à exister de manière illimitée et même la terre n’a pas été créée dans cette perspective. Alors, que voulons-nous vraiment ? Ce paradoxe de notre propre attitude suscite une question plus profonde : qu’est-ce en réalité que la « vie » ? Et que signifie véritablement « éternité » ? Il y a des moments où nous le percevons tout à coup : oui, ce serait précisément cela – la vraie « vie » – ainsi devrait-elle être. Par comparaison, ce que, dans la vie quotidienne, nous appelons « vie », en vérité ne l’est pas. Dans sa longue lettre sur la prière adressée à Proba, une veuve romaine aisée et mère de trois consuls, Augustin écrivit un jour : dans le fond, nous voulons une seule chose – « la vie bienheureuse », la vie qui est simplement vie, simplement « bonheur ». En fin de compte, nous ne demandons rien d’autre dans la prière. Nous ne marchons vers rien d’autre – c’est de cela seulement qu’il s’agit. Mais ensuite, Augustin ajoute aussi : en regardant mieux, nous ne savons pas de fait ce qu’en définitive nous désirons, ce que nous voudrions précisément. Nous ne connaissons pas du tout cette réalité ; même durant les moments où nous pensons pouvoir la toucher, nous ne la rejoignons pas vraiment. « Nous ne savons pas ce que nous devons demander », confesse-t-il avec les mots de saint Paul (Rm 8, 26). Nous savons seulement que ce n’est pas cela. Toutefois, dans notre non-savoir, nous savons que cette réalité doit exister. « Il y a donc en nous, pour ainsi dire, une savante ignorance (docta ignorantia) », écrit-il. Nous ne savons pas ce que nous voudrions vraiment ; nous ne connaissons pas cette « vraie vie »; et cependant, nous savons qu’il doit exister un quelque chose que nous ne connaissons pas et vers lequel nous nous sentons poussés.

Je pense qu’Augustin décrivait là de manière très précise et toujours valable la situation essentielle de l’homme, la situation d’où proviennent toutes ses contradictions et toutes ses espérances. Nous désirons en quelque sorte la vie elle-même, la vraie vie, qui ne finisse pas par être atteinte par la mort ; mais, en même temps, nous ne connaissons pas ce vers quoi nous nous sentons poussés. Nous ne pouvons pas cesser de nous diriger vers cela et cependant nous savons que tout ce que nous pouvons expérimenter ou réaliser n’est pas ce à quoi nous aspirons. Cette « chose » inconnue est la véritable « espérance », qui nous pousse et le fait qu’elle soit ignorée est, en même temps, la cause de toutes les désespérances comme aussi de tous les élans positifs ou destructeurs vers le monde authentique et vers l’homme authentique. L’expression « vie éternelle » cherche à donner un nom à cette réalité connue inconnue. Il s’agit nécessairement d’une expression insuffisante, qui crée la confusion. En effet, « éternel » suscite en nous l’idée de l’interminable, et cela nous fait peur ; « vie » nous fait penser à la vie que nous connaissons, que nous aimons et que nous ne voulons pas perdre et qui est cependant, en même temps, plus faite de fatigue que de satisfaction, de sorte que, tandis que d’un côté nous la désirons, de l’autre nous ne la voulons pas. Nous pouvons seulement chercher à sortir par la pensée de la temporalité dont nous sommes prisonniers et en quelque sorte prévoir que l’éternité n’est pas une succession continue des jours du calendrier, mais quelque chose comme le moment rempli de satisfaction, dans lequel la totalité nous embrasse et dans lequel nous embrassons la totalité. Il s’agirait du moment de l’immersion dans l’océan de l’amour infini, dans lequel le temps – l’avant et l’après – n’existe plus. Nous pouvons seulement chercher à penser que ce moment est la vie au sens plénier, une immersion toujours nouvelle dans l’immensité de l’être, tandis que nous sommes simplement comblés de joie. C’est ainsi que Jésus l’exprime dans Jean : « Je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (16, 22). Nous devons penser dans ce sens si nous voulons comprendre ce vers quoi tend l’espérance chrétienne, ce que nous attendons par la foi, par notre être avec le Christ. [2]»

En désirant la vie éternelle, la vie bienheureuse, nous sentons encore une fois combien la mort nous est étrangère et combien le mal est un scandale… Face à cela, rappelons ce que dit le Catéchisme de l’Eglise Catholique :

« Si Dieu le Père Tout-puissant, Créateur du monde ordonné et bon, prend soin de toutes ses créatures, pourquoi le mal existe-t-il ? A cette question aussi pressante qu’inévitable, aussi douloureuse que mystérieuse, aucune réponse rapide ne saura suffire. C’est l’ensemble de la foi chrétienne qui constitue la réponse à cette question : la bonté de la création, le drame du péché, l’amour patient de Dieu qui vient au devant de l’homme par ses alliances, par l’Incarnation rédemptrice de son Fils, par le don de l’Esprit, par le rassemblement de l’Église, par la force des sacrements, par l’appel à une vie bienheureuse à laquelle les créatures libres sont invitées d’avance à consentir, mais à laquelle elles peuvent aussi d’avance, par un mystère terrible, se dérober. Il n’y a pas un trait du message chrétien qui ne soit pour une part une réponse à la question du mal.

Mais pourquoi Dieu n’a-t-il pas créé un monde aussi parfait qu’aucun mal ne puisse y exister ? Selon sa puissance infinie, Dieu pourrait toujours créer quelque chose de meilleur (cf. S. Thomas d’A). Cependant dans sa sagesse et sa bonté infinies, Dieu a voulu librement créer un monde  » en état de voie  » vers sa perfection ultime. […]

Les anges et les hommes, créatures intelligentes et libres, doivent cheminer vers leur destinée ultime par choix libre et amour de préférence. Ils peuvent donc se dévoyer. En fait, ils ont péché. C’est ainsi que le mal moral est entré dans le monde, sans commune mesure plus grave que le mal physique. Dieu n’est en aucune façon, ni directement ni indirectement, la cause du mal moral (cf. S. Augustin ; S. Thomas d’A.). Il le permet cependant, respectant la liberté de sa créature, et, mystérieusement, il sait en tirer le bien [3]»

En face de nos limites, de notre peur de l’inconnu quand la mort vient, il y a « l’espérance de la vie éternelle fondée réellement dans la mort et la résurrection du Christ. « Je suis ressuscité et à présent je suis toujours avec toi », nous dit le Seigneur, et ma main te soutient. Où que tu puisses tomber, tu tomberas entre mes mains et je serai présent jusqu’à la porte de la mort. Là où personne ne peut plus t’accompagner et où tu ne peux rien emporter, c’est là que je t’attends pour transformer pour toi les ténèbres en lumière. [4]»

Une fois de plus nous est rappelé que c’est par Jésus que nous obtenons la vie éternelle. Commentant le passage du discours du Pain de vie (Jn 6), et la réaction de Saint Pierre en opposition à celle de ceux qui ne comprennent pas et se détournent de Jésus, scandalisés, Saint Augustin écrit : «Voyez comment Pierre, par grâce de Dieu, par inspiration de l’Esprit Saint, a compris ? Pourquoi a-t-il compris ? Parce qu’il a cru. Tu as les paroles de la vie éternelle. Tu nous donnes la vie éternelle en nous offrant ton corps [ressuscité] et ton sang, [toi-même]. Et nous avons cru et connu. Il ne dit pas : nous avons connu et puis cru, mais nous avons cru et puis connu. Nous avons cru pour pouvoir connaître ; si, en effet, nous avions voulu connaître avant de croire, nous n’aurions réussi ni à connaître, ni à croire. Qu’est-ce que nous avons cru et qu’est-ce que nous avons connu ? Que tu es le Christ Fils de Dieu, c’est-à-dire que tu es la vie éternelle même, et dans la chair et le sang, tu nous donnes ce que tu es toi-même. [5]»

Dans ce discours sur le Pain de Vie est très clairement manifesté le rôle de l’Eucharistie comme vecteur de Vie éternelle. Dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia, Jean-Paul II disait : « Celui qui se nourrit du Christ dans l’Eucharistie n’a pas besoin d’attendre l’au-delà pour recevoir la vie éternelle : il la possède déjà sur terre, comme prémices de la plénitude à venir, qui concernera l’homme dans sa totalité. Dans l’Eucharistie en effet, nous recevons également la garantie de la résurrection des corps à la fin des temps : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6, 54). Cette garantie de la résurrection à venir vient du fait que la chair du Fils de l’homme, donnée en nourriture, est son corps dans son état glorieux de Ressuscité. Avec l’Eucharistie, on assimile pour ainsi dire le « secret » de la résurrection. C’est pourquoi saint Ignace d’Antioche définit avec justesse le Pain eucharistique comme ‘remède d’immortalité, antidote pour ne pas mourir’. [6]»

 

Et nous ? Que devons-nous faire pour avoir la vie éternelle ?

Ecoutons d’abord l’évangile ! « Et voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 19, 16-19). Jésus rappelle donc que, pour avoir la vie éternelle, il faut observer les commandements

 

L’évangile (« Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. » Jn 6, 47) et le Catéchisme de l’Eglise Catholique insistent également sur l’exigence de la foi : « Croire en Jésus-Christ et en Celui qui l’a envoyé pour notre salut est nécessaire pour obtenir ce salut (cf. Mc 16, 16 ; Jn 3, 36…).  » Parce que ‘sans la foi (…) il est impossible de plaire à Dieu’ (He 11, 6) et d’arriver à partager la condition de ses fils, personne jamais ne se trouve justifié sans elle et personne à moins qu’il n’ait ‘persévéré en elle jusqu’à la fin’ (Mt 10, 22 ; 24, 13), n’obtiendra la vie éternelle  » [7]». Et plus loin : « La foi nous fait goûter comme à l’avance, la joie et la lumière de la vision béatifique, but de notre cheminement ici-bas. Nous verrons alors Dieu  » face à face  » (1 Co 13, 12),  » tel qu’Il est  » (1 Jn 3, 2). La foi est donc déjà le commencement de la vie éternelle : Tandis que dès maintenant nous contemplons les bénédictions de la foi, comme un reflet dans un miroir, c’est comme si nous possédions déjà les choses merveilleuses dont notre foi nous assure qu’un jour nous en jouirons (S. Basile ; cf. S. Thomas d’A.). »

 

Et nous ne pouvons pas nous contenter d’avoir nous-mêmes la foi, nous devons la propager, en témoigner car, comme le rappelle Benoît XVI : « L’espérance chrétienne n’est toutefois jamais seulement individuelle, elle est toujours aussi espérance pour les autres. Nos existences sont profondément liées les unes aux autres et le bien et le mal que chacun accomplit touche toujours aussi les autres.[8]». Et Jean-Paul Ier, s’adressant à des évêques, disait : « Parmi les droits de la foi, l’un des plus grands est celui de recevoir la parole de Dieu dans toute sa plénitude, dans toute sa pureté, avec toutes ses exigences et toutes ses facultés. Un des grands devoirs de nos jours est la pleine évangélisation de tous ceux qui ont reçu le baptême. En ceci, les Evêques de l’Eglise sont les premiers responsables. Notre message doit être une claire proclamation du salut en Jésus-Christ. Avec Pierre, nous devons dire au Christ, en présence de notre peuple : « Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 68). Pour nous, l’évangélisation comporte un enseignement explicite au sujet du nom de Jésus, de son identité, de son enseignement, de son Royaume et de ses promesses. Et la principale de ses promesses est la vie éternelle. Jésus a vraiment des paroles qui nous conduisent à la vie éternelle. [9]»

 

En considérant les biens illimités qui nous attendent, le Pape Jean-Paul Ier exhortait encore : « Dieu est un bien infini et il sera notre félicité éternelle : l’argent, les plaisirs, les succès de ce monde, comparés à Lui, sont à peine, des fragments de bien, de fugaces moments de bonheur. Il ne serait pas sage de donner beaucoup de nous à ces choses et peu de nous à Jésus. [10]»

 

La vie éternelle nous est accordé comme héritage en tant que nous devenons « fils de Dieu » par adoption. Et cette adoption se produit, dans le Christ, à travers les sacrements : « L’Église affirme que pour les croyants les sacrements de la Nouvelle Alliance sont nécessaires au salut (cf. Cc. Trente). La  » grâce sacramentelle  » est la grâce de l’Esprit Saint donnée par le Christ et propre à chaque sacrement. L’Esprit guérit et transforme ceux qui le reçoivent en les conformant au Fils de Dieu. Le fruit de la vie sacramentelle, c’est que l’Esprit d’adoption déifie (cf. 2 P 1, 4) les fidèles en les unissant vitalement au Fils unique, le Sauveur. [11]». Et parmi les sacrements, rappelons tout particulièrement la place centrale de l’Eucharistie comme « Pain de vie » (cf. ci-dessus) !

 

Obtenir la vie éternelle, pour soi et pour beaucoup d’âmes, c’est aussi le but – et la récompense promise par Jésus –  de toute vie consacrée ! Ecoutons encore l’Évangile : « Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.» (Mt 19, 27-29). Que ceux qui sont appelés par Jésus soit donc généreux pour répondre à son Appel : en échange, Jésus donne  tout !

 

Et enfin, nous ne devons pas craindre les souffrances inhérentes à toute vie humaine : si nous savons y reconnaître la Croix que Jésus nous tend et unir nos souffrances aux siennes, elles peuvent devenir des tremplins vers la vie éternelle : « Tous les amis de Jésus sont des amis voués à la Croix. L’amour crucifie, l’Amour unit au Dieu vivant. La Croix c’est l’Amour ; l’Amour, c’est la Croix. La Croix, l’Amour, c’est la vie éternelle ! [12]» disait Mère Marie-Augusta !

 

Alors, en avant, vers la Vie éternelle !

[1] Catéchisme de l’Eglise Catholique  n°1

[2] Benoît XVI – Encyclique Spe Salvi (2007) – n°10-12

[3] Catéchisme de l’Eglise Catholique n°309-311

[4] Benoît XVI – Angélus du 2 novembre 2008

[5] Saint Augustin – Commentaire sur l’Évangile de Saint Jean, 27, 9

[6] Jean-Paul II – encyclique Ecclesia de Eucharistia (2003) n°18

[7] Catéchisme de l’Eglise Catholique n°161

[8] Benoît XVI – Angélus du 2 novembre 2008

[9] Jean-Paul Ier – Discours aux évêques de Philippines en visite Ad limina, 28 septembre 1978

[10] Jean-Paul 1er  – Audience générale du 27 septembre 1978

[11] Catéchisme de l’Eglise Catholique n°1129

[12] Mère Marie-Augusta Domini

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